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    • Deux flics à Tel-Aviv

      Jordan 21.01.06 12:35 Israël

      La capitale d’Israël reconnue par la communauté internationale n’est pas Jérusalem mais Tel-Aviv. Située sur les rives de la Méditerranée, la métropole vit à la mode occidentale. Le centre d’affaires aux grandes tours modernes côtoie un vaste campus universitaire. Plus près de la mer, des ensembles d’immeubles relativement laids accueillent de nombreux retraités, étrangers notamment. Avec son climat chaud et humide, Tel-Aviv est la Miami juive. Le judaïsme qu’elle pratique est néanmoins assez smooth : quand on a le choix entre aller prier ou aller surfer, la foi est souvent balayée par les vagues ! Nous sommes en plein Shabbat et les rues sont pleines de promeneurs, en famille ou entre amis. La ville blanche de Tel-Aviv est classée au patrimoine mondial de l’Unesco pour ses différents styles d’architecture contemporaine, dont le Bauhaus. C’est intéressant mais malheureusement certains bâtiments ne sont pas toujours très bien conservés, ou ont parfois mal vieilli ! Nous mangeons au café Hillel : « astonishing esquisses of the parisian life ». Les troquets parisiens ne servent pas de si bons sandwichs ! Les olives sont succulentes, à faire rougir un Provençal. Ce n’est pas bien grave, nous restons très compétitifs sur le saucisson.
      Ici la sécurité ne semble pas être la préoccupation de chaque instant, comme à Jérusalem. De toute la journée nous ne croiserons que deux policiers, malgré l’attentat manqué de jeudi dernier. Un jeune étudiant de Naplouse a explosé dans les toilettes d’un restaurant. Trente blessés et un mort, le kamikaze. L’attentat a été revendiqué par le Jihad islamique, mouvement financé par l’Iran. La population israélienne est habituée, et sa réaction semble dépendre du nombre de victimes. Chacun son échelle de la terreur, la leur est plus macabre que le ridicule croissant coloré de Fox News.
      Une croisette locale longe la plage, il y a foule. En poursuivant la promenade en bord de mer, nous arrivons sur le port de Jaffa. La ville, qui fait maintenant partie de la municipalité de Tel-Aviv, est habitée depuis l’Âge de bronze. Maintes fois assiégée, elle fut prise par la pharaon Thoutmôsis III vers 1470 av. JC, par David et Salomon entre l’an 1000 et 900 av. JC, par Richard Cœur de Lion en 1192 ou encore par Napoléon en 1799.
      Depuis septembre 2000 et la deuxième Intifada, le tourisme se porte mal. Il semble reprendre doucement, un café a rouvert face aux pontons. Des pêcheurs tiennent la canne, au son de la prière qu’entonne l’imam. Par une petite porte nous pénétrons dans la vieille ville, déserte. Quelques ruelles parcourent ce décor de théâtre où l’on trouve plusieurs galeries d’art. Le musée Ilana Goor est une maison restaurée par l’artiste pour y exposer ses oeuvres mais aussi des toiles, sculptures et objets de sa collection personnelle. Époustouflant ! Les bonnes âmes fortunées sont chaleureusement invitées à m’offrir une de ses sculptures, voire même la maison toute entière… Je n’ai pas le temps de rêver plus longtemps, le soleil se couche, et nous reprenons la route.

      • 23Commenterhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F23-deux-flics-a-tel-avivDeux+flics+%C3%A0+Tel-Aviv2006-01-21+11%3A35%3A12Jordanhttp%3A%2F%2Ftaorama.net%2F23-deux-flics-a-tel-aviv

      Mélodie du colon

      Jordan 18.01.06 12:28 Israël

      Aujourd’hui j’ai vu Hébron. C’est l’une des plus anciennes villes du Moyen-Orient. Proche d’elle se trouve le Tombeau des Patriarches, où selon les Juifs sont enterrés Abraham, Sarah, Isaac, Rebekah, Jacob, et Leah. Ce tombeau est sacré, pour les Juifs comme pour les Musulmans. 150 000 Arabes et 500 colons vivent à Hébron. Ces derniers barricadent les zones occupées.
      Pour se rendre à son salon de coiffure en centre-ville, Hanah Abu Haikal mettait 2mn en voiture. Depuis que des colons habitent sa rue, elle n’a plus le droit de s’y garer. Pour rentrer chez elle, il faut faire un détour de 5km. Elle doit ensuite marcher 300m. Aujourd’hui il pleut, le terrain est boueux. Sur le chemin les oliviers sont noirs, empoisonnés par les colons. Le calvaire continue à l’intérieur de la maison : il est interdit d’ouvrir les volets qui donnent sur la rue et la petite base militaire construite en face. Les impacts de balle dans le mur invitent à ne pas rester trop longtemps près des fenêtres. La terrasse est grillagée, à cause des jets de pierre.

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      Hanah se remémore la beauté de son quartier, aujourd’hui déserté. Pour certaines maisons, dans des zones plus habitées, il faut utiliser une échelle pour accéder aux fenêtres côté cour et rentrer chez soi.
      Depuis 1997, huit familles ont investi des échoppes du marché d’Avraham Avinu et s’y sont installées. Parmi elles, Tzipi Shlissel et ses dix enfants. Elle a 40 ans. Son père, le rabbin Schlomo Ra’anan, s’est fait assassiner par un terroriste du Hamas en 1998. Elle a voulu revenir habiter ici. On connaît la chanson, mais on écoute sa mélodie, en espérant qu’elle ne soit pas héréditaire.

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      David Wilder, porte-paroles de la communauté juive d’Hébron, a l’argumentation moins divine. Il nous conte dans sa barbe l’histoire du quartier.

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      Il ne peut pas comprendre que les Juifs abandonnent ces terres à leurs « ennemis ». Mais Kadima, le parti fondé par Ariel Sharon, a selon lui viré extrêmement à gauche. Sans compter que le Procureur général Meni Mazouz, d’extrême gauche lui aussi (!), n’aime pas les colons et agit au nom de son idéologie, ce que David trouve regrettable. De chaque côté, les arguments fusent, historiques, archéologiques, juridiques. Ici retrouvés une presse à olives et un hammam antique, là découvertes les fondations de la maison d’un rabbin. Ici l’on invoque deux injonctions de la Cour suprême israélienne interdisant aux colons de construire, là un comité de trois juges ayant déterminé la propriété juive du quartier.
      Le gouvernement israélien a ordonné l’expulsion des colons. Des extrémistes, dont certains contraints de quitter la bande de Gaza cet été, sont venus soutenir leurs frères. Très jeunes, très violents, ils ont affronté la valse des forces de police et de défense israéliennes. Un soldat a été blessé. Elle fait mal au bidas la mélodie du colon (désolé).
      Lundi, l’armée déclarait le quartier juif « zone militaire fermée ». Pour Hanah, ce n’est que de la communication. Si les Israéliens voulaient le retrait, les colonies seraient évacuées en une journée. Ils savent se servir de leurs bulldozers. Et s’ils ont tant le goût de la démocratie, ils lui donneraient le droit de se garer devant chez elle.
      Jeudi, Tzipi Shlissel était expulsée, son bébé dans les bras.
      Cette ville déchirée, les conditions de vie de ces familles arabes, l’embrigadement de ces colons, au sens propre comme au figuré, sont un spectacle surréaliste. De part et d’autre l’on a le sentiment d’être dans une « pièce de théâtre ». Le tragique ne nous avait pas échappé. Alors pour une note qui détonne de la triste mélodie, et dans un ton qui dénote un brin d’ironie, une touche d’étymologie : « Hébron » jadis voulait dire « ami ».

      • 21Commenterhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F21-melodie-du-colonM%C3%A9lodie+du+colon2006-01-18+11%3A28%3A12Jordanhttp%3A%2F%2Ftaorama.net%2F21-melodie-du-colon

      Orange polémique

      Jordan 17.01.06 12:20 Israël

      Sheikh Mohammed Abu Tir porte une épaisse barbe orange vif. Elle file vers l’avant dans une dynamique bienvenue en période électorale. Numéro 2 du Hamas, il est candidat pour le mouvement Réforme et Changement. Le déroulement des élections législatives palestiniennes reste incertain, particulièrement pour les candidats du parti islamiste à qui le gouvernement israélien a interdit de faire campagne dans Jérusalem-Est. Il exige même leur retrait des listes. Dimanche pourtant, Abu Tir faisait un point de presse aux portes de la vieille ville. Trahi pour sa pilosité flashy, il est repéré au milieu de l’attroupement, la police l’embarque. Longuement interrogé, il passe la nuit dans une cellule avant qu’on le relâche hier, les charges étant insuffisantes pour le retenir plus longtemps. Abu Tir connaît bien la prison.

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      Pendant qu’il était incarcéré, son frère lui a construit une maison. Le séjour dans lequel nous entrons a pour tout mobilier une table basse et quatre canapés. Abu Tir nous sert lui-même des pâtisseries délicieuses, mais je n’ose pas tellement me resservir. Sa troisième femme apporte le thé, d’autant plus apprécié que le salon n’est pas chauffé. Sa première femme et leurs enfants vivent à l’étage inférieur. Abu Tir parle posément mais fermement. Il est confiant pour la mobilisation le jour du vote comme pour la capacité du Hamas à intégrer le jeu démocratique.

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      Les analystes politiques considèrent pour la plupart que la participation du Hamas à un gouvernement démocratique aura pour effet à plus ou moins long terme de résorber la lutte armée. Un processus que l’on a pu observer en Irlande du Nord avec l’IRA. Pour Abu Tir, la résistance est toujours une priorité.

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      [update 23/01] Le Hamas a mauvaise presse, particulièrement à l’étranger. L’organisation a donc déboursé 180 000$ afin que Nashat Aqtash, professeur spécialiste des médias à l’université Birzeit de Ramallah, redore leur image. Ses premières suggestions semblent judicieuses : arrêter de parler de la destruction d’Israël, parler de la souffrance des Palestiniens, ne pas se réjouir des attentas meurtriers. Un conseil s’adresse spécialement à Mohammed Abu Tir, et je trouve que c’est un peu facile : arrêter de teindre sa barbe en orange, car les gens rient.
      [update 25/01] Abu Tir s’est expliqué sur un plateau de télévision : non seulement le prophète Mohammed teignait ainsi sa barbe au henné, mais c’est en plus un remède contre les maux de tête et les pellicules. Gaussez-vous les ricaneurs.
      [update 26/01] Les rumeurs annoncent que Mohammed Abu Tir sera le prochain ministre de l’intérieur !

      • 20Commenterhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F20-orange-polemiqueOrange+pol%C3%A9mique2006-01-17+11%3A20%3A25Jordanhttp%3A%2F%2Ftaorama.net%2F20-orange-polemique

      The West Bankrupt (de sel)

      Jordan 16.01.06 20:18 Israël

      Le shabbat est un jour de prière et les journalistes étrangers n’échappent pas à la règle. Puisse Dieu leur apporter, le dimanche, tandis que les Israéliens reprennent le travail, un temps clément. Puisse-t-il aussi, le cas échéant, faire un effort pour que le chef du gouvernement local ne rende pas l’âme. Ce week-end notre piété fut récompensée ! Nous avons profité d’un grand ciel bleu pour faire une longue promenade. Ariel Sharon, pendant ce temps, ne bougeait pas même une papille, malgré le parfum du chawarma déposé sur sa table de chevet.
      En prenant la direction de la mer morte, on aperçoit non loin de la route des campements de bédouins. Plus vraiment nomades, ils vivent auprès de leurs troupeaux sous des tentes sommairement consolidées. Le bétail se satisfait semble-t-il du fin manteau vert qui recouvre ici les collines. Un peu plus loin, un vieux Palestinien fait monter les touristes sur le dos de son chameau. La bête, manifestement lasse, rêve peut-être des déserts que nous apercevons déjà. En quelques kilomètres, le décor change complètement. Les vallons se font plus escarpés, les monts plus aiguisés, le sol plus rocailleux. Le beige vire à l’ocre, puis au pourpre. Au loin, des dunes presque blanches et derrière, les montagnes de Jordanie. Nous descendons sous le niveau de la mer, où la défunte repose. A -400m, le point habité le plus bas du globe. Le paysage est fabuleux, les photos en témoignent mieux que je ne pourrais le faire. La mer morte est exploitée pour ses phosphates, ses boues curatives et son tourisme balnéaire. Le site d’En Gedi offre ainsi à ses visiteurs un espace de baignade dans cette eau extrêmement salée. On n’y nage pas, on s’y laisse flotter. Nous ne pensions pas qu’elle serrait chaude et ne nous arrêtons que pour manger. Difficile de déchiffrer les étiquettes en hébreu. J’opte pour un sandwich au pastrami de dinde qui, une fois avalé, apparaît être une des causes probables de l’antisémitisme italien. Ici l’on ne ressent pas de tension, les jeunes arborent sur la plage un look baba-cool, qui me semble peu compatible avec le fondamentalisme.
      Nous remontons dans la vallée du Jourdain. L’accès au site du baptême du Christ par Jean-Baptiste, trop proche de la frontière jordanienne, est fermé côté israélien. Tant pis pour les pèlerins attirés par l’eau qui, il y a 2000 ans, rafraîchit le saint petit cul de Jésus. Le premier passage frontalier demande d’avoir déjà un visa jordanien. Il faut aller plus au nord pour passer librement, l’objectif étant de limiter au maximum les mouvements des Arabes. Nous passons devant les vignes de Yarden, dont certains Israéliens politiquement corrects refusent de boire le vin, le raisin poussant sur des terres qui ne leur appartiennent pas. Le vin produit en Cisjordanie est, cela dit, loin d’être le meilleur de la région. Les terres sont fertiles et l’on imagine qu’il sera difficile d’évacuer les propriétaires de ces grandes exploitations agricoles.
      Nous nous dirigeons vers Naplouse et le paysage prend les atours de la Toscane (dixit Manon). A gauche dans la vallée, les terres cultivées, à droite les villages arabes où vivent, à flan de montagne, les ouvriers agricoles. Nous restons bloqués 45mn à un checkpoint. Comment les Palestiniens peuvent-ils développer leur économie dans ces conditions ? On nous laisse finalement passer. De plus en plus défoncée, la route dessert des villages de plus en plus pauvres. Nous montons en altitude, passons devant une grande roue et une carcasse d’avion de ligne puis, au détour d’un virage (et d’un checkpoint), voici Naplouse. Juchée sur la montagne, cette ville de 300 000 habitants semble avoir été posée là par un Dieu pressé. Chaotique, elle me donne l’impression d’une ville ex-soviétique, perdue en Afrique. Égarés nous le sommes aussi, et le soir tombe. Il vaut mieux être parti avant les opérations nocturnes de l’armée israélienne. Nous trouvons enfin le chemin du checkpoint et évitons la longue file de voitures palestiniennes en passant dans la boue (les véhicules immatriculés en Israël sont prioritaires). Nous rentrons à Jérusalem, éblouis par la beauté de ce pays, abasourdis par la force de ses contrastes.

      • 18Commenterhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F18-the-west-bankrupt-de-selThe+West+Bankrupt+%28de+sel%292006-01-16+19%3A18%3A39Jordanhttp%3A%2F%2Ftaorama.net%2F18-the-west-bankrupt-de-sel

      Ecce hummus

      Jordan 14.01.06 20:12 Israël

      Ce matin le soleil faisait enfin son apparition dans le ciel de Jérusalem ! Nous en avons profité pour aller nous balader dans le quartier musulman de la vieille ville. Beaucoup de boutiques : des objets antiques, des tapis, des lampes de génie, des t-shirts aussi, sur lesquels la tête de Yasser Arafat est ici à la place des slogans des Forces de Défense Israéliennes (il ne faut pas dire « armée »). Nous saluons un vieux marchand palestinien que Manon connaît. Il nous montre quelques pièces puis fait la démonstration d’un instrument traditionnel à une corde, qu’un archet fait vibrer sur une peau tendue.

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      Ses doigts sont engourdis, par le froid nous dit-il. S’emparant d’une petite flûte en bois il nous montre qu’il n’a rien perdu de son souffle.

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      En se rapprochant de la porte de Damas qui donne sur Jérusalem-Est, les échoppes pour touristes laissent place au marché, très animé. Chaque ruelle de la vielle ville est un joyau historique et pourtant celles-ci sont restées, dans ce quartier, populaires et très vivantes. Un vendeur de brochettes, installé à un croisement stratégique, a mis un ventilateur devant son grill en direction des passants. On a vu le piège mais peu importe, le nez s’y est déjà laissé prendre. Les étales de pâtisseries odorantes ne demandent pas tant d’efforts. Les douceurs sucrées brillent d’un éclat sûrement jalousé par les voisins vendeurs de bijoux et breloques dorées ! On ne se laissera pas tenter, selon Manon c’est à Ramallah que l’on trouve les meilleures. Il est bientôt 13h et la faim, pourtant, impose de s’arrêter. Nous revenons sur nos pas pour goûter un des meilleurs hummus de la ville, chez Abu Shukri. Servi dans un bol avec de l’huile d’olive et des pois-chiches, mangé sur un morceau de pita avec quelques crudités, des cornichons et un peu d’harissa, c’est délicieux. Repus, nous en achetons un pot et repartons en direction du quartier juif. Nous tournons une première fois, puis une deuxième et le brouhaha du marché s’est dissipé, la foule s’est effacée. C’est jour de shabbat et seuls quelques touristes se promènent. La place du Mur des Lamentations est presque déserte. A droite les sas d’entrée alignés, qui ressemblent un peu aux guichets d’EuroDisney ; derrière nous une zone en chantier à moitié abandonnée ; au milieu une énorme passerelle de bois assez laide qui mène à l’Esplanade des mosquées. Le ciel se couvre. Nous prenons le chemin du retour à travers le quartier arménien, presque vide lui aussi. Jeudi déjà des panneaux d’information indiquaient les heures de début et de fin du shabbat. Une sirène retentit le vendredi soir, les pratiquants ont alors 20mn pour rentrer chez eux. La ville est ensuite bien silencieuse, jusqu’à la tombée de la nuit le lendemain. Yahvé ne plaisante pas avec la tradition et, plus on va vers l’Orient plus il a l’œil persan (désolé) : le bougre s’est aperçu que mes pattes n’avaient pas la longueur réglementaire des péhot et, pour nous punir d’être sortis, il a fait retomber la pluie. Mais, miracle, elle ne nous a pas mouillés. Et oui le samedi, on trouve quand-même des taxis, car le chauffeur… venait de Jordanie ! Tu as fait l’homme à ton image vieux barbu, et comme toi, il a tout prévu :).

      • 17Commenterhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F17-ecce-humousEcce+hummus2006-01-14+19%3A12%3A55Jordanhttp%3A%2F%2Ftaorama.net%2F17-ecce-humous
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        • J'aime plusieurs chatroulettes, y'en a vraiment pas mal des sympa c'est vrai. Moi je vais sur http://www.bestofchatroulette. net perso Pierre sur Chatroulette : typologie à caractère préventif
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