Guilhem 30.04.09 09:00 musique
Diego el Cigala est sans conteste un des plus grands chanteurs de flamenco contemporains. Bebo Valdes est le père de Chucho Valdes. Voilà, les présentations sont faites : sobres, concises et efficaces. Tout est dit en deux phrases. La rencontre entre deux maîtres dans leurs domaines, entre l’Espagne et Cuba, entre flamenco et jazz.
Art séculaire, ancré comme rarement dans l’histoire et la vie d’un peuple, le flamenco supporte mal les mélanges. Nombreux s’y sont frottés et peu ont réussi. Le pianiste et le chanteur dont nous parlons aujourd’hui sont de ceux-là, je ne vous surprend pas. Réunis une première fois sur l’album Lagrimas Negras, sorti en 2002, ils sont récompensés d’un Latin Grammy Award. Blanco y Negro est un enregistrement live datant de 2003 reprenant, entre autres, des morceaux de l’album. Le premier titre représente tout l’esprit du disque. Hubo un Lugar (« Il y avait un lieu ») commence par un solo de guitare des plus andalous, sur lequel vient se poser la voix sèche d’El Cigala. Les minutes passent, le flamenco prend ses aises, pénètre en nous et s’installe pour apprécier l’arrivée de Bebo. Arrivée incisive, brute, marquée et rythmée comme peut l’être le Cubain. Tranquille dans son chant, Diego s’adapte et pose sa voix avec autant de facilité que sur son flamenco, Bebo joue du piano comme s’il tenait la guitare de Tomatito et repart vers son jazz, à lui, aussitôt. Le mélange est réussi, tout est sauvé. Le live n’a plus qu’à s’achever sur En Aranjuez Con Tu Amor De La Mano Del Viento, une version unique et profonde du Concierto de Aranjuez.
L’album sur Deezer si le player bug …
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Guilhem 28.04.09 21:22 photo
Petit parcours dans la biographie de Petersen pour commencer.
Né en 1944 a Stockholm, il intègre en 1965 l’école de photo locale. En 1967, il s’installe à Hambourg pour trois ans et photographie régulièrement dans un café de la ville, le Cafe Lehmitz. Cette série préfigure le style Petersen : s’installer dans un lieu, se fondre dans le décor et photographier ensuite les gens qui, habitués à sa présence, retrouvent leur naturel. Petersen accroche 350 images dans le café, c’est sa première exposition. En 1973, il sort son premier livre, Gronä Lund, sur le public d’un parc d’attractions. Depuis, il a plusieurs fois été récompensé. On notera tout particulièrement le prix de photographe de l’année remis au Festival International de Photographie d’Arles en 2003.
Loin des New York, Tokyo et autres classiques de la photographie, Petersen préfère Saint-Etienne, Okinawa ou Utrecht pour opérer. Se laissant aller à ses errances, il rencontre des gens, les photographie, gagne leur confiance pour aller plus ou moins loin dans leur intimité. Petersen creuse l’âme des villes anonymes en photographiant leurs habitants.

Je vous laisse apprécier ses séries noir et blanc sur son site et, puisque vous êtes sympa, j’agrémente mon post d’une vidéo d’une dame qui parle en suédois du travail du photographe.

Jordan 25.04.09 23:59 live, musique
Vu Laurent Garnier au Printemps de Bourges. Il nous aura fallu un peu de patience avant d’entrer dans la salle où Miss Kittin venait de griller quelques enceintes. Mais le DJ chef d’orchestre méritait bien qu’on languisse. Un set absolument impeccable qui mélangeait les styles toujours avec inspiration et sans que la foule ne refroidisse une seconde, complètement portée par des compositions sans faille. Il faut aller le voir, n’importe où, car des rumeurs grondent : ce serait sa tournée d’adieux.
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Ici un petit Crispy Bacon à l’Élysée Montmartre, il y a neuf ans. L’intégrale dans la suite.
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Jordan 23.04.09 17:46 USA
Et quel bonheur de pouvoir les réunir ! J’exerce mon corps et c’est ma foi…
