Une information doit être vérifiée, sous peine de mauvaise conscience journalistique et/ou de grosse honte en direct aux heures de grande écoute. Ce n’est pas Pascal Sevran qui me contredira.
Une sombre affaire, mais surtout une terrible vérité, qu’”ils” ont cachée à “nous”, pauvres péquins (sans aucune allusion à une quelconque actualité géo-économico-socio-sportive) qui n’avons d’autre choix que d’avaler ce que nous servent au quotidien des mass-médias serviles à la solde d’un pouvoir despotique dont l’unique et perverse obsession est de contrôler toujours davantage des masses bêlantes avachies devant leurs écrans LCD, plats comme l’encéphalogramme des consommateurs gras et goulus que nous sommes également, cibles de publicitaires diaboliquement cons mais frénétiquement féconds qui financent sans goût ni talent ni vergogne la dite putassière et omnipotente télévision… Pierre Desproges, sors de ce corps !
Afin de venir en aide à mes amis journalistes bien embêtés par cette histoire, j’ai cherché une explication. Après tout, on nous a dit qu’il était mort, puis qu’il était vivant… Mais a-t-on la moindre preuve de l’une ou de l’autre assertion ?! En découle cette terrible question : Pascal Sevran peut-il être mort et vivant à la fois ?
Je me suis dès lors appuyé sur mes (modestes) connaissances en physique quantique (trop rarement mobilisées en société), desquelles j’ai sorti, tel un charmant magicien de son profond chapeau noir, l’expérience de Schrödinger.
Originellement tentée avec un chat, on peut la répliquer avec un animateur de télévision : prenez un Pascal Sevran et mettez-le dans une boîte, de nuit si vous voulez, chez lui c’est bien aussi, bref un endroit où il n’y a personne et où les médias n’auront pas connaissance de ses faits et gestes. Prenez une maladie. Un cancer fera l’affaire, c’est assez courant. Une maladie vénérienne ajoutera un peu de piquant. Saupoudrez dans la boîte de manière à ce que le Pascal Sevran soit très malade, mais que ça ne se voit pas trop quand même. Refermez et attendez un peu. Il est impératif que le Pascal reste seul avec son cancer, la moindre perturbation biaiserait l’expérience. Arrêtez son émission de télé, ne répondez plus à votre téléphone portable quand il vous appelle pour vous expliquer comment réussir le Li bala de vedèu panadi à base d’Africain véritable… Et oui, on a les amis que l’on mérite !
La boîte est donc fermée, le Pascal est dedans, le cancer aussi. A ce stade, on peut considérer que le Pascal est mort OU vivant. Mais pour le savoir, il faudrait ouvrir la boîte et regarder, ce qui perturberait l’expérience. Si le journaliste qui reçoit la dépêche, un Laurent Ruquier par exemple, appelle le Pascal enfermé dans la boite pour vérifier, tout est faussé également.
Selon les principes de la physique quantique, il est entendu que le Pascal peut avoir deux états superposés, mort ET vivant, car au même moment, ces deux états sont également possibles. Pascal Sevran est donc aussi mort que vivant, l’information et son démenti valident l’expérience, la morale journalistique est sauve.
Mais ce qu’Erwin Schrödinger a voulu montrer, c’est bien le paradoxe qu’implique une telle conclusion. Comment Pascal, être de chair et de sang, peut-il être mort et vivant ?
Différentes options proposent de résoudre ce paradoxe, nous tenterons de les appliquer au marché à la science de l’information.
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