David Cross vous dit probablement quelque chose. Normal, le quidam l’aura aperçu dans Men in Black jouant le rôle d’un obscur tenancier dont la tête repousse étrangement, ou encore dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind. En vrai, il est beaucoup plus que ça.
On ne reviendra pas sur son CV d’enfance qui est le cheminement classique du comique qui se respecte : faire rire ses parents, faire rire ses potes, tourner un peu dans des clubs et se faire repérer. Sa carrière officielle commence dans les années 90 où il fait partie de l’équipe de scénaristes du Ben Stiller Show et où il aura l’occasion de côtoyer Judd Apatow mais surtout Bob Odenkirk, avec qui il créera l’émission qui l’a exposé a la face des États-Unis : Mr. Show.
Mr. Show – The Audition
Son humour et ses talents de comique ayant été remarqués, on lui offre un rôle dans la série Arrested Developement où il joue entre 2003 et 2006. L’humour de David Cross, se situe du coté d’un Georges Carlin. Plutôt à gauche, il se moque de tout, du moment qu’il trouve ça con et potentiellement drôle, n’hésitant pas, par moment, à ouvertement et agressivement tailler un fan qui aura cru bon de crier une blague pendant son spectacle. En 2005, il tourne un making of de sa tournée, qu’il appelle Let America Laugh, alternant moments de scène et à-cotés. David Cross utilise toutes les situations qui se présentent à lui pour l’amour de la vanne. Le climax étant ce moment où il se moque du patron d’un comedy club, dans son club, juste car ce dernier s’était montré peu sagace. Il se fera virer dès son spectacle fini, le gérant ayant moins d’humour que son métier pourrait laisser croire.
Heaven/Squagels
De fait, on peut dire que David se fait plaisir, il apparaît dans des clips, joue Allen Ginsberg dans I’m Not There, fait des doublages pour des dessins animés. Cette liberté d’action se sent sur ses routines et fait de lui un des mecs les plus marrants du moment.
Né à New York, George Carlin est un comique américain plutôt engagé à gauche. Assez aigri, il use tous les sujets de la société US pour démontrer par A+B à quel point ses contemporains peuvent être intellectuellement limités. Il fait ses premières apparitions à la télévision dans les années 1960.
Son coup d’éclat aura été un sketch appelé Seven Dirty Words pendant lequel il fait un état des lieux de sept mots qu’on ne peut dire à la télé ou radio. Ce sketch volontairement grossier et provocateur lui causera quelques troubles avec la justice et entraînera le vote d’une loi interdisant l’emploi de ces sept mots dans les médias sous peine de lourdes amendes.
Seven Dirty Words
A part ça il n’est ni plus ni moins que le dauphin de Pryor dans un classement des meilleurs humoristes de tous les temps, il a été le premier présentateur du SNL et s’est offert le luxe de jouer dans Scary Movie 3, et plus encore dans la suite… Lire la suite
Nous avons eu le plaisir de voir le Mighty Boosh Live à Glasgow le mois dernier. Le show est plus musical que le premier, plus spectaculaire, et drôlissime évidemment. Le public du Clyde Auditorium était plutôt ado, plutôt populo, assez fan et très festif, beaucoup de spectateurs étaient déguisés, certains avec des costumes très élaborés.
Il reste des places pour Manchester, Belfast, Sheffield, Nottingham, Glasgow, Aberdeen. Une bonne occasion de passer le week-end outre-Manche !
Il semblerait, à la vue du discours donné par notre président le 21 mai dernier, qu’il soit en train de roder son futur « one-man show ». Du stand-up d’une puissance comique digne d’un Jerry Seinfeld ou d’un Chris Rock. Tout les ingrédients sont là : une gestion du rythme parfaite, des silences impeccablement placés, une alternance de blagues en finesse et de petites tirades de comptoir pour réaffirmer la proximité avec son public. Pas de doute, c’est en ce 21 mai que Nicolas (son probable nom de scène) a testé en live son sketche sur le travail le dimanche.