Cuisine en stop-motion : Western Spaghetti by PES

Jordan | 12.08.08 12:25 | ,

Découvrez les autres réalisations de l’artiste ici.

Pas encore de commentaire →

Spot anti-drogues Hanna-Barbera (1970)

Jordan | 05.08.08 10:26 | , , ,

Pas encore de commentaire →

Wall-E : l’Amour en binaire

Gui-M | 01.08.08 9:02 | , ,

Depuis 1995 et leur premier long-métrage, les animateurs de chez Pixar Pixar ont l’amabilité de ne réaliser que des bons films. De Toy Story à Cars, le studio californien a enchaîné les productions de qualité avec une constance rarement égalée. Mis à part quelques titres discutés par les fines bouches, il est difficile de trouver un navet dans cette filmo. Avec Wall-E, le studio de Steve Jobs continue de placer la barre haut et nous livre ce qui ressemble fort à un chef d’œuvre du film d’animation.

Conscient de l’impact du genre sur le jeune public, Pixar s’est appliqué au fil des années à cultiver une éthique s’articulant autour de différentes valeurs. La première est l’écologie, notamment dans A Bug’s Life et Finding Nemo, deux films résolument tournés vers la nature et son respect. Pixar veut également prévenir les spectateurs des dangers liés à la modernité, alors vile ennemie de la poésie, et préconise de faire parfois le choix de la simplicité. Parti pris assez étrange pour des créateurs d’une nouvelle forme d’art intrinsèquement moderne. C’est d’ailleurs ce manque de poésie qui a pu leur être reproché alors que le studio imposait clairement l’animation en 3D comme la nouvelle forme de divertissement pour enfants. Ce goût des choses simples apparaît dés leur premier long métrage. Toy Story mettait en scène la rencontre pas si simple entre une figurine bourrée d’électronique et de vieux jouets au mécanisme désuet. Cette thématique sera reprise dans Cars, avec cette petite ville de la Route 66 abandonnée après la création d’une autoroute.

Deux idées toujours présentes dans le dernier bébé Pixar.
Wall-E, petit robot ressemblant vaguement à E.T, a pour mission de nettoyer la Terre recouverte d’ordures et depuis longtemps abandonnée par les humains (pitch d’anticipation pas si farfelu). Seul petit souci, Wall-E se sent très seul, et pour combler sa solitude, tout mélo qu’il est, le robot regarde en boucle Hello Dolly, rêvant à sa future douce. Celle-ci atterrit un beau jour, dans un mystérieux vaisseau, se prénomme Eve et a un design à mi-chemin entre une Wii et un iPod, en plus féminin. Wall-E, en doux romantique, tombe sous le charme dés le premier regard et va tout faire pour conquérir la belle. Comme souvent, c’est là que les ennuis commencent. Son amour inébranlable pour Eve va le pousser à la suivre partout, jusqu’à la station spatiale où les humains végètent, devenus gros jusqu’à ne plus pouvoir marcher, abrutis par Buy N Large, l’unique entreprise omnigestionnaire. Le message des auteurs est limpide, et d’autant plus fort que le studio appartient à l’une des plus importantes multinationales du monde (Disney), fournisseur d’entertainement familier du gavage comme on le voit dépeint ici avec humour, et dont le premier marché est constitué de plus d’un tiers d’obèses…
Wall-E et sa belle vont tous deux, grâce à leur amour, sauver les hommes d’une sombre destinée.

En plus d’être vecteur de ce message plutôt positif, Wall-E peut se targuer d’une mise en scène et d’une animation proches de la perfection. Le film ne comporte que très peu de dialogues. Pas la moindre ligne jusqu’à la moitié du film, puis quelques-unes de temps à autre, quand l’action se déroule sur le vaisseau. Pour le reste, ce ne sont que des bruits métalliques, des « voix » de robots suggérant leurs intentions. Pari osé que de faire parler tous ces personnages avec seulement trois ou quatre variations de son. Pari réussi par Pixar grâce à un énorme travail au niveau des faciès. La première partie du film est un modèle de caractérisation de personnages. Pendant toute la première demi-heure, Wall-E est seul à l’écran, et c’est toute la maîtrise des animateurs qui se déploie. Joie, ennui, tristesse, colère, résignation, fascination et surtout amour sont parmi les émotions que nous lisons avec bonheur sur le visage du robot. Visage réduit pourtant à la plus grande simplicité, un rectangle et deux ronds qui, sans mouvement facile et grossier, étale le panel d’émotions citées. Il est loin le temps où Disney faisait parler les animaux dans ses films. Les animateurs ont également réussi avec brio à définir les genres dans le couple formé par Wall-E et Eve. Pas besoin de grossir les traits, d’ajouter une poitrine à un robot pour nous faire comprendre qui est qui. Wall-E est petit, carré et un peu sale, quand Eve est blanche comme un MacBook et toute en courbes. Les scénaristes se sont même accordé le luxe d’échanger les rôles dans le jeu de la séduction. Wall-E est romantique, mélo et poète, quand Eve est gauche et froide avec un zèle militaire. Il est aussi particulièrement agréable de voir que les membres de l’équipe du film jouent avec leurs références en les assumant parfaitement, malgré le caractère grand public du film. Outre de nombreux clins d’œil à Apple (Steve Jobs est l’actionnaire majoritaire de Pixar), on trouve des gags inspirés de classiques (Tex Avery, Chaplin), et un générique de fin usant de l’histoire de l’art pour dessiner l’histoire du nouveau monde. La bande son quand à elle sait rester simple et à propos (Armstrong, Etta James pour le trailer).

Wall-E est donc à classer au rang des grands films d’animation. Pixar signe ici son œuvre la plus aboutie, confirmant sa suprématie dans le monde de l’animation. Le studio à voulu nous faire croire à une histoire d’amour entre robots incapable de paroles, et c’est clairement réussi. Il invente même le baiser « robot » de cinéma, le plus beau et le plus touchant des baiser de robots, et en dépose le brevet.

1 commentaire →

Up : teaser du nouveau Pixar

Jordan | 28.07.08 21:22 | , ,

Wall-E étant paraît-il un chef d’œuvre, le prochain dessin animé Pixar, qui ressemblerait plus à du Myazaki qu’aux précédents films du studio américain, sera fort attendu…

Lire la suite →

Pas encore de commentaire →

Ponyo : le nouveau Miyazaki

Jordan | 18.07.08 17:10 | , , ,

Gake no Ue no Ponyo, ou Ponyo on the Cliff by the Sea, ou Ponyo la princesse poisson, ou le nouveau film de Miyazaki.
Bande-annonce diffusée sur NTV, avec les insupportables commentaires en plateau, classiques de la télévision japonaise.

Sortie au printemps 2009

Des dessins et de la musique (Joe Hisaishi) dans la suite.

Lire la suite →

2 commentaires →

Crêpes Show : La Migration Bigoudenn

Maskime | 06.07.08 18:24 | ,

C’est les vacances et vous ne savez pas encore où partir ? Pas de panique, Taorama Travels vous propose, bande de petits veinards, de découvrir la Bretagne et certaines des coutumes ancestrales de la faune locale.
Ce documentaire animé a été réalisé en 2004 par trois étudiants des Gobelins : Eric Castaing, Alexandre Heboyan et Fafah Togora.

Voilà ! Taorama, dans sa chaste et astrale bienveillance, vous aura une fois de plus ouvert les yeux sur de nouveaux horizons, et en aura retiré une fierté non-dissimulée.

1 commentaire →

Eveready Harton in Buried Treasure : vintage porn cartoon

Jordan | 17.06.08 20:19 |

Eveready Harton in Buried Treasure est un des premiers cartoons pornographiques, réalisé aux États-Unis en 1928 ou 1929.
La légende raconte que ce dessin-animé fut créé par quelques célèbres animateurs (Max Fleischer, Paul Terry et le Mutt and Jeff studio). Selon Ward Kimball, animateur chez Disney, le film a été réalisé à New York par leurs trois studios. L’un s’est chargé d’une première partie dont il a transmis uniquement le dernier dessin au deuxième, qui a fait de même avec le troisième. Le film aurait été développé à Cuba, suite au refus des laboratoires américains, et ses auteurs ne virent l’œuvre complète que lors de sa projection à l’occasion d’une soirée privée en l’honneur de Winsor McCay, pionnier de la profession.
Le court-métrage est diffusé à San Fransisco à la fin des années 1970, et l’animation alors attribuée à George Stallings, George Canata, Rudy Zamora Sr. et Walter Lantz.
On peut aujourd’hui le trouver sur un DVD intitulé Polissons et galipettes, compilation de plus de 300 petits films porno muets réalisés entre 1905 et 1930, et remontés par Michel Reilhac.

Note : les intertitres que l’on peut voir sur cette vidéo ne figurent probablement pas sur la copie originale.

Pas encore de commentaire →

Sita sings the blues : l’Inde au festival d’Annecy

Gui-M | 16.06.08 19:00 | , ,

Le 32ème festival d’animation d’Annecy, qui cette année avait choisi de célébrer l’Inde, a remis le Cristal d’or du long métrage (Supreme Prize !) à Nina Paley pour Sita Sings The Blues.
Américaine d’origine Indienne, son film raconte l’histoire de Sitâ, déesse indienne séparée de son mari Ramâ, et de Nina, animatrice indienne qui se fait larguer par mail. Se définissant comme “America’s best-loved unknown cartoonist”, miss Paley c’est contentée, sur son blog pour fêter cette victoire, d’un sobre “Holy shit” renvoyant vers l’article de Variety.

Pas encore de commentaire →

  • Commentaires récents

    • Jordan: Je ne connaissais pas !
    • Jeev: Trop cool… En dehors du batman, t’as déjà vu les trucs de...
    • Jordan: Merci de votre soutien, gros bisous :)
    • bot: Dans un sujet a controverse comme les ogm, je pense qu’un peu de...
    • MrBark: cool, je te rrmercie bien pour les vidéo s:)
    • aurélien: bon point pour les guns n’roses
  • Archives


    Moblog

    Man Man

    Radioblog

    Écouter la playlist !   RADIO.BLOG 3
    RADIO.BLOG 1   RADIO.BLOG 4
    RADIO.BLOG 2   RADIO.BLOG 5

    Sont passés par là