PikaPika : a light-graffiti movie
Jordan 06.05.08 09:42 court, graphisme, nipponPikaPika est un joli projet japonais de light-graffiti.
PikaPika, le film
Un Behind the scenes et du light-graffiti en Indonésie dans la suite…
PikaPika est un joli projet japonais de light-graffiti.
PikaPika, le film
Un Behind the scenes et du light-graffiti en Indonésie dans la suite…
A 29 ans, Hiromi Uehara est une des jazzwomen les plus en vues du moment. Née à Shizuoka, elle commence le piano à l’age de 6 ans. En 1999, à 20 ans, elle part au célèbre Berklee College of Music à Boston – qui à vu passer entre autres Al Di Meola, Brandford Marsalis, Roy Hargrove et même André Manoukian… – pour approfondir sa musique. En plus de fréquenter une école stylée, elle décide de ne pas traîner avec le premier joueur de triangle venu, mais plutôt de claquer le bœuf avec Chick Corea, Oscar Peterson, et son mentor Ahmad Jamal. Ce dernier produira son premier album, Another Mind, sorti en 2003. En 2004 elle sort Brain puit Spiral en 2006 et enfin Time Control en 2007. N’ayant que des bonnes inspirations, Hiromi touche à tout. D’aucun l’auront découverte avec l’incroyable Kung-Fu World Champion, qui faisait d’elle une virtuose du jazz-électro. Mais cela ne lui suffit pas et elle veut goûter à tout : un groove funky des plus fresh, dans Time Out, une version de Tom et Jerry qui se laisse aller vers un blues aux allures de boogie, un duo avec Chick Corea, pour une version de Spain totalement incroyable, et un morceau fleurant bon le Bill Evans et l’herbe verte – tout est dans le titre – An Old castle, by the River, in the Middle of a Forest.
Tous les autres morceaux sont évidemment a retrouver dans la suite…
Vous avez aimé The Machine Girl, vous adorerez OneChanbara: the movie, l’adaptation au cinéma du jeu vidéo du même nom, sorti l’année dernière au Japon sur Xbox360.
L’héroïne est une cow-girl en bikini, mais on retrouvera aussi une school-girl en jupette et une maîtresse sadique de cuir vêtue. Toutes trois manient le sabre, et c’est rassurant.
On appréciera le montage et le mixage approximatifs du trailer, la J-pop malicieusement choisie pour la bande-son, et le glitter violet qui parcourt la lame et lui donne toute la splendeur que les maîtres samouraïs n’avaient su lui forger.
Bande-annonce
Omocha-Bako Series, Dai-3-Wa: Ehon 1936 est un dessin-animé de propagande japonais créé en 1934, mettant en scène un futur conflit initié par un essaim de Mickey Mouse diaboliques chevauchant des chauves-souris, épaulés par des escadrons de serpents mitrailleurs et de quelques vicieux crocodiles, à l’assaut d’une minuscule île habitée de pacifiques poupées et chats (dont un étrange sosie de Félix). Terrorisés, les inoffensives créatures appellent à la rescousse, en cognant à la couverture du livre qui les abrite, Momotaro, Urashima Taro, Hanasaka Jiisan et autres héros de contes nippons…
A la suite de l’incident de Mandchourie, et de l’annonce par le Japon qu’il quittait la Société des Nations après que celle-ci ait considéré qu’il était l’agresseur, certaines personnalités politiques de la droite nippone commencèrent une campagne d’opinion selon laquelle les États-Unis planifiaient une attaque pour 1936, une fois que le pays du soleil levant serait sorti du traité naval de Washington. Une prédiction qui justifiait de développer préventivement l’arsenal militaire japonais, et une propagande qui passait notamment par la réalisation de cartoons.
La victoire est célébrée au son de Tokyo Ondo, une vieille folksong japonaise. La bande son inclut aussi la chanson de Momotaro et la Marche Gunkan, une musique de marine militaire aujourd’hui jouée dans les salles de pachinko.
Le baseball est un sport à mourir d’ennui. Ce jugement a l’air un tantinet expéditif, mais il n’en est rien, le baseball est triste à pratiquer et assommant à regarder, l’exaspération atteignant son sommet devant les fictions américaines prenant pour sujets des joueurs idiots, des équipes pathétiques ou des matchs interminables, et bien souvent par pure perversité les trois en même temps.
Au Japon, on a vite compris l’inutilité de la chose et abandonné les règles US au profit d’un concept original où participants violentés, pente glissante et baignade à la clé sont gages de plaisir immédiat.
N’étant pas sectaire, j’invite les étranges aficionados à découvrir The Bronx is Burning, diffusée sur ESPN l’année dernière, avec les excellents John Torturro et Oliver Platt. Cette minisérie de huit épisodes retrace la légendaire saison 1977 de Reggie Jackson et des Yankees, l’été où « The Son of Sam » promenait son calibre 44 dans New York, qui connut un phénoménal blackout entre le 13 et le 14 juillet. Cette nuit là 1616 magasins furent vandalisés, 1037 feux éteints et 3776 personnes interpelées (l’arrestation massive la plus importante de l’histoire de la ville). Pour l’anecdote, le chef-opérateur du premier Superman, alors en tournage, crut qu’il avait causé ce blackout général en branchant un puissant spot sur un lampadaire. Et il ne fut jamais prouvé que la natalité augmenta de 35% neuf mois plus tard, comme l’affirme la légende urbaine…
The Bronx is Burning – bande-annonce