En anglais, un « morning bender », c’est ce moment post-cuite où l’on essaie tant bien que mal de s’expliquer ce nouveau tatouage ou cette fille au galbe peu avantageux dans son lit. The Morning Benders c’est aussi un groupe tout cool, tout indie, originaire de Berkeley, CA. Composé des deux frères Chu, Christopher (le leader) et John, de Julian Harmon et Tim Or, ils racontent les filles et la vie un peu cool d’indie kids. Ils sortent en 2008 Talking Through Tin Cans puis Big Echo en 2010. Parmi les bonnes idées qu’ils ont pu avoir il y a ces deux sessions d’enregistrement filmées où ils s’entourent de pleins de musiciens à barbe et de choristes à chapeau pour rejouer certains de leurs titres. Pour avoir eu la chance des les voir pendant SXSW, leurs concerts se résument à une expérience toute en douceur, surtout quand on est en plein air par une agréable soirée Texane. Le Nouveau Casino c’est pas Cheer Up Charlie mais c’est là que vous aurez l’occasion de les voir le 8 juillet prochain.
Haters gonna hate, but my mom will love.
Je citerais à ceux qui trouvent ça musicalement assez peu ghetto ce commentaire de minastronasse posté sous la vidéo de la chanson Va où le vent te mène, enregistrée le même soir de 1982 dans Le Grand Échiquier de Jacques Chancel : « Un moment chernière dans l’histoire de la musique. On ressent bien le premier frémissement de ce qui devait devenir le rap hardcore. »
Un live à Las Vegas, ça n’a jamais vraiment fait rêver que l’amateur de Tom Jones, voire de Céline Dion pour les plus violents de nos lecteurs. Et pourtant c’est bien un live de jazz dans la ville du jeu dont on parle aujourd’hui. Dave Brubeck, le pianiste à lunettes adulé de l’étudiant blanc de la West Coast, qui avait eu le bon goût de s’entourer de Paul Desmond, joue donc une série de thèmes autour du jeu (Chicago, Ace in the Hole…). Le jazz-geek appréciera l’humour cool jazz de l’époque. Toujours à la frontière de l’ennui, Dave Brubeck avait parfois la bonne idée de se lâcher un peu, et c’est ce qui arrive pour notre plaisir dans cet enregistrement de 1965. Paul Desmond, comme à son habitude, est tout en classe et en détachement, pour servir le son sucré qui sort de son alto.
Ok, leur nouvel album a un petit air de déjà vu, mais un déjà vu qu’on aime bien, et La Maison Tellier vaut vraiment le coup sur scène, et puis les voici dans le canapé, et puis en cercle autour d’un feu invisible pour l’Harvest de Neil Young… http://www.dailymotion.com/videoxcvc52
TOKiMONSTA, Jennifer Lee de son vrai nom, est une beatmakeuse californienne qui a sorti quelques maxis et remixes, et qui balance un abstract-hop décontracté.
La voici au sampler à l’occasion d’une soirée Boombox, rendez-vous mensuel de qualité à Los Angeles.