Moins politique que la génération précaire défendant masquée les droits des stagiaires, la New York No Pants! Subway Ride réunit chaque année dans le métro une joyeuse foule en panties.
A l’heure du tout numérique, où les appareils commencent à ressembler de plus en plus à des ordinateurs, où les photographes amateurs et pro ont tendance à devenir des « presse-boutons », trend-setters, geeks, photographes du dimanche ou autres jours de RTT se retrouvent autour d’une même optique (c’est le cas de le dire) : la Cheap Photography !!
« Hein ?? », me diriez vous. Et moi de vous répondre que l’on ne dit pas « hein », on dit « comment », dans un premier temps, et dans un second temps j’éclaircis ma voix et vous explique brièvement… En fait la Cheap Photography est tout ce qui est à l’opposé de la pratique numérique la plus bourrine. En gros, moins le photographe est maître de son image, plus c’est cheap. L’appareil star du mouvement est le Holga, entièrement en plastique, fabriqué en série à Hong-Kong et vendu sur ebay et dans les shops tendances. D’autres appareils font évidemment partie du mouvement : les Polaroids en sont, les Lomos également, et tout ce qui a plus l’air d’un jouet que d’un Leica.
Et c’est là qu’arrive le climax de la rubrique, à savoir le moment où je vous donne le lien vers LE site référence en Cheap Photography : Holg4.org. Ce site est le rendez-vous de tout cheap photographer qui se respecte. C’est principalement un forum où s’échangent clichés et astuces, pour aller plus loin dans le Cheap.
Pendant qu’en France les modes sont à la tecktonik et au « parlé Booba », c’est une fois de plus aux États-Unis qu’il faut aller chercher les trucs classous.
En plein cœur de Philadelphie, il y a Fletcher Street. Des rues pas très propres, des gens sur les perrons, des maisons délabrées et une population afro-americaine importante. Jusque là rien de vraiment anormal, nous sommes dans un ghetto aux US. Seulement à Fletcher Street, pour avoir un minimum de street cred’ on ne roule pas en Hummer, ni même en low-rider. Ici le summum de la classe pour se déplacer, c’est le cheval. Tout boyz qui se respecte se le procure dans des ventes aux enchères de la région, installe la bête dans un hangar ammenagé et en prend soin comme la prunelle de ses yeux (un peu comme sa voiture finalement !). C’est cette tendance, qui dure depuis les années 50, remise au goût du jour par la ghetto youth de là bas, qu’a décidé de photographier Martha Camarillo dans son recueil Fletcher Street.
Les photos de ce mode de transport, que je trouve d’une classe mondiale, sont à voir sur le site de Martha Camarillo.