Guilhem 16.07.09 17:29 live, musique, nippon
Cette semaine point de jazz, de blues, de flamenco ou de hip-hop. Juste une espèce de musique de chambre jap’ des années 2000. Groupe nippon composé d’une quinzaine de musiciens, il comprend des instruments aussi cool que divers : toy-piano, yukulele, mandoline, contrebasse… Ils ont choisi de s’appeler les Pascals en hommage à Pascal Comelade, musicien franco-catalan (ce qui selon moi suffit a définir un musicien).
Beaucoup trop cool pour être présentés en hiver, les Pascals méritent d’être un son estival. J’ai écrit « musique de chambre » un peu plus haut et un peu plus tôt, à vrai dire je pensais « musique de champs », ou « de prairies ». Et puisque tout ça me met de fort bonne humeur, je vous offre une vidéo de live en prime !
http://www.dailymotion.com/videox11u28
Guilhem 14.07.09 13:16 anime, photo
Aujourd’hui nul ne l’ignore, nous sommes le 14 juillet. Chez Taorama, nous sommes très à cheval sur la patrie, et la fête nationale c’est aussi férié ici. Mais nous avons également un cœur et connaissons votre besoin hebdomadaire et sauvage de voir de l’image. C’est pourquoi, pour ne pas vous laisser face au néant en attendant la semaine prochaine, une vidéo d’animations aléatoires.
Jordan 13.07.09 23:25 hip-hop, musique
Le duo électropop suédois signé chez Sincerely Yours est cool, d’après Obscure Sound en tout cas. Leur reprise sous X du Lollipop de Lil’ Wayne est très cool, d’après Pitchfork et un peu d’après moi.
(Via GoldfishFight)
Guilhem 11.07.09 10:30 jazz, musique
La liste des saxophonistes on la connait. Tout le monde pense qu’il pourrait l’écrire sans faute et sans oubli. Getz, Lester, Coltrane et autres Desmond. Et pourtant il en est un qui mérite amplement sa place dans le carré, à coté de qui beaucoup passeraient.
Sans vraiment savoir pourquoi, Yusef Lateef s’est fait oublier de la grande histoire du jazz. L’oubli vient peut être du fait qu’il a toujours été dur de lui attribuer un instrument. Démarre à la flûte, joue du sax, du hautbois, de la clarinette, d’instruments du monde, le mec se diversifie. Bien avant Coltrane, il travaille sur l’influences des musiques orientales sur le jazz, il n’aimait pas beaucoup d’ailleurs qu’on appelle sa musique « jazz », il n’aimait pas beaucoup qu’on appelle sa musique en fait.
Lateef a un gros avantage sur tous ses copains à vents : il est encore en vie et il tourne. Pas plus tard que le 13 septembre prochain sera-t-il à la Vilette avec Ahmad Jamal et Archie Shepp. Avis aux amateurs.
The Blue Yusef Lateef sort en 1968, le jazz est en pleine transformation et Lateef en est. Pour l’anecdote l’on notera que le deuxième morceau de l’album à été samplé par IAM sur Un bon son brut pour les truands.
Guilhem 08.07.09 02:58 photo
Après Avedon l’an dernier, le Jeu de Paume nous propose son photographe people de l’été en la personne de Martin Parr.
Exposition en trois parties, on y trouve un mélange de la collection perso du photographe anglais, ainsi que certaines de ses séries. Dans la première partie, Parr expose des objets qu’il a achetés au fil de ses voyages. Des tongs Obama, des paquets de chocolats Spice Girls ou des masques de Ben Laden, pas de quoi retourner le premier geek venu. On a tous chez soi au moins un objet qui pourrait y figurer et tous nos potes aussi, l’ambiance Gift Shop ne méritant pas vraiment le déplacement, on passera.
Les deux autres parties sont plus axées photos. Parr nous présente trois de ses séries plus ou moins récentes. Luxury, Small World et le Guardian City Project. Small World traite du tourisme de masse. Exposée dans le Jardin des Tuileries autour du Jeu de Paume, c’est une de ses séries les plus connues. Luxury, autour du monde du luxe, est sa dernière en date.
J’ai aimé Parr en le découvrant quand il a commencé à faire vraiment parler de lui au début des années 2000. Depuis, à force de voir de plus en plus de ses images, et de découvrir d’autres photographes, j’ai l’impression qu’on en revient assez rapidement. Comme le dit le vieil adage mondain : « c’était bien au début, ses premières séries, mais après j’aime moins ». Son style a peu évolué, on ne peut pas dire qu’il ait vraiment travaillé dessus, il a simplement continué son chemin, profitant de sa notoriété pour enchaîner les séries. On se souvient de l’échec de son travail sur Disneyland exposé chez Colette l’an dernier.
Enfin, la troisième partie de l’expo, finalement la plus intéressante, présente sa collection de photographies. Grand collectionneur, il possède une des plus importantes bibliothèques photographiques du monde et la plus grosse collection de photographies documentaires anglaises. Avoir un aperçu de sa collection, c’est avoir l’occasion de se trouver nez à nez avec des tirages de photographes majeurs de ces cinquante dernières années. De Tony Ray-Jones à Chris Killip en passant par Graham Smith, de nombreux Anglais sont là. Mais pas seulement, sa collection de photographies est plus large, des tirages des Américains de Robert Frank côtoient des photographes japonais comme Kohei Yoshiyuki.
La vraie question que je me pose est de savoir à quel niveau il est subtil de la part du photographe anglais d’exposer sa collection à coté de ses séries ? En effet, parmi les photographes qu’il nous présente, on trouve ses principales influences, Tom Wood ou Tony Ray-Jones, qui nous montrent que Martin Parr n’a rien inventé, qu’il n’a rien apporté au style documentaire « cynique » anglais et qu’il n’a pas fait beaucoup mieux. Au final, ça ressemblerait presque à une sorte d’auto-mutilation.
Malgré tout, sa collection de photos à elle seule vaut le déplacement. Trouver réunies dans un même lieu autant d’œuvres de grands photographes est chose rare. Profitez-en, c’est jusqu’en septembre.
