Ils ont fait Obama, documentaire de Pierre-Étienne Pommier réalisé à l’occasion de la mission organisée par la fondation Terra Nova visant à tirer les enseignements de la campagne du président des États-Unis pour la France. http://www.dailymotion.com/video/x839qa Fantassins d’Obama, documentaire de Michèle Hollander, où les quatre derniers jours de campagne de deux étudiants bénévoles dans le Minnesota, dont un parisien franco-américain. http://www.dailymotion.com/video/x83cxg
La réussite de la campagne démocrate est donc avant tout le succès d’une formidable organisation permettant aux militants volontaires, sur le terrain, de rencontrer et convaincre les votants. Un travail de fourmis pour l’avenir de la société, et une transition d’une folle habileté vers le docu bonus de ce post : Ants, Nature’s Secret Power, plongée sous-terraine aux côtés du myrmecologiste allemand Bert Hölldobler, qui reçut en 1990 le Förderpreis für deutsche Wissenschaftler im Gottfried Wilhelm Leibniz-Programm der Deutschen Forschungsgemeinschaft (plus haute distinction pour les chercheurs outre-Rhin) et le Pullitzer l’année suivante.
Après les Simpsons et Family Guy, South Park ne pouvait laisser passer l’évènement sans mettre la barre un peu plus haut.
C’est donc l’ignoble manipulation derrière cette élection qu’ont révélée mercredi soir Trey Parker et Matt Stone…
About last night…, dont la plupart des scènes pouvaient été tournées à l’avance, reprend des éléments de discours prononcés par les deux candidats au soir du résultat. Jolie prouesse de la part des équipes de production, qui n’ont eu que quelques heures pour finaliser l’épisode.
Le traditionnel épisode spécial Halloween des Simpsons diffusé dimanche soir, à 36 heures des élections, voyait dans sa scène d’introduction Homer aux prises avec une machine à voter pro-McCain. Un petit message humoristique mais néanmoins politique envoyé in extremis à l’Amérique par les auteurs du show, diffusé sur la conservatrice Fox. Ce petit clip a été uploadé – à l’insu des producteurs, vraiment ? – il y a quinze jours sur la toile, et a rapidement fait le tour du monde.
Hasard ou coïncidence (chaque épisode demandant presque un an de fabrication, les allusions à l’actualité sont ajoutées à la dernière minute), quelques jours après cette fuite, Family Guy – le dessin-animé de Seth MacFarlane programmé sur la même chaine juste après les Simpsons – allait un peu plus loin dans la provoc’ : dans Road to Germany, diffusé le 26 octobre, Stewie et Brian visitent la Pologne de 1939 à la suite d’un malencontreux voyage dans le temps. Fuyant l’armée allemande et pressés de rentrer, ils n’ont d’autre choix que de se rendre à Berlin pour trouver de l’uranium et refaire le plein de la machine construite par Stewie… Ce dernier découvre là sur l’uniforme d’un officier nazi un badge McCain/Palin.
Les deux extraits ci-dessous :)
Family Guy obviously outfoxedThe Simpsons… Une surenchère à prendre au second degré évidemment. Ce que certains ont parfois du mal à faire, y compris parmi les collaborateurs de la Fox qui supportent mal la tolérance des patrons à l’égard des shows irrévérencieux, et beaucoup trop démocrates, que diffuse la chaine.
Obama et McCain ont « approuvé » des dizaines de spots TV au cours de cette campagne. Le sénateur de l’Illinois explosant tous les records, dépassant les 188 millions de dollars dépensés en publicités par George Bush en 2004.
J’avais moqué le candidat républicain pour sa discutable vidéo « wrong for your family« , je salue aujourd’hui, à quelques heures du résultat, un perdant annoncé qui mettait en avant « un autre genre d’amour »…
Nixon aimait bien les hippies, lui, mais il faut rompre avec l’héritage de mai 1968… A non c’est de notre côté de l’Atlantique ça. Anyway, il est intéressant de voir comment ce spot utilise le discours d’Obama : « It was a time of uncertainty, hope, and change… ». La voix chaude du narrateur évoque l’été 1967, l’Amérique hippie, une époque incertaine – alors que le pays a, aujourd’hui plus que jamais, besoin d’être rassuré -, d’espoir et de changement – les deux mots-clé d’Obama -, « the summer of love » – où l’amour se pratiquait entre partouzeurs drogués. Une fois l’association d’idées bien suggérée, on passe à l’éloge par opposition du « maverick » qui, parmi ses qualités énoncées, « believes our world is dangerous ». Contrairement à l’autre beatnik bronzé, McCain est convaincu que l’Amérique est en danger (his gut must tell him), il n’espère pas, il combat.
« John McCain doesn’t always tell us what we hope to here. Beautiful words cannot make our lives better, but a man who has always put his coutry and its people before himself, before politics, can« . Yes he can !
« Don’t hope for a better life, vote for one ».