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    • The Lovely Bones : notre interview écourtée de Peter Jackson

      Jordan 10.02.10 18:04 cinéma, critique, interview, trailer

      En décembre dernier, Yannick et moi étions invités à interviewer Peter Jackson pour la sortie de The Lovely Bones, en salles aujourd’hui. Trop heureux de rencontrer le réalisateur néozélandais, bien que je ressente aujourd’hui une certaine flemme à me retaper la trilogie du Seigneur des Anneaux, nous nous rendîmes en projection presse la fleur au fusil.
      Après un long moment à prendre des notes illisibles dans le noir et à chercher dans ce thriller les signes d’un chef d’œuvre, alors que les lumières se rallumaient, je fus refroidi par les commentaires des journalistes blasés : « C’est encore plus mauvais qu’Au delà des rêves« , « Quelle merde », et autres réactions enchantées.
      Plus bas, notre critique et des détails croustillants sur l’interview, malicieusement illustrée d’images du film…
      http://www.dailymotion.com/videoxbud7o
      Avant de nous ranger à l’avis de ces cinéphages aguerris, et soucieux de porter un jugement solide sur l’affaire, nous décidâmes de regarder Créatures célestes, que Peter Jackson sortit en 1994, et qui traite également d’adolescence, d’imaginaire, de mort un peu rude… Le film est excellent, et réussit avec un indéniable panache là où ces Lovely Bones faillissent. L’univers fantasmé de Kate Winslet était représenté de façon simple et magique, avec des effets spéciaux aussi cheap que bluffants ; l’entre-deux mondes est ici très kitsch, avec l’alibi « âme d’une teen des seventies » qui justifie le look de l’ensemble, mais sans charme, et regorgeant d’effets visuels très chers mais à moitié ratés. Les rapports des deux héroïnes avec leurs familles et entre elles étaient dépeints avec sobriété, laissant au spectateur le loisir d’imaginer leur complexité ; les sentiments sont ici assez niaiseux, et pas très bien joués. Ils sentent le best-seller (le film est tiré du roman La nostalgie d’un ange d’Alice Sebold), le drama grand public.
      The Lovely Bones n’est cependant pas complètement raté. Les scènes relevant du pur thriller sont plutôt chouettes, et l’on y retrouve plus qu’ailleurs la patte de Jackson. Stanley Tucci y est absolument impeccable, dans le rôle du tueur salement dérangé. D’autres passages sont assez sympathiques, comme l’arrivée de la grand-mère jouée par Susan Sarandon, sur un registre comique qui casse agréablement le rythme de film mais que le scénario oublie bien trop vite. Il en va de même pour plusieurs pistes lancées au fil de l’histoire, et ne menant nulle part.
      Concluons par la fin (chronologiquement ça se tient), que je ne dévoilerai pas (aucun twist transcendant en perspective non plus hein), qui m’a laissé assez perplexe : considérer que toutes les victimes d’un serial killer se retrouvent au paradis pour gambader main dans la main est une idée idiote en soit, et qui ne correspond pas à la vision de l’au-delà qui nous était présentée jusqu’alors. La défunte doit-elle s’assurer, avant de partir, qu’elle peut quitter les êtres aimés l’âme tranquille ? Ou bien doit-elle accepter son état de victime ? C’est sur cette vaine intterogation que nous laissera mollement Peter Jackson.

      Mais peu importe, il en fallait plus pour écorcher notre excitation de groupies. C’est donc avec le sourire que nous passâmes, quelques jours plus tard, la porte du Georges V. Faisant preuve d’un sens de l’identité nationale aigu, le réceptionniste demanda au plus antillais de nous deux ce qu’il foutait là. Nous montâmes, nous étions là pour ça. L’organisation du press junket était assez similaire à celle que j’avais observée pour Nicolas Cage, mais les journalistes semblaient cette fois plus agacés par le système, se racontant leurs pires expériences : « Moi j’ai eu 1mn30 avec Bruce Willis », « Moi je n’attendrai pas toute seule comme une conne dans le couloir pour vous faire gagner 4 secondes », « Moi j’ai dû montrer une photo d’Audrey Pulvar à ce raciste misogyne de Spike Lee avant un duplex pour lui prouver qu’elle était bien noire »…
      Tout cela nous faisait doucement rire, jusqu’à ce que l’on nous annonce que nous n’aurions que 3mn, et pas 7 comme les autres, pour interviewer la jeune actrice Saoirse Ronan. Bon, c’est trop court évidemment, mais elle est super pro et puis c’est Jackson qu’on attend. Une heure plus tard, notre tour arrive, pas d’annonce d’interview raccourcie, « hello Peter ».
      Très cool, enthousiaste, bavard. On a peaufiné nos questions, ça va être béton. Et là, au bout de deux minutes, l’abominable compteur affiche le décompte des 59 secondes restantes. Nous repartons sur notre faim, déçus de n’avoir pu prendre le thé avec le réalisateur, et constatant que le web reste un truc mal considéré par les industries de l’entertainment. Allez savoir pourquoi.
      Ce fut bref mais agréable, un peu au contraire du film, je vous invite donc à découvrir Créatures célestes si ce n’est déjà fait.

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      Prédictions : mon interview sous Prozac de Nicolas Cage

      Jordan 01.04.09 21:04 cinéma, critique, interview

      Rien ne justifiait que je parlasse de Prédictions sur ce blog. Je vais au cinéma deux fois par an, et je lis les avis sur imdb avant de télécharger. Oui mais là me fut confiée la mission d’interviewer Nicolas Cage, alors je suis allé voir le film, histoire de ne pas lui poser que des questions sur Les Ailes de l’Enfer. N’ayant que moyennement apprécié (cf sous la vidéo), j’ai décidé de tout miser sur l’effet « je rencontre Nick Cage et c’est la classe ». J’avais dans l’idée de plaisanter avec lui, de le taquiner sur ses coupes de cheveux, de lui demander pourquoi Next, pourquoi Bangkok Dangerous, pourquoi Ghost Rider, mais j’ai été rapidement refroidi. D’abord, chaque journaliste n’a droit qu’à 8 minutes face à la star. Et pas moyen de moyenner, un gros compteur hors-champ vous indique le nombre de secondes restantes. Ensuite, l’attachée de presse m’a demandé quelles questions je comptais poser, me précisant qu’il était plus ou moins interdit d’évoquer autre chose que le film et ses qualités. Enfin, quelques minutes avant de rencontrer l’acteur, ses assistantes ravagées par la chirurgie esthétique font savoir qu’il est totalement épuisé et donc vraiment pas d’humeur à déconner. Effectivement, le bougre enchaînait depuis le matin, répondant toutes les 8 minutes aux mêmes questions banales par les mêmes réponses attendues… Et dans le fond, si les conditions avaient été meilleures, j’aurais probablement été trop intimidé pour faire quoi que ce soit de valable.
      Je m’installe, il entre (il se fait remaquiller entre chaque interview), me salue gentiment. Il est grand, beau gosse mais pas super baraque. Il a une toute petite tête, c’est un peu gênant. Il s’assoit difficilement, soupire, inspire, soupire. Je pose mes premières questions sans conviction, il y répond mollement. Une fois lancé, comme il est pro, ses traits se relâchent un peu et il y met du sien. Pas au point que cet entretien présente le moindre intérêt, mais j’ai apprécié l’effort. Nous nous sommes quittés en bons termes, et j’ai mangé deux éclairs au chocolat pendant qu’un journaliste d’M6 expliquait à l’attaché de presse à quel point il avait aimé le film alors que ses trois collègues non, les cons. Le Ritz a un bon pâtissier.
      http://www.dailymotion.com/videox8snp8
      A propos du film : le dossier de presse met le paquet sur le scénario, « peaufiné depuis des années ». En fait le matériau de départ n’était peut-être pas si horrible, un mix entre drame intimiste flippant et catastrophe musclée, why not, mais ce qu’il en reste est assez idiot. Alex Proyas (The Crow, Dark City, I, Robot) s’en sort très honorablement. Ses envoyés du ciel aryens font bien peur. On se demande ceci dit pourquoi un envoyé du ciel choisirait de prendre la forme d’un officier nazi pour venir sur Terre prêcher la bonne parole, c’est clairement un mauvais plan com. Le crash de l’avion et l’accident de métro sont très réussis, tout à l’ordi mais crus à souhait. En revanche les caractères sont atrocement lisses, on ne s’attache pas une seconde à ces personnages pourtant très chous. Nicolas Cage en papa veuf un peu alcoolo mais très aimant ne parvient pas à nous tirer la moindre larme. Particulièrement dans la scène finale, tout à fait ridicule. Il n’y est pour rien. Alex Proyas non plus.

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      Benjamin Button n’est ni bon ni mauvais, il est…

      Guilhem 06.02.09 16:30 cinéma, critique, trailer

      bejamin-button-03_680339cBenjamin Button est atteint de la progéria, sauf qu’il a de la chance, il est né à Holywood, et à Holywood, cette maladie orpheline se transforme en une maladie plus jolie qui fait qu’on vieillit à l’envers.
      Réalisé par David Fincher, interprété par Brad Pitt, L’Étrange Histoire de Benjamin Button est le prochain film à Oscars. L’histoire est donc la suivante : Benjamin Button, abandonné à la naissance, est atteint d’une maladie qui le fait vivre à rebours. Un jour, il rencontre la femme de sa vie et, sur fond d’Histoire du XXème siècle, les deux essaieront, malgré le triste sort de Benjamin, de s’aimer.
      Le scénario est adapté par Eric Roth d’une nouvelle de Scott Fitzgerald. Eric Roth n’est ni plus ni moins que le scénariste de Forest Gump. Fresque historique, personnage handicapé et écorché par les gens normaux, destin aidant toujours à retrouver l’être aimé, nombreuses sont les analogies entre le film de Fincher et celui de Zemeckis.
      http://www.dailymotion.com/videox73lqx
      C’est maintenant que les choses se compliquent pour moi, maintenant que j’ai donné les informations techniques essentielles, et que je n’ai plus qu’à donner mon avis sur le film. Celui-ci a ceci de particulier qu’il est, du point de vu de l’affect, d’une neutralité parfaite. Les acteurs sont bons, les images de Claudio Miranda sont comme Fincher les aime, la réalisation est soignée, le scénario ne souffre d’aucune faiblesse. Il est dur de trouver des défauts à ce film. Même le propos ne tombe pas dans le piège d’une mièvrerie dégoulinante ou d’un moralisme excessif. Il en fait preuve, c’est un film hollywoodien, mais ça reste très léger.
      Seulement voilà, il manque à L’Étrange Histoire de Benjamin Button ce je ne sais quoi nécessaire à l’élévation du stade de bon film à celui des films dont on se souvient. Le sublime n’est pas atteint, les étincelles sont absentes. Certes, je n’attendais pas du dernier Fincher un nouvel Apocalypse Now ou In The Mood For Love. N’est pas donné à tout le monde de toucher la grâce pendant une heure et demie (voire plus).
      Malheureusement, le cinéaste se protège contre toute critique avec un film propre et sérieux. Mais à trop vouloir se préserver, le réalisateur de Seven ne nous donne rien non plus, et fait finalement de Benjamin Button un pur film de studio, neutre et sans aspérité, qui n’aura qu’a tendre les bras pour recueillir les Oscars avant de s’effacer au profit de son grand frère autiste.
      Benjamin Button n’est ni bon ni mauvais, il est. Reste à savoir si c’est une qualité ou un défaut, mais là c’est un autre débat.

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      True Blood : palme du meilleur générique

      Jordan 26.11.08 20:36 critique, série

      True Blood est la nouvelle série d’Alan Ball (scénariste d’American Beauty et créateur de Six Feet Under), adaptée des Southern Vampire Mysteries (neuvième opus à paraître en 2009) de l’auteur américaine à succès Charlaine Harris.
      Le pitch : Sookie Stackhouse (Anna Paquin, oscarisée à onze ans pour son rôle dans la Leçon de Piano) est une jeune serveuse qui lit dans les pensées. Épatant mais pas tant que ça, puisque dans la ville imaginaire de Bon Temps, en Louisiane, les humains côtoient vampires, loups-garous (voire tigre-garous) et autres shapeshifters.
      Question promo, HBO avait mis le paquet, misant notamment sur le web : mailing mystérieux aux blogueurs confluents, ouverture à la Lost de nombreux sites (la Ligue des Vampires Américains, la Compagnie du Soleil – les anti –, le Meetic pour vampires, et le site de la boisson True Blood évidemment), vidéo virale d’un vampire effectuant un test comparatif du True Blood et du sang humain… Toutes ces réjouissances étant centralisées sur un blog qui continue de chroniquer la vie à Bon Temps, proposant des images inédites (interviews de personnages par le reporter maison, en lien avec les évènements survenant dans la série). Ajoutez la distribution d’un comic prequel au Comic-Con de San Diego, et de DVD du pilote au festival international du film de Toronto, et les conditions d’un joli démarrage étaient réunies.
      Simplement pour le plaisir de démentir la conclusion du paragraphe précédent, le series premiere n’attira pas les foules, mais les audiences ont augmenté de semaine en semaine, hissant True Blood sur le podium des séries d’HBO les plus regardées, derrière les Sopranos et Sex and the City. Pas suffisant cependant pour en faire le blockbuster – sur le câble – de la saison, et sans réussir à emballer la critique, partagée.
      La série, fidèle aux bouquins, est à la fois une histoire de créatures nocturnes, avec les codes du genre, dont elle s’affranchit en partie mais qui s’imposent immanquablement, et une chronique du South, paradis des moustiques et des sales types, auxquelles s’ajoute une intrigue policière censée pimenter le tout. De la même façon, la série Invasion, qui n’aura duré qu’une saison (une deuxième est déjà signée pour True Blood), avait choisi de faire atterrir d’affreux extra-terrestres dans les marécages de la région. Dans les deux cas, la réussite d’une des composantes se fait toujours aux dépens des deux autres. Tantôt se laisse-t-on séduire par l’ambiance moite et les histoires de vaudous, tantôt apprécie-t-on de revoir Zeljko Ivanek (Damages) en flippant chef des vampires, tantôt sommes-nous de complaisants témoins de la descente aux enfers de Jason, frère imbécile de l’héroïne… Mais la qualité est très inégale, et dans l’ensemble, on s’ennuie pas mal.
      Reste un petit plaisir hebdomadaire : le générique, chanté par Jace Everett, qui magnifie le South et ses plaisirs, et qui à lui seul m’aura fait tenir les douze épisodes de la saison.

      http://www.dailymotion.com/videox71iqd

      Il est réalisé par Digital Kitchen, qui ne sont pas des novices, puisqu’ils ont également saigné signé les génériques de Six Feet Under, Nip/Tuck, House M.D. et Dexter. Celui de True Blood, complètement South donc, n’est pas sans rappeler les premières images du documentaire d’Andrew Douglas Searching for the Wrong-Eyed Jesus, road trip avec le songwriter de country alternative Jim White.
      Pour le plaisir, la version longue du générique de True Blood…

      http://www.dailymotion.com/videox7j4uy
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      Hunger : l’autre Steve McQueen

      Guilhem 26.11.08 04:05 cinéma, critique, trailer

      Hunger pourrait être un biopic. Hunger pourrait être un biopic puisqu’il raconte l’histoire de Bobby Sands, prisonnier membre de l’IRA qui entama une grève de la faim en 1981 pour obtenir le statut de prisonnier politique. Hunger pourrait être qualifié sans rougir de biopic, si dans les cinq dernières années précédant sa sortie, le terme n’avait pas été employé pour parler de films niais et sans fond, à la gloire d’un artiste ou d’un gangster à la mode. Hunger est le premier film de Steve McQueen. Après avoir étudié a Londres les arts plastiques, il intègre puis quitte la prestigieuse Tish de New York car, dit-il, « ils ne vous laissaient pas lancer la caméra en l’air ». Plus souvent vu dans les galeries d’art contemporain à travers le monde, le réalisateur anglais réussit sans aucun doute son passage au cinéma. Hunger est un modèle de maîtrise en tous points. Je serais tenté de dire que c’est surprenant pour un premier long-métrage, mais à ce niveau, la réflexion n’a pas tellement de sens. Le film se place comme premier jet dans la cinématographie d’un artiste, mais se prend comme œuvre à part entière dans la grande Histoire du Cinéma.
      McQueen maîtrise tous les stades de la mise en scène, une gestion parfaite du rythme, un réel sens du son et du montage, une justesse dans la direction d’acteur… Hunger est complet et ne souffre d’aucun manque. Hunger questionne sur la justesse et la réelle utilité de la lutte, et sur la nécessite de sacrifice et de la mutilation corporelle qu’elle implique.
      Je ne dirais donc jamais qu’Hunger est un biopic, car Hunger est bien plus que cela. Hunger, c’est du cinéma.

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      L’album de la semaine #01 : Tigran Hamasyan – World Passion

      Guilhem 20.11.08 09:00 critique, jazz, live, musique

      Bref retour en arrière, c’est l’été 2007. Pas de Coupe du Monde, aucun évènement ne fédère la planète, seul Paris Jazz Festival vient accompagner notre satisfaction de revoir le soleil et la chaleur. Cette année, le festival programmait, entre autres, Rabih Abou-Khalil, célèbre joueur d’Oud. On arrive en avance, plus pour pouvoir se poser que pour assister la première partie. Le speaker annonce Tigran Hamasyan, jeune pianiste arménien qui à remporté le prix Thelonious Monk remis par le président du Jury Herbie Hancock. Précision qui nous fait tendre l’oreille un peu plus sérieusement vers ce jazzman inconnu. Tigran arrive sur scène, penaud et timide. Après deux premiers morceaux impeccables, il se retourne vers la scène et nous annonce, assez simplement, qu’il n’a plus rien de préparé et qu’il va essayer d’improviser. Une demi-heure d’impro plus tard, nous étions simplement conquis. Un pianiste de dix-huit ans venait de nous faire entendre quelque chose de nouveau, de différent, un mélange d’influences tout à fait maîtrisé. Nous étions sûrs d’avoir face à nous un futur grand, Rabih Abou-Khalil nous à paru bien terne après lui.
      World Passion est le premier album de Tigran, qu’il enregistre à 17 ans en compagnie notamment de Francois Moutin (contrebasse) et d’Ari Hoening (batterie). Peu de musiciens peuvent se targuer d’avoir leur jazz si jeune, lui le peut. Fruit d’influences orientales et d’autres plus classiques, c’est vraiment un bon premier album. Depuis, Tigran fait son chemin, il tourne beaucoup, s’est installé à Los Angeles et a sorti cette année un deuxième album pour nous montrer qu’il travaille encore sur son jazz afin d’écrire son nom dans l’histoire aux côtés de Keith Jarrett, Chick Corea, Herbie Hancock ou Thelonious Monk.

      Les deux albums à retrouver sur le Shop et ci-dessous un extrait live de New Era : Leaving Paris…

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      Publicis pompe le logo d’Amaguiz sur celui d’Amazon

      Jordan 02.10.08 20:55 critique, pub, TV

      Outre la forte ressemblance de nom entre la nouvelle marque de Groupama dédiée à la distribution directe d’assurance sur Internet et le célèbre magasin en ligne, qui a le mérite de donner sans effort une image web sérieuse et familière au service, le logo d’Amaguiz est éhontément pompé sur celui d’Amazon.

      logo Amaguiz logo Amazon

      Chapeau à Publicis Dialog pour le matraquage lancement qui n’a d’autre effet que de susciter chez le téléspectateur la tristesse de voir Jean Rochefort cabotiner pour payer un cabriolet à son petit-fils, et à Carré Noir pour ce discret vol de logo !

      EDIT : En commentaire, Fabou nous explique le pourquoi du comment…

      Il y a un logo connu. Il est porteur d’un sentiment, d’une idée.
      Il est simple, rond et sympa, très typographique (à part la flèche, que des lettres), efficace, le “com” fin et discret (attention, il est quand même à droite, on le voit en dernier, il reste en mémoire) montre que c’est de l’Internet, du jeune, du dynamique, le gamer et le surfer sont contents.
      La flèche est très dynamique, belle couleur, chaude et énergique à la fois.
      Elle va vers la droite, signe de dynamisme, se relève, encore plus dynamique, on sent l’effort, comme le décollage d’une guêpe trop chargée… Et comme la flèche en elle-même est déjà le symbole du dynamisme, on a multiplication de l’effet, même pas besoin de la faire pointue et agressive, on la fait ronde et sympa. surtout que la flèche est en dessous (la base: les gens, toi, moi, les gens simples, tout le monde).
      Il en ressort un effet d’unification, de jonction (entre les gens, le lien, symbole d’Internet).
      Ça c’est du bon boulot !
      Bon et “amazon” en gras, le trait du “a” un peu courbé vers la lettre suivante fait que la police “sans serif” n’est pas trop rigide, d’autant plus que le “z” voit son trait du bas relevé doucement en bosse par la pointe (douce) de la flèche.
      Ah oui, là c’est clair, on trouve vraiment tout sur AmaZon, de A à Z.
      On reconnait là le bon boulot d’un excellent graphiste. C’est rond, c’est plein d’allusions, il y a plusieurs niveaux sémantiques, que demande le peuple (et encore, j’ai dû en oublier).
      Bon, et en plus, maintenant Amazon est aussi connu sinon plus qu’Ebay. Leurs utilisateurs sont surtout plus académiciens, ont du fric, utilisent Internet activement, etc. C’est exactement le public que Groupama veut atteindre.
      Donc, quoi de plus évident que de faire un logo, qui rappelle “subliminalement” Amazon (les Allemands ont un beau mot pour ça, plus juste que “évident”: “naheliegend”) ? Et quoi de plus simple : on pompe et on adapte.
      Alors on prend le vert (c’est à la mode le vert en ce moment, surtout pour les gens que Groupama souhaite atteindre).
      On fait une double flèche – ça fait “rebond”, dynamique et sympa, et appuie le rôle d’une assurance : catastrophe, puis rebond (grâce à l’assurance).
      On place la flèche en haut (aspect assurance protectrice renforcé), qui met le(s) point(s) sur le(s) “i” (sérieux et professionnel, parlé clair).
      On joue avec la couleur (progression, encore du dynamisme, mais progressiste en plus, ben oui, on est sur Internet) qui aide aussi à comprendre ce jeu de mot nullissime (à ma guise, haha ! je suis le maître, comme devant mon écran avec ma souris : c’est *moi* qui choise !).
      Bon, le seul truc moche, la tache qui gêne, la larme au coin de l’œil du graphiste, c’est la petite phrase en bas.
      Et d’une : le client est un con. Car je n’ose imaginer un pro de la pub oser prendre une décision pareille.
      Et de deux : il n’a pas confiance ni en son staff pub ni en son graphiste, ni même en son produit. Est-ce que dans le sigle Amazon il y a écrit “c’était comment les librairies avant ?” dessus ?
      Un bon sigle parle de lui-même, et en un rien de temps, les gens savent quel produit il représente. Sinon c’est un mauvais sigle.
      Et là on se retrouve devant le problème premier : ce sigle est si “amazonien” que Groupama a dû avoir peur que le public ne le perçoive comme étant un service supplémentaire d’Amazon. Arf arf arf.
      D’ailleurs, un sigle plagié est toujours un mauvais sigle.

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      Gui-M live at Marciac : je n’applaudis pas entre les solos

      Guilhem 06.08.08 17:57 critique, jazz, Marciac, musique

      A force d’attendre Marciac arrive le moment de prendre son courage et ses billets à deux mains pour filer vers le festival.
      Arrivée vendredi, ciel maussade et un peu lourd. Le temps de poser ses valises, de prendre un verre de rosé et on file vers le concert d’ouverture. Hamilton de Holanda Quintet. Un concert sans éclat, probablement dû à des balances hasardeuses, une salle trop grande ou un quintet manquant de groove, voire les trois. Soirée placée sous le signe du Brésil, Caetano Veloso en seconde partie. Je me tâte mais on insiste pour que je reste, si c’est vraiment naze je m’échapperai après le deuxième morceau. Caetano arrive, seul avec sa guitare, je ravale mes doutes. Un concert tout en douceur, la voix suave du brésilien posée sur de légers accords bossa, rien d’agressif si ce n’est les applaudissements entre les morceaux contrastant avec la légèreté de la musique. Une incroyable version de Paloma plus tard, on repart dans la nuit gersoise, à la cool, l’esprit détendu.
      Deuxième journée, levé midi, enchainé tout de suite avec le déjeuner et un verre de blanc, un peu rude mais il faut bien ça ! Petite après-midi au lac en attendant Herbie. Le soir, on arrive au chapiteau après un premier confit de canard un peu décevant. Paolo Fresu en première partie. A la pause on échange des impressions enjouées sur le concert. Le trompettiste italien a définitivement une sonorité proche de Miles, enchainant envolées et morceaux planants. Première anicroche avec le pauvre public de Marciac : outre le fait qu’ils ne peuvent s’empêcher d’applaudir mécaniquement entre les solos sans distinction de qualité, pourrissant les morceaux, ce cher public, à la recherche perpétuelle de la performance au profit de l’émotion transmise par les interprètes, n’a pu s’empêcher d’applaudir trois fois lors d’une note tenue un peu longtemps par Fresu. Mais je reviendrai plus tard sur les joies que nous procurent les spectateurs du festival.

      Après la pause arrive Herbie. Premier morceau ultra-funky me met immédiatement dans une mood positive. Ensuite les choses se gâtent un peu avec l’arrivée de deux choristes. Le second morceau étant réservé à l’une d’entre elles, un peu mollassonne et sans grand intérêt, le troisième pour un duo me rappelant Tina Turner et les moments les plus obscurs des années 90. Je prie pour que nos nouvelles amies ne s’éternisent pas trop, de peur qu’Herbie retombe dans ses travers mainstream. Les choristes restent un peu, le temps quand même d’apprécier les solos du guitariste Lionel Lueke. Tout le monde s’en va sauf Dave Holland, qui nous offre le solo de contrebasse le plus mélodique que j’ai jamais entendu.
      Revenons sur notre auditoire. La raison me laisserait penser que pour un solo de contrebasse il n’est nul besoin d’applaudir entre les solos, puisqu’il n’y en à qu’un. Erreur, je ne sais pas vraiment comment ni pourquoi mais ils ont trouvé le moyen de claper des mains, gâchant clairement l’interprétation du contrebassiste. Et c’est là le début d’un vrai divorce entre eux et moi. Herbie revient et décide de nous faire un solo de piano d’une bonne vingtaine de minutes. Solo manquant certes un peu de consistance pour une salle de 6000 places, mais était-ce une raison pour applaudir au bout de dix minutes afin de signifier au maître qu’il traine un peu en longueur ? Cela me conforte dans mon idée que le public de Marciac est composé de faux connaisseurs voulant montrer qu’il a tout entendu, un public manquant de respect envers les jazzmen, n’hésitant pas à discuter pendant les morceaux, à applaudir a tout rompre à la moindre performance, semblant attendre que le trompettiste jongle en jouant. Quant un chien vient à son tour interrompre le solo d’Herbie, rien ne va plus, je suis a deux doigts de quitter la salle. Mais heureusement l’artiste est là et son groove aura raison de ma colère. Cinq morceaux et trois rappels plus tard, je suis debout sur ma chaise, tout le monde danse, la vie est belle. « Les chaises c’est fait pour s’asseoir », me lance un placeur aigri. Je lui dit que j’avais cru l’espace de quelques minutes à un festival empreint d’esprit jazz, mais que de toute façon mes illusions s’étaient dissipées pendant le concert. Son regard absent montre qu’il n’a probablement pas tout saisi. Nous rentrons nous coucher et sifflotons Watermelon Man dans nos lits.
      Le lendemain nous dormons une bonne partie de la journée, fatigués par dans d’émotions. Le concert du soir : Robin McKelle suivie de Bobby Mc Ferrin. Préférant à une chanteuse un peu fade ressemblant à tant d’autres une belle entrecôte et un gratin, nous sautons la première partie pour nous concentrer sur Bobby. Le vocaliste accompagné des deux musiciens fous du Polygraphe Lounge nous sert une partition a mi-chemin entre le skat et le beatbox. Du grand Mc Ferrin en somme, pour conclure cette première session de concerts.
      On retiendra du gros son et un public insupportable. On fera avec pour les deux prochains concerts en fin de semaine.
      http://www.dailymotion.com/videox16m85

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      Wall-E : l’Amour en binaire

      Guilhem 01.08.08 09:02 anime, cinéma, critique

      Depuis 1995 et leur premier long-métrage, les animateurs de chez Pixar Pixar ont l’amabilité de ne réaliser que des bons films. De Toy Story à Cars, le studio californien a enchaîné les productions de qualité avec une constance rarement égalée. Mis à part quelques titres discutés par les fines bouches, il est difficile de trouver un navet dans cette filmo. Avec Wall-E, le studio de Steve Jobs continue de placer la barre haut et nous livre ce qui ressemble fort à un chef d’œuvre du film d’animation.

      Conscient de l’impact du genre sur le jeune public, Pixar s’est appliqué au fil des années à cultiver une éthique s’articulant autour de différentes valeurs. La première est l’écologie, notamment dans A Bug’s Life et Finding Nemo, deux films résolument tournés vers la nature et son respect. Pixar veut également prévenir les spectateurs des dangers liés à la modernité, alors vile ennemie de la poésie, et préconise de faire parfois le choix de la simplicité. Parti pris assez étrange pour des créateurs d’une nouvelle forme d’art intrinsèquement moderne. C’est d’ailleurs ce manque de poésie qui a pu leur être reproché alors que le studio imposait clairement l’animation en 3D comme la nouvelle forme de divertissement pour enfants. Ce goût des choses simples apparaît dés leur premier long métrage. Toy Story mettait en scène la rencontre pas si simple entre une figurine bourrée d’électronique et de vieux jouets au mécanisme désuet. Cette thématique sera reprise dans Cars, avec cette petite ville de la Route 66 abandonnée après la création d’une autoroute.

      Deux idées toujours présentes dans le dernier bébé Pixar.
      Wall-E, petit robot ressemblant vaguement à E.T, a pour mission de nettoyer la Terre recouverte d’ordures et depuis longtemps abandonnée par les humains (pitch d’anticipation pas si farfelu). Seul petit souci, Wall-E se sent très seul, et pour combler sa solitude, tout mélo qu’il est, le robot regarde en boucle Hello Dolly, rêvant à sa future douce. Celle-ci atterrit un beau jour, dans un mystérieux vaisseau, se prénomme Eve et a un design à mi-chemin entre une Wii et un iPod, en plus féminin. Wall-E, en doux romantique, tombe sous le charme dés le premier regard et va tout faire pour conquérir la belle. Comme souvent, c’est là que les ennuis commencent. Son amour inébranlable pour Eve va le pousser à la suivre partout, jusqu’à la station spatiale où les humains végètent, devenus gros jusqu’à ne plus pouvoir marcher, abrutis par Buy N Large, l’unique entreprise omnigestionnaire. Le message des auteurs est limpide, et d’autant plus fort que le studio appartient à l’une des plus importantes multinationales du monde (Disney), fournisseur d’entertainement familier du gavage comme on le voit dépeint ici avec humour, et dont le premier marché est constitué de plus d’un tiers d’obèses…
      Wall-E et sa belle vont tous deux, grâce à leur amour, sauver les hommes d’une sombre destinée.

      En plus d’être vecteur de ce message plutôt positif, Wall-E peut se targuer d’une mise en scène et d’une animation proches de la perfection. Le film ne comporte que très peu de dialogues. Pas la moindre ligne jusqu’à la moitié du film, puis quelques-unes de temps à autre, quand l’action se déroule sur le vaisseau. Pour le reste, ce ne sont que des bruits métalliques, des « voix » de robots suggérant leurs intentions. Pari osé que de faire parler tous ces personnages avec seulement trois ou quatre variations de son. Pari réussi par Pixar grâce à un énorme travail au niveau des faciès. La première partie du film est un modèle de caractérisation de personnages. Pendant toute la première demi-heure, Wall-E est seul à l’écran, et c’est toute la maîtrise des animateurs qui se déploie. Joie, ennui, tristesse, colère, résignation, fascination et surtout amour sont parmi les émotions que nous lisons avec bonheur sur le visage du robot. Visage réduit pourtant à la plus grande simplicité, un rectangle et deux ronds qui, sans mouvement facile et grossier, étale le panel d’émotions citées. Il est loin le temps où Disney faisait parler les animaux dans ses films. Les animateurs ont également réussi avec brio à définir les genres dans le couple formé par Wall-E et Eve. Pas besoin de grossir les traits, d’ajouter une poitrine à un robot pour nous faire comprendre qui est qui. Wall-E est petit, carré et un peu sale, quand Eve est blanche comme un MacBook et toute en courbes. Les scénaristes se sont même accordé le luxe d’échanger les rôles dans le jeu de la séduction. Wall-E est romantique, mélo et poète, quand Eve est gauche et froide avec un zèle militaire. Il est aussi particulièrement agréable de voir que les membres de l’équipe du film jouent avec leurs références en les assumant parfaitement, malgré le caractère grand public du film. Outre de nombreux clins d’œil à Apple (Steve Jobs est l’actionnaire majoritaire de Pixar), on trouve des gags inspirés de classiques (Tex Avery, Chaplin), et un générique de fin usant de l’histoire de l’art pour dessiner l’histoire du nouveau monde. La bande son quand à elle sait rester simple et à propos (Armstrong, Etta James pour le trailer).

      Wall-E est donc à classer au rang des grands films d’animation. Pixar signe ici son œuvre la plus aboutie, confirmant sa suprématie dans le monde de l’animation. Le studio à voulu nous faire croire à une histoire d’amour entre robots incapable de paroles, et c’est clairement réussi. Il invente même le baiser « robot » de cinéma, le plus beau et le plus touchant des baiser de robots, et en dépose le brevet.

      • Commentaires (2)

      Michael Moore : Polémique système, un documentaire stupide

      Jordan 05.03.08 09:14 critique, docu

      Non, Michael Moore : Polémique système n’aura pas les honneurs du docu du mercredi. Pourtant c’est un docu, on est mercredi, et j’ai parlé ci-dessous d’un film que je n’ai même pas encore vu. Mais dans ce DVD sorti aujourd’hui, un couple de Canadiens « enquêtent » sur Michael Moore, et cela ne présente pas le moindre intérêt.
      Rick Caine et Debbie Melnyk s’étonnent ainsi que le cinéaste se laisse parfois aller à quelques arrangements avec la réalité. Reprocher à Moore de ne pas être objectif est de fait complètement idiot, le réalisateur étant un pamphlétaire revendiquant l’usage des médias à des fins politiques. Mais en admettant que Rick et Debbie aient ignoré ce postulat, ce qui est arrivé à certains critiques ciné, qu’est-ce qui peut bien les pousser à consacrer des mois entiers aux tricheries de Michael Moore ?? N’y-a-t-il pas, quand on décide d’y mettre tant de temps et d’énergie, tromperie plus vile à dénoncer ? Le couple aurait pu dès lors être soupçonné de rouler pour la droite néo-conservatrice ennemie du documentariste bedonnant, mais non ! Ils haïssent Fox News également ! Il ne reste donc à mes yeux qu’une seule explication : Rick et Debbie ne sont pas bien malins. Je ne les connais pas et ne saurais l’affirmer pour sûr, mais je ne consacrerai pas l’année qui vient pour le découvrir et en faire un film, ce qui suffit à faire de moi une nouille un peu moins nouille que ces deux-là…

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        • Guilhem / 02.02.10La photo du mardi #31 : Olivier Roller (interview)
        • Guilhem / 05.01.10La photo du mardi #28 : Roberto Faruggio (interview)
        • Jordan / 30.12.09NaoWaxxWorld #09 : Féfé (Taorama is back, btw)
        • Jordan / 30.01.09On ne prend plus Jack Bauer au sérieux
        • catshrodinMaskime / 24.04.08Mort de Pascal Sevran : la contre-expertise
      • Commentaires

        • Ne pas oublier cette sehr schöne parodie de Walter Moers (un mec très bien que j'ai personnellement connu au début des années 80 et qui a... fabou sur De l’humour pour le week-end avec Hitler
        • Ton article est vraiment à péter de rire pour qui a déjà visité Chatroulette. C'est exactement ça…excellent. apou10 sur Chatroulette : typologie à caractère préventif
        • à noter également, le tres bon petit clip de "give me" http://www.dailymotion.com/vid eo/xbbcxr_give-me-s… boukba sur Le live du samedi #39 : Skip The Use @ One Shot Not + NaoWaxxWorld
        • pour exemple, un article parmit les milliers sur le site: le vol Oceanic 815 http://fr.lostpedia.wikia.com/ wiki/Vol_815 noix2muskad sur Lost : le crash du vol 815 en temps réel
        • pour les perdus… ^^ allez sur LOSTpedia ! C'est la bible de lost, je ne peux plus m'en passer. ça permet de mieux comprendre, ainsi que de découvrir... noix2muskad sur Lost : le crash du vol 815 en temps réel
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