Fin de la mode, et fin du monde. Le court-métrage d’Alberto González Vázquez est présenté au NotodoFilmFest, festival international (mais à forte tendance hispanique) en ligne, créé en 2001 pour permettre la découverte d’un maximum de cinéastes en herbe.
L’édition 2009 se clôt samedi prochain. Pas moins de 316 courts sont à découvrir ici. http://www.dailymotion.com/videoxc0ram
Pour parler de Jeff Ross, il faut avant tout définir pour l’Européen qui ne possède pas Comedy Central ce qu’est le Roast : chaque année sur la chaîne US dédiée au lole, une célébrité est invitée devant un parterre d’humoristes qui montent un à un à la tribune pour attaquer le people. Notre comique du jour est connu comme « Roast Master General », autrement dit c’est le P.I.M.P. du Roast. Invité pour les six dernières émissions, il s’est fait Bob Saget, Flavor Flav ou encore Pamela Anderson.
Mis à part ce statut de Roast Master dans la petite société du rire, Jeffrey Ross est considéré comme un Insult Comic, un mec qui monte sur scène dans ses stand-up et se moque ouvertement du public.
Barack Obama reçoit dans la nuit quelques invités surprise, anciens locataires de la Maison Blanche : Bush Sr., Bush Jr., Clinton, Ford, Reagan et Carter, venus rappeler au Président en poste l’importance de son projet de Consumer Financial Protection Agency.
Casting de choix : Will Ferrell, Jim Carrey, Dan Aykroyd, Chevy Chase, Dana Carvey, Darrell Hammond, Fred Armisen et Maya Rudolph, devant la caméra de Ron Howard.
Quelques images du tournage dans la suite… Lire la suite
Né en 1965 en Caroline du Sud, Chris Rock grandit à New York. Il doit être un des comiques US les plus connus en Europe, et ce pour deux raisons. La première est sa carrière cinématographique, souvent cantonné à des seconds rôles, il se fait repérer par Eddy Murphy dans un comedy club qui lui offrira de jouer dans le Flic de Beverly Hills 2. La seconde raison de sa renommée outre Atlantique, c’est son sketch sur les armes que Michael Moore reprendra dans Bowling for Columbine.
Gun Control
Sa carrière commence à prendre du poids dans les années 90, il participe à trois saisons du SNL (de 1990 à 1993) et en parallèle écrira plusieurs stand-up, sortis en vidéo ou en CD. Sans aucun doute Chris Rock est dans un humour un peu plus convenu que Dave Chapelle ou Katt Wiliams. Là où ces derniers sont plus agressifs dans leur black-jokes, Chris Rock est un peu moins exclusif dans son humour. Son sketch Niggas vs. Black People créera une vraie polémique, certains lui reprochant de faire un sketch pour les blancs.
Niggaz vs. Black People
Depuis, sa notoriété n’a fait qu’augmenter, il joue dans d’autres films (Dogma, L’Arme Fatale 4…) et en réalise deux : I Think I love my Wife et Head of State. Début 2005, l’académie des Oscars veut rajeunir la cérémonie et lui demande de présenter la remise des statuettes. 2005 toujours, il a sa propre série : Everybody Hates Chris qui raconte son enfance. Un peu faible, ce show reprend principalement ses meilleurs sketchs adaptés à la vie d’un jeune Chris, elle durera tout de même trois saisons. Comble de la reconnaissance et jour de chance pour les moins anglophones d’entre nous, certains de ses sketches sont disponibles avec des sous-titres sur le net.
David Cross vous dit probablement quelque chose. Normal, le quidam l’aura aperçu dans Men in Black jouant le rôle d’un obscur tenancier dont la tête repousse étrangement, ou encore dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind. En vrai, il est beaucoup plus que ça.
On ne reviendra pas sur son CV d’enfance qui est le cheminement classique du comique qui se respecte : faire rire ses parents, faire rire ses potes, tourner un peu dans des clubs et se faire repérer. Sa carrière officielle commence dans les années 90 où il fait partie de l’équipe de scénaristes du Ben Stiller Show et où il aura l’occasion de côtoyer Judd Apatow mais surtout Bob Odenkirk, avec qui il créera l’émission qui l’a exposé a la face des États-Unis : Mr. Show.
Mr. Show – The Audition
Son humour et ses talents de comique ayant été remarqués, on lui offre un rôle dans la série Arrested Developement où il joue entre 2003 et 2006. L’humour de David Cross, se situe du coté d’un Georges Carlin. Plutôt à gauche, il se moque de tout, du moment qu’il trouve ça con et potentiellement drôle, n’hésitant pas, par moment, à ouvertement et agressivement tailler un fan qui aura cru bon de crier une blague pendant son spectacle. En 2005, il tourne un making of de sa tournée, qu’il appelle Let America Laugh, alternant moments de scène et à-cotés. David Cross utilise toutes les situations qui se présentent à lui pour l’amour de la vanne. Le climax étant ce moment où il se moque du patron d’un comedy club, dans son club, juste car ce dernier s’était montré peu sagace. Il se fera virer dès son spectacle fini, le gérant ayant moins d’humour que son métier pourrait laisser croire.
Heaven/Squagels
De fait, on peut dire que David se fait plaisir, il apparaît dans des clips, joue Allen Ginsberg dans I’m Not There, fait des doublages pour des dessins animés. Cette liberté d’action se sent sur ses routines et fait de lui un des mecs les plus marrants du moment.
Continuons dans une lignée de comiques de petite taille. Je citerais Snoop Dogg qui dit de lui que c’est un pimp qui s’habille en Baby Gap, ce qui décrit assez bien l’allure du perso. Permanente, costume aux couleurs criardes, joaillerie, l’esthétique du P.I.M.P. mais pas la carrure, donc plutôt que de se faire voler ses bitches dans la street, il préfère manier le verbe et les black jokes sur scène. Plus jeune il refuse une bourse d’étude pour percer dans la comédie, il se fait vraiment repérer par ses interventions sur Wild ‘N Out, le show de Nick Cannon, une sorte de Yo Mamma en plus abouti.
Quand il essayait de faire son trou dans le milieu, il s’était rendu compte que les Comedy Bar ne contrôlaient pas les cartes d’identités dans la file réservée aux comiques. C’est comme ça qu’il a fait sa première impro devant une salle que la légende décrit comme pliée de rire. Depuis il a fait du chemin, des Stand-Up pour HBO, des apparitions dans des clips ou films et, comble de la grâce, dans GTA 4. Ces dernières années, moins glorieuses, il a connu quelques troubles avec la justice et à déclaré en février 2009 arrêter le stand-up.
Gilbert Gottfried, c’est le mec qui doit avoir les yeux les plus plissés du monde, tant et si bien qu’on à en permanence l’impression qu’il nous parle avec le soleil dans la face. C’est aussi un mec qui a la voix la plus détestable d’Hollywood, grâce à laquelle il double Iago dans la version originale du Aladin de Disney.
Humoristiquement parlant, il partage le podium des performers les plus crades avec Andy Dick. Là où nos Bigards se contentent de placer un putain ou une salope pour faire rire les foules, eux préfèrent aller beaucoup plus loin dans la saleté, sans hésiter à toucher au viol, à la pédophilie ou à l’inceste, qu’importe tant que c’est pour rire ! Son seul One Man show enregistré à ce jour s’appelle Dirty Jokes, titre honnête.
La carrière de Gottfried est assez classique : petites salles à New York, une saison au SNL (1980-81) et des apparitions dans divers films et émissions de télé. Un seul vrai One Man à son actif on l’a dit, mais de nombreux coups d’éclats télévisuels dans sa besace.
Le jour du Hugh Hefner Comedy Roast sur Comedy Central, quelques jours après le 11 septembre, il ouvre son speech par une joke sur un retard d’avion qui voulait faire une correspondance par l’Empire State Building. « Lol », me diriez vous, et bien non, la foule en demi-teinte lâche des « Too soon!« . Le problème c’est que Gilbert avait préparé toute une flopée de blagues sur la même thématique. A cours de ressources, il se repose sur un classique qu’il maîtrise à merveille et raconte le fameux « The Aristocrats », puis achève Rob Schneider.
Notons pour conclure qu’il fait une imitation quasi-parfaite de Jerry Seinfeld, qu’il peut être vraiment dirty quand il s’agît des sœurs Olsen, et qu’il double un canard dans une pub pour assurances…
William Shatner, aka Captain Kirk, est fou. Fall On Your Sword lui rend hommage avec ce clip très WTF, qui parlera certainement aux plus alpinistes d’entre vous.
En bonus dans la suite, une réinterprétation assez débile des Chevaliers de la Table Ronde (Monty Python and the Holy Grail) par Star Trek. Lire la suite
Les années 90 furent une décennie ravageuse. Bon nombre de mecs cool dans les années 80 se sont faits dépasser, pour chuter lamentablement dans les Street Cred’ Charts. Eddy Murphy en est un bon exemple. Avant d’être le Dr. Dolittle ou le Professeur Foldingue, ce mec était un des meilleurs comiques US.
Italian and Rocky
Sans grande surprise, enfant, il adorait faire rire ses petits camarades et n’en ratait pas une pour imiter ses profs. De petite salle en petite salle, il se vite fait repérer et rejoint à l’âge de 19 ans l’équipe du Saturday Night Live. En une saison il fait partie de l’équipe régulière, et participera au show jusqu’en février 1984. Pendant sa période au SNL, il entame une carrière cinématographique qui sentait déjà un peu la mauvaise idée. En parallèle, il met un terme à sa carrière d’humoriste avec Delirious (1983) et Raw (1987), ses deux One Man Show. Majoritairement composés de Black Jokes et d’imitations cool (dont un parfait James Brown !), ces spectacles rencontrent un franc succès.
James Brown
Puis les années 90 arrivent et il se consacre uniquement au cinéma, conforté par le succès des deux premiers Flic de Beverly Hills, sortis à la fin des années 80. Il ne cessera d’enchaîner les bides, devenant la risée de la communauté afro-américaine. Spike Lee lui reprochera publiquement d’être devenu trop complaisant avec l’Amérique blanche et de ne pas faire profiter ses recettes à la communauté noire. Point d’orgue de cette chute, il tiendra le rôle principal de The Adventures of Pluto Nash, sorti en 2002, qui est entré dans l’Histoire pour être le film ayant généré le plus de pertes. Finissons sur une note positive en rappelant qu’il double l’âne de Shrek.
hh fait du montage et a publié sur YouTube quelques tops idiots. Celui-ci s’intitule en VO les « Cheesiest Movie Quotes of All Time ». De l’aveu même de l’auteur, le terme « cheesy » est très subjectif, peut avoir différentes significations, et il y a de très bons fromages.
La liste des films dans la suite… Lire la suite