Taorama a des allures de cool-ghetto depuis quelques posts. On y peut rien l’actualité et le beau temps nous y obligent. Le bonbon du jour c’est le trailer du documentaire sur la dernière tournée de A Tribe Called Quest. Filmé par Michael Rapaport, acteur américain qui a joué dans Prison Break ou The War at Home, avec des interventions de mecs comme Questlove, Large Profesor ou les Beastie, autant dire une sélection pas vraiment bancale. Le film fera une tournée dans les salles américaines cet été, en espérant qu’une sortie européenne soit prévue.
Dure est la vie publique du jazzman français. Né à Nice en 1937, surdoué du jazz, saxophoniste reconnu, Barney Wilen ne sera pour autant pas entré au panthéon du jazz national, si ce n’est dans le cœur d’une poignée d’amateurs.
Il commence le sax très jeune, motivé par Blaise Cendrars, ami de sa mère, qui aimait l’écouter. Paris, à 20 ans, il traîne son saxophone dans toutes les caves, impressionne tout le monde, enregistre ses premiers albums en leader, précoce. Adoubé par le roi Miles, il joue à ses côtés sur la fantastique B.O. d’Ascenseur pour échafaud. S’en suit une traversée du jazz, toujours juste dans son époque. Il fait du free, des albums conceptuels, part en Afrique chercher les racines de sa musique, toujours avec ce son d’une sensibilité méditerranéenne.
Ce documentaire, réalisé par Stéphane Sinde en 2006, mêle images d’archives et entrevues avec des amis, étale la nonchalance avec laquelle Barney survole la vie, ne faisant vraiment corps qu’avec son instrument. Joie de l’Internet moderne, l’intégralité du documentaire est disponible sur YouTube en six parties.
DaVinci a grandi dans le Fillmore District au cœur de San Fransisco. Son premier album, The day the turf stood still, est sorti le mois dernier chez Sweetbreads Creative Collective.
Il revient, pour ce mini-docu, dans son quartier, afin de constater ce qui a changé.
