L’éminent patron d’Europe1 Jean-Pierre Elkabbach a exigé lundi dernier de sa rédaction qu’elle ouvre le journal de 19 heures par l’annonce du décès tragique de Pascal Sevran, information rapidement démentie. Parce qu’il est l’intégrité incarnée, le journaliste à l’exemplaire carrière déclare dès le lendemain matin assumer « personnellement un erreur collective ». Un mea culpa joliment tourné qui agace furieusement la société des rédacteurs de la station de radio. La SDR publie immédiatement un communiqué : « Il apparaît que la responsabilité de Jean-Pierre Elkabbach est directement engagée dans cette annonce erronée. Il apparaît que lui seul a été le donneur d’ordre. Il a transmis l’information et ordonné qu’on la diffuse ».
Un incident ironique au regard de la volonté exprimée par Elkabbach une dizaine de jours plus tôt de créer un comité d’éthique à Europe 1, pour faire « la part du vrai et du faux, de l’annonce et du ragot, du savoir et de l’opinion ». Et ainsi se différencier de ces sites Internet qui « pour faire un coup lancent des rumeurs, des fausses informations, des ragots, des nouvelles non vérifiées. La tentation est grande de taper fort afin de se faire entendre, quitte à ne pas vérifier. Rien de plus facile que de jouer sur le conditionnel, de se faire l’écho de bruits de couloir pour attirer l’attention, de créer de l’émotion, de susciter la curiosité. Une fois l’information lancée, elle est reprise, crée un événement… ».
La crédibilité de la rédaction est atteinte, alors que l’allégeance du patron à Nicolas Sarkozy l’avait déjà sérieusement écornée.
Et l’on découvre dans le film Starko ! de Karl Zéro cette petite phrase du journaliste glissée à Rachida Dati après l’avoir interviewée : « faut arrêter de dire « Nicolas Sarkozy » comme si c’était Dieu, de temps en temps il faut aussi lui envoyer un pruneau pour que ce soit crédible »…
Annoncée hier soir sur Europe1 puis sur France2 par Laurent Ruquier, la mort de Pascal Sevran n’était en fait qu’une rumeur. Les démentis gênés ont laissé place à une interrogation : comment une information erronée peut-elle être ainsi publiée ? Il y aurait beaucoup à dire sur l’évolution du métier de journaliste, mais ici l’explication est tristement banale : le parolier, écrivain et animateur de télévision était tout simplement coincé dans l’ascenseur depuis 41 heures. Un malheureux incident qui a fait croire à sa disparition, et dont voici les images exclusives.
Au moins pendant ce temps là il n’a rien dit sur Sarkozy et la bite des Noirs.
Mercredi 5 mars, Rachida Dati, ministre de la Justice et candidate à la mairie du VIIème arrondissement (elle a raté de peu l’élection au premier tour avec 49,5% des chics suffrages), tenait une réunion publique dans une école. Une équipe de La Télé Libre voulait filmer, mais les militants UMP, armés de leurs impeccables brushings, se sont interposés…
Il y a environ une semaine, l’hebdomadaire Marianne publiait un « Appel à la vigilance républicaine ». Ce texte s’attaque clairement à la politique de Nicolas Sarkozy sans jamais le citer, appelant à une vigilance devant la dérive du pouvoir vers un régime dirigé par un seul homme, seul garant des décisions. Il a été co-signé par des personnalités politiques de droite comme de gauche, Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Francois Bayrou, etc.
Le jour de la publication de cet appel républicain, Jean-Michel Aphatie, journaliste politique, profitait de sa chronique au Grand Journal de Canal+ pour attaquer le texte. Jean-Francois Khan, rédacteur en chef du Marianne, frère d’Axel et d’Olivier Khan (scientifiques émérites), demande un droit de réponse. Il l’obtient en étant hier l’invité de l’émission. La discussion s’emballe très vite entre les deux hommes.
Personnellement, je regrette que cet échange se déroule au Grand Journal, qui ne leur laisse que peu de temps pour développer leurs arguments. Il est évident que les performances cumulées de Michel Denisot et d’Arianne Massenet n’arrangent rien. Je trouve dommage également ce parti pris, peu définissable politiquement de la part d’Aphatie, journaliste relativement neutre en général, qui va même admettre en fin de débat que la politique de Nicolas Sarkozy peut représenter un danger.
EDIT : La vidéo a été retirée sur Dailymotion à la demande des ayant-droits. Vous remarquerez la grande classe de Morandini, qui diffuse sur Youtube des extraits d’émissions télévisées dont il n’a pas les droits, et met son logo devant pour se faire de la pub…
Une fête dans la baraque de ses parents pendant qu’ils ne sont pas là, ça se fait ! Passer par Facebook pour promouvoir la soirée, ça se fait aussi. Inviter plein de gens et leur dire d’inviter des amis, pourquoi pas, c’est toujours euphorisant une « house party », au risque de ne plus vraiment maîtriser sa guest-list. C’est ce qui est arrivé à Corey, un jeune Australien de 16 ans. Profitant de l’absence de papa maman, il organise une énorme Party et prévient ses invités par texto et Facebook. Et voilà le premier dommage collatéral à grande échelle du réseau social, puisque viendront chez Corey près de 500 personnes toutes plus chaudes les unes que les autres pour s’éclater. Tout le reste est dans la vidéo.
Vous apprécierez le ton moralisateur de la journaliste et l’attitude de Corey, qui sait rester calme et se place directement comme « The Coolest Dude on Facebook ».
La couverture de l’évènement ne s’arrête pas là, le développement dans la suite… Lire la suite