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    • True Blood : palme du meilleur générique

      Jordan 26.11.08 20:36 critique, série

      True Blood est la nouvelle série d’Alan Ball (scénariste d’American Beauty et créateur de Six Feet Under), adaptée des Southern Vampire Mysteries (neuvième opus à paraître en 2009) de l’auteur américaine à succès Charlaine Harris.
      Le pitch : Sookie Stackhouse (Anna Paquin, oscarisée à onze ans pour son rôle dans la Leçon de Piano) est une jeune serveuse qui lit dans les pensées. Épatant mais pas tant que ça, puisque dans la ville imaginaire de Bon Temps, en Louisiane, les humains côtoient vampires, loups-garous (voire tigre-garous) et autres shapeshifters.
      Question promo, HBO avait mis le paquet, misant notamment sur le web : mailing mystérieux aux blogueurs confluents, ouverture à la Lost de nombreux sites (la Ligue des Vampires Américains, la Compagnie du Soleil – les anti –, le Meetic pour vampires, et le site de la boisson True Blood évidemment), vidéo virale d’un vampire effectuant un test comparatif du True Blood et du sang humain… Toutes ces réjouissances étant centralisées sur un blog qui continue de chroniquer la vie à Bon Temps, proposant des images inédites (interviews de personnages par le reporter maison, en lien avec les évènements survenant dans la série). Ajoutez la distribution d’un comic prequel au Comic-Con de San Diego, et de DVD du pilote au festival international du film de Toronto, et les conditions d’un joli démarrage étaient réunies.
      Simplement pour le plaisir de démentir la conclusion du paragraphe précédent, le series premiere n’attira pas les foules, mais les audiences ont augmenté de semaine en semaine, hissant True Blood sur le podium des séries d’HBO les plus regardées, derrière les Sopranos et Sex and the City. Pas suffisant cependant pour en faire le blockbuster – sur le câble – de la saison, et sans réussir à emballer la critique, partagée.
      La série, fidèle aux bouquins, est à la fois une histoire de créatures nocturnes, avec les codes du genre, dont elle s’affranchit en partie mais qui s’imposent immanquablement, et une chronique du South, paradis des moustiques et des sales types, auxquelles s’ajoute une intrigue policière censée pimenter le tout. De la même façon, la série Invasion, qui n’aura duré qu’une saison (une deuxième est déjà signée pour True Blood), avait choisi de faire atterrir d’affreux extra-terrestres dans les marécages de la région. Dans les deux cas, la réussite d’une des composantes se fait toujours aux dépens des deux autres. Tantôt se laisse-t-on séduire par l’ambiance moite et les histoires de vaudous, tantôt apprécie-t-on de revoir Zeljko Ivanek (Damages) en flippant chef des vampires, tantôt sommes-nous de complaisants témoins de la descente aux enfers de Jason, frère imbécile de l’héroïne… Mais la qualité est très inégale, et dans l’ensemble, on s’ennuie pas mal.
      Reste un petit plaisir hebdomadaire : le générique, chanté par Jace Everett, qui magnifie le South et ses plaisirs, et qui à lui seul m’aura fait tenir les douze épisodes de la saison.

      http://www.dailymotion.com/video/x71iqd

      Il est réalisé par Digital Kitchen, qui ne sont pas des novices, puisqu’ils ont également saigné signé les génériques de Six Feet Under, Nip/Tuck, House M.D. et Dexter. Celui de True Blood, complètement South donc, n’est pas sans rappeler les premières images du documentaire d’Andrew Douglas Searching for the Wrong-Eyed Jesus, road trip avec le songwriter de country alternative Jim White.
      Pour le plaisir, la version longue du générique de True Blood…

      http://www.dailymotion.com/video/x7j4uy
      • 5136 commentaireshttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F513-true-blood-palme-du-meilleur-generiqueTrue+Blood+%3A+palme+du+meilleur+g%C3%A9n%C3%A9rique2008-11-26+18%3A36%3A18Jordanhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D513

      Hunger : l’autre Steve McQueen

      Guilhem 26.11.08 04:05 cinéma, critique, trailer

      Hunger pourrait être un biopic. Hunger pourrait être un biopic puisqu’il raconte l’histoire de Bobby Sands, prisonnier membre de l’IRA qui entama une grève de la faim en 1981 pour obtenir le statut de prisonnier politique. Hunger pourrait être qualifié sans rougir de biopic, si dans les cinq dernières années précédant sa sortie, le terme n’avait pas été employé pour parler de films niais et sans fond, à la gloire d’un artiste ou d’un gangster à la mode. Hunger est le premier film de Steve McQueen. Après avoir étudié a Londres les arts plastiques, il intègre puis quitte la prestigieuse Tish de New York car, dit-il, « ils ne vous laissaient pas lancer la caméra en l’air ». Plus souvent vu dans les galeries d’art contemporain à travers le monde, le réalisateur anglais réussit sans aucun doute son passage au cinéma. Hunger est un modèle de maîtrise en tous points. Je serais tenté de dire que c’est surprenant pour un premier long-métrage, mais à ce niveau, la réflexion n’a pas tellement de sens. Le film se place comme premier jet dans la cinématographie d’un artiste, mais se prend comme œuvre à part entière dans la grande Histoire du Cinéma.
      McQueen maîtrise tous les stades de la mise en scène, une gestion parfaite du rythme, un réel sens du son et du montage, une justesse dans la direction d’acteur… Hunger est complet et ne souffre d’aucun manque. Hunger questionne sur la justesse et la réelle utilité de la lutte, et sur la nécessite de sacrifice et de la mutilation corporelle qu’elle implique.
      Je ne dirais donc jamais qu’Hunger est un biopic, car Hunger est bien plus que cela. Hunger, c’est du cinéma.

      • 5121 commentairehttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F512-hunger-lautre-steve-mcqueenHunger+%3A+l%27autre+Steve+McQueen2008-11-26+02%3A05%3A54Guilhemhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D512

      L’album de la semaine #01 : Tigran Hamasyan – World Passion

      Guilhem 20.11.08 09:00 critique, jazz, live, musique

      Bref retour en arrière, c’est l’été 2007. Pas de Coupe du Monde, aucun évènement ne fédère la planète, seul Paris Jazz Festival vient accompagner notre satisfaction de revoir le soleil et la chaleur. Cette année, le festival programmait, entre autres, Rabih Abou-Khalil, célèbre joueur d’Oud. On arrive en avance, plus pour pouvoir se poser que pour assister la première partie. Le speaker annonce Tigran Hamasyan, jeune pianiste arménien qui à remporté le prix Thelonious Monk remis par le président du Jury Herbie Hancock. Précision qui nous fait tendre l’oreille un peu plus sérieusement vers ce jazzman inconnu. Tigran arrive sur scène, penaud et timide. Après deux premiers morceaux impeccables, il se retourne vers la scène et nous annonce, assez simplement, qu’il n’a plus rien de préparé et qu’il va essayer d’improviser. Une demi-heure d’impro plus tard, nous étions simplement conquis. Un pianiste de dix-huit ans venait de nous faire entendre quelque chose de nouveau, de différent, un mélange d’influences tout à fait maîtrisé. Nous étions sûrs d’avoir face à nous un futur grand, Rabih Abou-Khalil nous à paru bien terne après lui.
      World Passion est le premier album de Tigran, qu’il enregistre à 17 ans en compagnie notamment de Francois Moutin (contrebasse) et d’Ari Hoening (batterie). Peu de musiciens peuvent se targuer d’avoir leur jazz si jeune, lui le peut. Fruit d’influences orientales et d’autres plus classiques, c’est vraiment un bon premier album. Depuis, Tigran fait son chemin, il tourne beaucoup, s’est installé à Los Angeles et a sorti cette année un deuxième album pour nous montrer qu’il travaille encore sur son jazz afin d’écrire son nom dans l’histoire aux côtés de Keith Jarrett, Chick Corea, Herbie Hancock ou Thelonious Monk.

      Les deux albums à retrouver sur le Shop et ci-dessous un extrait live de New Era : Leaving Paris…

      • 499Commenterhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F499-lalbum-du-jeudi-01-tigran-hamasyan-world-passionL%27album+de+la+semaine+%2301+%3A+Tigran+Hamasyan+-+World+Passion2008-11-20+08%3A00%3A08Guilhemhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D499

      Publicis pompe le logo d’Amaguiz sur celui d’Amazon

      Jordan 02.10.08 20:55 critique, pub, TV

      Outre la forte ressemblance de nom entre la nouvelle marque de Groupama dédiée à la distribution directe d’assurance sur Internet et le célèbre magasin en ligne, qui a le mérite de donner sans effort une image web sérieuse et familière au service, le logo d’Amaguiz est éhontément pompé sur celui d’Amazon.

      logo Amaguiz logo Amazon

      Chapeau à Publicis Dialog pour le matraquage lancement qui n’a d’autre effet que de susciter chez le téléspectateur la tristesse de voir Jean Rochefort cabotiner pour payer un cabriolet à son petit-fils, et à Carré Noir pour ce discret vol de logo !

      EDIT : En commentaire, Fabou nous explique le pourquoi du comment…

      Il y a un logo connu. Il est porteur d’un sentiment, d’une idée.
      Il est simple, rond et sympa, très typographique (à part la flèche, que des lettres), efficace, le “com” fin et discret (attention, il est quand même à droite, on le voit en dernier, il reste en mémoire) montre que c’est de l’Internet, du jeune, du dynamique, le gamer et le surfer sont contents.
      La flèche est très dynamique, belle couleur, chaude et énergique à la fois.
      Elle va vers la droite, signe de dynamisme, se relève, encore plus dynamique, on sent l’effort, comme le décollage d’une guêpe trop chargée… Et comme la flèche en elle-même est déjà le symbole du dynamisme, on a multiplication de l’effet, même pas besoin de la faire pointue et agressive, on la fait ronde et sympa. surtout que la flèche est en dessous (la base: les gens, toi, moi, les gens simples, tout le monde).
      Il en ressort un effet d’unification, de jonction (entre les gens, le lien, symbole d’Internet).
      Ça c’est du bon boulot !
      Bon et “amazon” en gras, le trait du “a” un peu courbé vers la lettre suivante fait que la police “sans serif” n’est pas trop rigide, d’autant plus que le “z” voit son trait du bas relevé doucement en bosse par la pointe (douce) de la flèche.
      Ah oui, là c’est clair, on trouve vraiment tout sur AmaZon, de A à Z.
      On reconnait là le bon boulot d’un excellent graphiste. C’est rond, c’est plein d’allusions, il y a plusieurs niveaux sémantiques, que demande le peuple (et encore, j’ai dû en oublier).
      Bon, et en plus, maintenant Amazon est aussi connu sinon plus qu’Ebay. Leurs utilisateurs sont surtout plus académiciens, ont du fric, utilisent Internet activement, etc. C’est exactement le public que Groupama veut atteindre.
      Donc, quoi de plus évident que de faire un logo, qui rappelle “subliminalement” Amazon (les Allemands ont un beau mot pour ça, plus juste que “évident”: “naheliegend”) ? Et quoi de plus simple : on pompe et on adapte.
      Alors on prend le vert (c’est à la mode le vert en ce moment, surtout pour les gens que Groupama souhaite atteindre).
      On fait une double flèche – ça fait “rebond”, dynamique et sympa, et appuie le rôle d’une assurance : catastrophe, puis rebond (grâce à l’assurance).
      On place la flèche en haut (aspect assurance protectrice renforcé), qui met le(s) point(s) sur le(s) “i” (sérieux et professionnel, parlé clair).
      On joue avec la couleur (progression, encore du dynamisme, mais progressiste en plus, ben oui, on est sur Internet) qui aide aussi à comprendre ce jeu de mot nullissime (à ma guise, haha ! je suis le maître, comme devant mon écran avec ma souris : c’est *moi* qui choise !).
      Bon, le seul truc moche, la tache qui gêne, la larme au coin de l’œil du graphiste, c’est la petite phrase en bas.
      Et d’une : le client est un con. Car je n’ose imaginer un pro de la pub oser prendre une décision pareille.
      Et de deux : il n’a pas confiance ni en son staff pub ni en son graphiste, ni même en son produit. Est-ce que dans le sigle Amazon il y a écrit “c’était comment les librairies avant ?” dessus ?
      Un bon sigle parle de lui-même, et en un rien de temps, les gens savent quel produit il représente. Sinon c’est un mauvais sigle.
      Et là on se retrouve devant le problème premier : ce sigle est si “amazonien” que Groupama a dû avoir peur que le public ne le perçoive comme étant un service supplémentaire d’Amazon. Arf arf arf.
      D’ailleurs, un sigle plagié est toujours un mauvais sigle.

      • 46517 commentaireshttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F465-publicis-pompe-le-logo-damaguiz-sur-celui-damazonPublicis+pompe+le+logo+d%27Amaguiz+sur+celui+d%27Amazon2008-10-02+18%3A55%3A01Jordanhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D465

      Gui-M live at Marciac : je n’applaudis pas entre les solos

      Guilhem 06.08.08 17:57 critique, jazz, Marciac, musique

      A force d’attendre Marciac arrive le moment de prendre son courage et ses billets à deux mains pour filer vers le festival.
      Arrivée vendredi, ciel maussade et un peu lourd. Le temps de poser ses valises, de prendre un verre de rosé et on file vers le concert d’ouverture. Hamilton de Holanda Quintet. Un concert sans éclat, probablement dû à des balances hasardeuses, une salle trop grande ou un quintet manquant de groove, voire les trois. Soirée placée sous le signe du Brésil, Caetano Veloso en seconde partie. Je me tâte mais on insiste pour que je reste, si c’est vraiment naze je m’échapperai après le deuxième morceau. Caetano arrive, seul avec sa guitare, je ravale mes doutes. Un concert tout en douceur, la voix suave du brésilien posée sur de légers accords bossa, rien d’agressif si ce n’est les applaudissements entre les morceaux contrastant avec la légèreté de la musique. Une incroyable version de Paloma plus tard, on repart dans la nuit gersoise, à la cool, l’esprit détendu.
      Deuxième journée, levé midi, enchainé tout de suite avec le déjeuner et un verre de blanc, un peu rude mais il faut bien ça ! Petite après-midi au lac en attendant Herbie. Le soir, on arrive au chapiteau après un premier confit de canard un peu décevant. Paolo Fresu en première partie. A la pause on échange des impressions enjouées sur le concert. Le trompettiste italien a définitivement une sonorité proche de Miles, enchainant envolées et morceaux planants. Première anicroche avec le pauvre public de Marciac : outre le fait qu’ils ne peuvent s’empêcher d’applaudir mécaniquement entre les solos sans distinction de qualité, pourrissant les morceaux, ce cher public, à la recherche perpétuelle de la performance au profit de l’émotion transmise par les interprètes, n’a pu s’empêcher d’applaudir trois fois lors d’une note tenue un peu longtemps par Fresu. Mais je reviendrai plus tard sur les joies que nous procurent les spectateurs du festival.

      Après la pause arrive Herbie. Premier morceau ultra-funky me met immédiatement dans une mood positive. Ensuite les choses se gâtent un peu avec l’arrivée de deux choristes. Le second morceau étant réservé à l’une d’entre elles, un peu mollassonne et sans grand intérêt, le troisième pour un duo me rappelant Tina Turner et les moments les plus obscurs des années 90. Je prie pour que nos nouvelles amies ne s’éternisent pas trop, de peur qu’Herbie retombe dans ses travers mainstream. Les choristes restent un peu, le temps quand même d’apprécier les solos du guitariste Lionel Lueke. Tout le monde s’en va sauf Dave Holland, qui nous offre le solo de contrebasse le plus mélodique que j’ai jamais entendu.
      Revenons sur notre auditoire. La raison me laisserait penser que pour un solo de contrebasse il n’est nul besoin d’applaudir entre les solos, puisqu’il n’y en à qu’un. Erreur, je ne sais pas vraiment comment ni pourquoi mais ils ont trouvé le moyen de claper des mains, gâchant clairement l’interprétation du contrebassiste. Et c’est là le début d’un vrai divorce entre eux et moi. Herbie revient et décide de nous faire un solo de piano d’une bonne vingtaine de minutes. Solo manquant certes un peu de consistance pour une salle de 6000 places, mais était-ce une raison pour applaudir au bout de dix minutes afin de signifier au maître qu’il traine un peu en longueur ? Cela me conforte dans mon idée que le public de Marciac est composé de faux connaisseurs voulant montrer qu’il a tout entendu, un public manquant de respect envers les jazzmen, n’hésitant pas à discuter pendant les morceaux, à applaudir a tout rompre à la moindre performance, semblant attendre que le trompettiste jongle en jouant. Quant un chien vient à son tour interrompre le solo d’Herbie, rien ne va plus, je suis a deux doigts de quitter la salle. Mais heureusement l’artiste est là et son groove aura raison de ma colère. Cinq morceaux et trois rappels plus tard, je suis debout sur ma chaise, tout le monde danse, la vie est belle. « Les chaises c’est fait pour s’asseoir », me lance un placeur aigri. Je lui dit que j’avais cru l’espace de quelques minutes à un festival empreint d’esprit jazz, mais que de toute façon mes illusions s’étaient dissipées pendant le concert. Son regard absent montre qu’il n’a probablement pas tout saisi. Nous rentrons nous coucher et sifflotons Watermelon Man dans nos lits.
      Le lendemain nous dormons une bonne partie de la journée, fatigués par dans d’émotions. Le concert du soir : Robin McKelle suivie de Bobby Mc Ferrin. Préférant à une chanteuse un peu fade ressemblant à tant d’autres une belle entrecôte et un gratin, nous sautons la première partie pour nous concentrer sur Bobby. Le vocaliste accompagné des deux musiciens fous du Polygraphe Lounge nous sert une partition a mi-chemin entre le skat et le beatbox. Du grand Mc Ferrin en somme, pour conclure cette première session de concerts.
      On retiendra du gros son et un public insupportable. On fera avec pour les deux prochains concerts en fin de semaine.
      http://www.dailymotion.com/video/x16m85

      • 422Commenterhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F422-gui-m-live-at-marciac-je-napplaudis-pas-entre-les-solosGui-M+live+at+Marciac+%3A+je+n%27applaudis+pas+entre+les+solos2008-08-06+15%3A57%3A10Guilhemhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D422
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