Échangeant nos avis sur l’utilité du retour de Yelle et la qualité de son featuring avec Crookers, mon collaborateur geek et néanmoins ami Pierre Lapin me faisait remarquer que l’instru ressemblait fort au morceau de TUNGG : Bullet. Après écoute, force est de constater que les responsables de la prod du nouveau son de l’ancienne égérie tecktonik n’ont pas énormément bossé pour personnaliser la reprise.
Sans questionner l’apport qualitatif de quelqu’un comme Yelle sur un tel titre, ni la pertinence des paroles « Couleurs, Couleurs, Whatever« , je ne peux m’empêcher de me demander si cela sert vraiment à quelque chose de sortir un morceau copié-collé d’un autre pour en appauvrir les paroles. Nos amis transalpins joueraient-ils de leur nom et de celui de la Française pour continuer d’exister ? Nous ne nous abaisserons pas à ces basses attaques, et nous contenterons de remarquer que niveau prod ritale et voix française, on était très bien avec In Grid.
A l’aube de l’an 2010, pour les jeunes c’est plus le même deal, tout est bon pour poster sa vidéo sur Youtube ou Dailymotion et le plébéien ne rechigne pas à chercher sa pointe d’originalité l’aidant à sortir sa petite casquette Lacoste du flot continu de vidéos qui pullulent sur Internet. Mais le nouveau geek n’est pas complètement dupe, et il connait les bases du jeu de la communication. La règle numéro un étant la suivante : parler de meufs et si possible « bonnes ». Seulement voilà, rappelez vous la première contrainte qui est de sortir son épingle du jeu. Or niveau galbe et poitrine, tout à été vu depuis la création du net. Mais des niches existent toujours et l’appel au vote pour les plus belles femmes du monde de moins d’un mètre soixante-cinq (connues, je présume, car je n’y ai vu ni ma boulangère ni Stéphanie de Terminale C…) est là pour nous rappeler qu’il est toujours possible de trouver sa place dans la jungle numérique.
Mars 2008, finale de la Coupe de Ligue au Stade de France : PSG – Lens.
Fleurons de l’humour national, coutumiers de la gaudriole footballistique les supporters du PSG ne se voient pas manquer l’occasion de chambrer le visiteur du soir. Profitant du succès du film de Danny Boon, au plus fort de sa popularité, ils osent coupler raillerie régionale et cinématographique. La banderole est dépliée, étalant tout au long d’une tribune des années de non-dit sur la culture chti : « Chômeurs, Pédophiles, Consanguins : Bienvenue chez les Chtis ».
Toute la France du Football et de Navarre s’offusque, y va de son discours, pointe son plus beau doigt accusateur vers les supporters du PSG, le meilleur étant Frederic Thiriez, président de la ligue, avec son « Aujourd’hui, nous sommes tous Chtis ». Ça ne s’invente pas…
Mais il restait des diatribes qui n’avaient pu profiter de la couverture médiatique qu’elles méritaient. Heureusement, et malgré le retard, Taorama leur offre une seconde chance.
Trendy Prod, ce nom vous dit probablement quelque chose si vous êtes coutumier du buzz. Trendy Prod n’est ni plus ni moins que la boite de prod’ qui réalise en ce moment même le documentaire sur la vie de Mickael Vendetta ! Trendy Prod est à la production ce que Pascal Nègre est à la musique.
Chez Trendy, on repère des gens à l’intellect plutôt léger, on pose nos caméras, on motive nos meilleurs interviewers et on tire tout ce qu’on peut de leur personnalités. Outre le buzz créé sur le dos de la définition même de l’imbécile heureux (MV), ils s’occupent également de « gérer » Cindy Sanders, avec un Bienvenue chez les Sanders à venir prochainement.
Mais au delà de la vitrine people, TP produit des émissions plus « mainstream » et notamment un Dismissed légèrement modifié : Love In Web. Tout est dit sur le site : « Du suspens, du culot, du sexy… Qui repartira seul ? Qui va finir au pieu ? ». Le principe est aussi peu original que leur catch phrase : une fille chat avec des mecs sur le net, les motive à venir se faire filmer dans la négociation pré-baise et voilà, Trendy Prod est là pour archiver tout ça.
Un seul épisode à l’heure qu’il est, mais quel épisode ! Je vous conseille vivement de le regarder jusqu’à son terme, un pur moment de Web-TV…
Ah ils sont beaux ces rappeurs super-classe qui posent leur flow impeccable sur des beats déments, dans des clips ultra-chic pondus par des réals inventifs et qui plus est sûrement très sympas. Mais cette élite du mic squatte la rubrique clip-hop de Taorama depuis trop longtemps, et le ghetto commence à bouillir.
Afin d’éviter un drame social et les émeutes sanglantes qui vont avec, nous rétablissons l’équilibre en présentant ici quelques figures méconnues du hip-hop US, dont la puissante authenticité ne saurait être contestée.
Pas toujours évident de voir le bout du vendredi, moite prélude d’un week-end trop attendu. Ce midi, un sandwich au goût de sandwich. La satisfaction de ne pas avoir mis de gras sur son clavier vite gâchée par une tache de mayonnaise malicieusement située au niveau du coude, d’une humidité désarmante. Une ou deux vertèbres récalcitrantes, et le léger mal de tête qui va avec. Il n’en fallait pas plus, vous voilà aigri.
Pas de panique, Naboo du Mighty Boosh est là pour nous rappeler que la simple vue d’adorable kittens (et autres cuties) peut efficacement calmer nos vains agacements.
Petites blagues entre amis est le nom d’un trio de comiques parisiens qui officient sur le net, une fille et deux garçons. Je ne m’épuiserai pas inutilement à parler d’eux car à ce niveau là, ce sont encore eux qui le font le mieux : « Trois amis mais avant tout trois comédiens Laurent Tardieu, Remy d’Arcangelo et Caroline Marre, unis autour d’un même projet avec un seul but, vous faire RIRE !! Tout le monde connaît au moins une BLAGUE, chacun d’entre vous a sa petite blagounette fétiche au fond de sa poche, prêt à la sortir à tout instant… Et bien nous sommes là pour les mettre en scène ». Leur MySpace.
Mon choix parmi toutes les vidéos présentes sur leur page Daily s’est tout de suite porté vers la meilleure, celle qui lie à la fois humour et message critique envers notre société. J’en ai encore mal au ventre.
Aujourd’hui un clip réalisé par Dennis Liu pour le groupe The Bird and The Bee. Outre le fait qu’il s’agit d’un morceau vraiment à chier, ce clip a la particularité d’être réalisé uniquement avec des applications MacOs. Initiative marrante, et somme toute laborieuse, pour un résultat d’une esthétique douteuse, offrant à cette vidéo une place de choix dans notre rubrique dominicale.
Rodney Atkins a la country dans la peau. If You’re Going Through Hell, son deuxième album sorti en 2006, est un formidable succès, avec pas moins de quatre singles en tête du Hot Country Songs Billboard. Parmi ces hits, le bouleversant Watching you, qui explore avec subtilité la complexité des relations père-fils.