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    • The Lovely Bones : notre interview écourtée de Peter Jackson

      Jordan 10.02.10 18:04 cinéma, critique, interview, trailer

      En décembre dernier, Yannick et moi étions invités à interviewer Peter Jackson pour la sortie de The Lovely Bones, en salles aujourd’hui. Trop heureux de rencontrer le réalisateur néozélandais, bien que je ressente aujourd’hui une certaine flemme à me retaper la trilogie du Seigneur des Anneaux, nous nous rendîmes en projection presse la fleur au fusil.
      Après un long moment à prendre des notes illisibles dans le noir et à chercher dans ce thriller les signes d’un chef d’œuvre, alors que les lumières se rallumaient, je fus refroidi par les commentaires des journalistes blasés : « C’est encore plus mauvais qu’Au delà des rêves« , « Quelle merde », et autres réactions enchantées.
      Plus bas, notre critique et des détails croustillants sur l’interview, malicieusement illustrée d’images du film…
      http://www.dailymotion.com/videoxbud7o
      Avant de nous ranger à l’avis de ces cinéphages aguerris, et soucieux de porter un jugement solide sur l’affaire, nous décidâmes de regarder Créatures célestes, que Peter Jackson sortit en 1994, et qui traite également d’adolescence, d’imaginaire, de mort un peu rude… Le film est excellent, et réussit avec un indéniable panache là où ces Lovely Bones faillissent. L’univers fantasmé de Kate Winslet était représenté de façon simple et magique, avec des effets spéciaux aussi cheap que bluffants ; l’entre-deux mondes est ici très kitsch, avec l’alibi « âme d’une teen des seventies » qui justifie le look de l’ensemble, mais sans charme, et regorgeant d’effets visuels très chers mais à moitié ratés. Les rapports des deux héroïnes avec leurs familles et entre elles étaient dépeints avec sobriété, laissant au spectateur le loisir d’imaginer leur complexité ; les sentiments sont ici assez niaiseux, et pas très bien joués. Ils sentent le best-seller (le film est tiré du roman La nostalgie d’un ange d’Alice Sebold), le drama grand public.
      The Lovely Bones n’est cependant pas complètement raté. Les scènes relevant du pur thriller sont plutôt chouettes, et l’on y retrouve plus qu’ailleurs la patte de Jackson. Stanley Tucci y est absolument impeccable, dans le rôle du tueur salement dérangé. D’autres passages sont assez sympathiques, comme l’arrivée de la grand-mère jouée par Susan Sarandon, sur un registre comique qui casse agréablement le rythme de film mais que le scénario oublie bien trop vite. Il en va de même pour plusieurs pistes lancées au fil de l’histoire, et ne menant nulle part.
      Concluons par la fin (chronologiquement ça se tient), que je ne dévoilerai pas (aucun twist transcendant en perspective non plus hein), qui m’a laissé assez perplexe : considérer que toutes les victimes d’un serial killer se retrouvent au paradis pour gambader main dans la main est une idée idiote en soit, et qui ne correspond pas à la vision de l’au-delà qui nous était présentée jusqu’alors. La défunte doit-elle s’assurer, avant de partir, qu’elle peut quitter les êtres aimés l’âme tranquille ? Ou bien doit-elle accepter son état de victime ? C’est sur cette vaine intterogation que nous laissera mollement Peter Jackson.

      Mais peu importe, il en fallait plus pour écorcher notre excitation de groupies. C’est donc avec le sourire que nous passâmes, quelques jours plus tard, la porte du Georges V. Faisant preuve d’un sens de l’identité nationale aigu, le réceptionniste demanda au plus antillais de nous deux ce qu’il foutait là. Nous montâmes, nous étions là pour ça. L’organisation du press junket était assez similaire à celle que j’avais observée pour Nicolas Cage, mais les journalistes semblaient cette fois plus agacés par le système, se racontant leurs pires expériences : « Moi j’ai eu 1mn30 avec Bruce Willis », « Moi je n’attendrai pas toute seule comme une conne dans le couloir pour vous faire gagner 4 secondes », « Moi j’ai dû montrer une photo d’Audrey Pulvar à ce raciste misogyne de Spike Lee avant un duplex pour lui prouver qu’elle était bien noire »…
      Tout cela nous faisait doucement rire, jusqu’à ce que l’on nous annonce que nous n’aurions que 3mn, et pas 7 comme les autres, pour interviewer la jeune actrice Saoirse Ronan. Bon, c’est trop court évidemment, mais elle est super pro et puis c’est Jackson qu’on attend. Une heure plus tard, notre tour arrive, pas d’annonce d’interview raccourcie, « hello Peter ».
      Très cool, enthousiaste, bavard. On a peaufiné nos questions, ça va être béton. Et là, au bout de deux minutes, l’abominable compteur affiche le décompte des 59 secondes restantes. Nous repartons sur notre faim, déçus de n’avoir pu prendre le thé avec le réalisateur, et constatant que le web reste un truc mal considéré par les industries de l’entertainment. Allez savoir pourquoi.
      Ce fut bref mais agréable, un peu au contraire du film, je vous invite donc à découvrir Créatures célestes si ce n’est déjà fait.

      • 34361 commentairehttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F3436-the-lovely-bones-notre-interview-ecourtee-de-peter-jacksonThe+Lovely+Bones+%3A+notre+interview+%C3%A9court%C3%A9e+de+Peter+Jackson2010-02-10+18%3A04%3A45Jordanhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D3436

      Prédictions : mon interview sous Prozac de Nicolas Cage

      Jordan 01.04.09 21:04 cinéma, critique, interview

      Rien ne justifiait que je parlasse de Prédictions sur ce blog. Je vais au cinéma deux fois par an, et je lis les avis sur imdb avant de télécharger. Oui mais là me fut confiée la mission d’interviewer Nicolas Cage, alors je suis allé voir le film, histoire de ne pas lui poser que des questions sur Les Ailes de l’Enfer. N’ayant que moyennement apprécié (cf sous la vidéo), j’ai décidé de tout miser sur l’effet « je rencontre Nick Cage et c’est la classe ». J’avais dans l’idée de plaisanter avec lui, de le taquiner sur ses coupes de cheveux, de lui demander pourquoi Next, pourquoi Bangkok Dangerous, pourquoi Ghost Rider, mais j’ai été rapidement refroidi. D’abord, chaque journaliste n’a droit qu’à 8 minutes face à la star. Et pas moyen de moyenner, un gros compteur hors-champ vous indique le nombre de secondes restantes. Ensuite, l’attachée de presse m’a demandé quelles questions je comptais poser, me précisant qu’il était plus ou moins interdit d’évoquer autre chose que le film et ses qualités. Enfin, quelques minutes avant de rencontrer l’acteur, ses assistantes ravagées par la chirurgie esthétique font savoir qu’il est totalement épuisé et donc vraiment pas d’humeur à déconner. Effectivement, le bougre enchaînait depuis le matin, répondant toutes les 8 minutes aux mêmes questions banales par les mêmes réponses attendues… Et dans le fond, si les conditions avaient été meilleures, j’aurais probablement été trop intimidé pour faire quoi que ce soit de valable.
      Je m’installe, il entre (il se fait remaquiller entre chaque interview), me salue gentiment. Il est grand, beau gosse mais pas super baraque. Il a une toute petite tête, c’est un peu gênant. Il s’assoit difficilement, soupire, inspire, soupire. Je pose mes premières questions sans conviction, il y répond mollement. Une fois lancé, comme il est pro, ses traits se relâchent un peu et il y met du sien. Pas au point que cet entretien présente le moindre intérêt, mais j’ai apprécié l’effort. Nous nous sommes quittés en bons termes, et j’ai mangé deux éclairs au chocolat pendant qu’un journaliste d’M6 expliquait à l’attaché de presse à quel point il avait aimé le film alors que ses trois collègues non, les cons. Le Ritz a un bon pâtissier.
      http://www.dailymotion.com/videox8snp8
      A propos du film : le dossier de presse met le paquet sur le scénario, « peaufiné depuis des années ». En fait le matériau de départ n’était peut-être pas si horrible, un mix entre drame intimiste flippant et catastrophe musclée, why not, mais ce qu’il en reste est assez idiot. Alex Proyas (The Crow, Dark City, I, Robot) s’en sort très honorablement. Ses envoyés du ciel aryens font bien peur. On se demande ceci dit pourquoi un envoyé du ciel choisirait de prendre la forme d’un officier nazi pour venir sur Terre prêcher la bonne parole, c’est clairement un mauvais plan com. Le crash de l’avion et l’accident de métro sont très réussis, tout à l’ordi mais crus à souhait. En revanche les caractères sont atrocement lisses, on ne s’attache pas une seconde à ces personnages pourtant très chous. Nicolas Cage en papa veuf un peu alcoolo mais très aimant ne parvient pas à nous tirer la moindre larme. Particulièrement dans la scène finale, tout à fait ridicule. Il n’y est pour rien. Alex Proyas non plus.

      • 18645 commentaireshttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F1864-predictions-mon-interview-sous-prozac-de-nicolas-cagePr%C3%A9dictions+%3A+mon+interview+sous+Prozac+de+Nicolas+Cage2009-04-01+20%3A04%3A17Jordanhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D1864

      Benjamin Button n’est ni bon ni mauvais, il est…

      Guilhem 06.02.09 16:30 cinéma, critique, trailer

      bejamin-button-03_680339cBenjamin Button est atteint de la progéria, sauf qu’il a de la chance, il est né à Holywood, et à Holywood, cette maladie orpheline se transforme en une maladie plus jolie qui fait qu’on vieillit à l’envers.
      Réalisé par David Fincher, interprété par Brad Pitt, L’Étrange Histoire de Benjamin Button est le prochain film à Oscars. L’histoire est donc la suivante : Benjamin Button, abandonné à la naissance, est atteint d’une maladie qui le fait vivre à rebours. Un jour, il rencontre la femme de sa vie et, sur fond d’Histoire du XXème siècle, les deux essaieront, malgré le triste sort de Benjamin, de s’aimer.
      Le scénario est adapté par Eric Roth d’une nouvelle de Scott Fitzgerald. Eric Roth n’est ni plus ni moins que le scénariste de Forest Gump. Fresque historique, personnage handicapé et écorché par les gens normaux, destin aidant toujours à retrouver l’être aimé, nombreuses sont les analogies entre le film de Fincher et celui de Zemeckis.
      http://www.dailymotion.com/videox73lqx
      C’est maintenant que les choses se compliquent pour moi, maintenant que j’ai donné les informations techniques essentielles, et que je n’ai plus qu’à donner mon avis sur le film. Celui-ci a ceci de particulier qu’il est, du point de vu de l’affect, d’une neutralité parfaite. Les acteurs sont bons, les images de Claudio Miranda sont comme Fincher les aime, la réalisation est soignée, le scénario ne souffre d’aucune faiblesse. Il est dur de trouver des défauts à ce film. Même le propos ne tombe pas dans le piège d’une mièvrerie dégoulinante ou d’un moralisme excessif. Il en fait preuve, c’est un film hollywoodien, mais ça reste très léger.
      Seulement voilà, il manque à L’Étrange Histoire de Benjamin Button ce je ne sais quoi nécessaire à l’élévation du stade de bon film à celui des films dont on se souvient. Le sublime n’est pas atteint, les étincelles sont absentes. Certes, je n’attendais pas du dernier Fincher un nouvel Apocalypse Now ou In The Mood For Love. N’est pas donné à tout le monde de toucher la grâce pendant une heure et demie (voire plus).
      Malheureusement, le cinéaste se protège contre toute critique avec un film propre et sérieux. Mais à trop vouloir se préserver, le réalisateur de Seven ne nous donne rien non plus, et fait finalement de Benjamin Button un pur film de studio, neutre et sans aspérité, qui n’aura qu’a tendre les bras pour recueillir les Oscars avant de s’effacer au profit de son grand frère autiste.
      Benjamin Button n’est ni bon ni mauvais, il est. Reste à savoir si c’est une qualité ou un défaut, mais là c’est un autre débat.

      • 11532 commentaireshttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F1153-benjamin-button-nest-ni-bon-ni-mauvais-il-estBenjamin+Button+n%27est+ni+bon+ni+mauvais%2C+il+est%E2%80%A62009-02-06+15%3A30%3A33Guilhemhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D1153

      True Blood : palme du meilleur générique

      Jordan 26.11.08 20:36 critique, série

      True Blood est la nouvelle série d’Alan Ball (scénariste d’American Beauty et créateur de Six Feet Under), adaptée des Southern Vampire Mysteries (neuvième opus à paraître en 2009) de l’auteur américaine à succès Charlaine Harris.
      Le pitch : Sookie Stackhouse (Anna Paquin, oscarisée à onze ans pour son rôle dans la Leçon de Piano) est une jeune serveuse qui lit dans les pensées. Épatant mais pas tant que ça, puisque dans la ville imaginaire de Bon Temps, en Louisiane, les humains côtoient vampires, loups-garous (voire tigre-garous) et autres shapeshifters.
      Question promo, HBO avait mis le paquet, misant notamment sur le web : mailing mystérieux aux blogueurs confluents, ouverture à la Lost de nombreux sites (la Ligue des Vampires Américains, la Compagnie du Soleil – les anti –, le Meetic pour vampires, et le site de la boisson True Blood évidemment), vidéo virale d’un vampire effectuant un test comparatif du True Blood et du sang humain… Toutes ces réjouissances étant centralisées sur un blog qui continue de chroniquer la vie à Bon Temps, proposant des images inédites (interviews de personnages par le reporter maison, en lien avec les évènements survenant dans la série). Ajoutez la distribution d’un comic prequel au Comic-Con de San Diego, et de DVD du pilote au festival international du film de Toronto, et les conditions d’un joli démarrage étaient réunies.
      Simplement pour le plaisir de démentir la conclusion du paragraphe précédent, le series premiere n’attira pas les foules, mais les audiences ont augmenté de semaine en semaine, hissant True Blood sur le podium des séries d’HBO les plus regardées, derrière les Sopranos et Sex and the City. Pas suffisant cependant pour en faire le blockbuster – sur le câble – de la saison, et sans réussir à emballer la critique, partagée.
      La série, fidèle aux bouquins, est à la fois une histoire de créatures nocturnes, avec les codes du genre, dont elle s’affranchit en partie mais qui s’imposent immanquablement, et une chronique du South, paradis des moustiques et des sales types, auxquelles s’ajoute une intrigue policière censée pimenter le tout. De la même façon, la série Invasion, qui n’aura duré qu’une saison (une deuxième est déjà signée pour True Blood), avait choisi de faire atterrir d’affreux extra-terrestres dans les marécages de la région. Dans les deux cas, la réussite d’une des composantes se fait toujours aux dépens des deux autres. Tantôt se laisse-t-on séduire par l’ambiance moite et les histoires de vaudous, tantôt apprécie-t-on de revoir Zeljko Ivanek (Damages) en flippant chef des vampires, tantôt sommes-nous de complaisants témoins de la descente aux enfers de Jason, frère imbécile de l’héroïne… Mais la qualité est très inégale, et dans l’ensemble, on s’ennuie pas mal.
      Reste un petit plaisir hebdomadaire : le générique, chanté par Jace Everett, qui magnifie le South et ses plaisirs, et qui à lui seul m’aura fait tenir les douze épisodes de la saison.

      http://www.dailymotion.com/videox71iqd

      Il est réalisé par Digital Kitchen, qui ne sont pas des novices, puisqu’ils ont également saigné signé les génériques de Six Feet Under, Nip/Tuck, House M.D. et Dexter. Celui de True Blood, complètement South donc, n’est pas sans rappeler les premières images du documentaire d’Andrew Douglas Searching for the Wrong-Eyed Jesus, road trip avec le songwriter de country alternative Jim White.
      Pour le plaisir, la version longue du générique de True Blood…

      http://www.dailymotion.com/videox7j4uy
      • 5136 commentaireshttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F513-true-blood-palme-du-meilleur-generiqueTrue+Blood+%3A+palme+du+meilleur+g%C3%A9n%C3%A9rique2008-11-26+18%3A36%3A18Jordanhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D513

      Hunger : l’autre Steve McQueen

      Guilhem 26.11.08 04:05 cinéma, critique, trailer

      Hunger pourrait être un biopic. Hunger pourrait être un biopic puisqu’il raconte l’histoire de Bobby Sands, prisonnier membre de l’IRA qui entama une grève de la faim en 1981 pour obtenir le statut de prisonnier politique. Hunger pourrait être qualifié sans rougir de biopic, si dans les cinq dernières années précédant sa sortie, le terme n’avait pas été employé pour parler de films niais et sans fond, à la gloire d’un artiste ou d’un gangster à la mode. Hunger est le premier film de Steve McQueen. Après avoir étudié a Londres les arts plastiques, il intègre puis quitte la prestigieuse Tish de New York car, dit-il, « ils ne vous laissaient pas lancer la caméra en l’air ». Plus souvent vu dans les galeries d’art contemporain à travers le monde, le réalisateur anglais réussit sans aucun doute son passage au cinéma. Hunger est un modèle de maîtrise en tous points. Je serais tenté de dire que c’est surprenant pour un premier long-métrage, mais à ce niveau, la réflexion n’a pas tellement de sens. Le film se place comme premier jet dans la cinématographie d’un artiste, mais se prend comme œuvre à part entière dans la grande Histoire du Cinéma.
      McQueen maîtrise tous les stades de la mise en scène, une gestion parfaite du rythme, un réel sens du son et du montage, une justesse dans la direction d’acteur… Hunger est complet et ne souffre d’aucun manque. Hunger questionne sur la justesse et la réelle utilité de la lutte, et sur la nécessite de sacrifice et de la mutilation corporelle qu’elle implique.
      Je ne dirais donc jamais qu’Hunger est un biopic, car Hunger est bien plus que cela. Hunger, c’est du cinéma.

      • 5121 commentairehttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F512-hunger-lautre-steve-mcqueenHunger+%3A+l%27autre+Steve+McQueen2008-11-26+02%3A05%3A54Guilhemhttp%3A%2F%2Fwww.taorama.net%2F%3Fp%3D512
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