Maskime 30.03.09 16:48 cinéma
Il y a des lieux intemporels dans certaines villes de province où coexistent l’ancien et le nouveau.
C’est le cas du Comoedia qui, pour celles et ceux qui ne le sauraient pas est une des premières et encore debout salles de cinéma lyonnaises, récemment refaite à neuf pour le plaisir des aficionados de l’endroit. Loin des 20-80 proposés par les hypermarchés du cinéma, cet espace intemporel propose dans le cadre de sa programmation riche et variée un évènement déglingué : l’Étrange festival.
Depuis 15 ans, l’Étrange festival défend un cinéma alternatif, loin des compromis audiovisuels et d’une culture consensuelle. En montrant des films différents – autant audacieux qu’inattendus, aux frontières multiples (comédie, gore, érotique, trash) les éditions de l’Étrange festival font le pari de toucher un public tout aussi diversifié qu’exigeant. Avec sa première édition 2008 forte en émotions françaises (La papesse, Justine de Sade, Mais ne nous délivrez pas du mal), européennes (Jours tranquilles à Clichy, La lame infernale), et ses avants-premières (Teeth, All the boys love Mandy Lane), l’Étrange festival Lyon a gagné son pari.
Il ne laisse d’ailleurs aucun répit au public lyonnais, puisqu’il propose tout au long de l’année diverses avant-premières lors de ses Étranges séances (Morse, Martyrs, Los Bastardos).
Pour ce nouveau cru 2009, l’Étrange festival Lyon a programmé différentes thématiques (Fume, c’est du (Van) Belle, Mauvais gênes et une soirée Mondo Macabro), un film pour adulte (véritable locomotive du festival) et une séance jeunesse. Il s’associe également au grrnd zero pour proposer un concert, et avec deux artistes d’Emile Cohl pour une exposition spéciale.
A noter : l’avant première du film anglais Bronson, le fou furieux qui refuse de sortir de prison !
Je ne sais pas vous mais moi ça me donne l’eau à la bouche alors rendez-vous du 1er au 7 avril pour vibrer sur des films improbables que je ne verrai sans doute jamais à la télévision… Sortir des sentiers battus, parfois, ça a du bon.
Jordan 30.03.09 16:20 hip-hop, musique
Dernier clip extrait de la Blue Tape du Noir à lunettes, featuring le R.A.F crew et quelques special guests…
http://www.dailymotion.com/videox8sibk
Jordan 27.03.09 13:27 musique
Naosol et Waxx reçoivent Orelsan dans ce quatrième épisode du NaoWaxx World. L’album d’Orelsan Perdu d’avance est dans les bacs.
http://www.dailymotion.com/videox8gsu6
Et 1968, le premier album de Naosol & the Waxx Blend sort lundi !
Guilhem 26.03.09 14:13 musique
Susurrer l’amour au creux de l’oreille d’une fille croisée en soirée : Easy ! Il suffit de placer un des membres du trio magique : Al-Isaac-Curtis. Pourquoi pas un petit Bill Withers ou Donny Hathaway histoire de se la jouer lover geek et le tour est joué. Seulement voilà, je crie à l’injustice, où est passé le nom de Percy Sledge dans les discussions de fumoir de boîte branchée, dans les chambres d’appartements cossus ou dans les toilettes d’obscurs pubs ? Absent, disparu, oublié. Torpillé par le morceau qui lance sa carrière et qui en même temps la fige, Percy Sledge c’est pour l’oreille innocente une version un peu trop connue de When a Man Loves a Woman qui a force de résonner sur Nostalgie atteint un niveau de hipness totalement nul.
Revenons en arrière : courte bio. Percy vient vraiment de nulle part, courant après le petit boulot pour manger, il accepte de chanter dans la chorale de son ancien lycée comme il aurait accepté de garder des enfants. Seulement voilà, on ne perce que rarement dans le babysitting. Un soir arrosé, Percy se dit pourquoi ne pas chanter un morceau en impro, ça fera plaisir aux copains. Et parmi les copains se cachait le DJ local, Quin Ivy, qui entendant ça d’une oreille professionnelle se dit qu’il serait judicieux d’enregistrer le loulou.
Le single est signé chez Atlantic après pressage et sera #1 des charts en 1966. Mais à trop vouloir assurer son premier morceau, on risque de finir comme Vanessa Paradis et Joe le Taxi, et ça c’est sale !
Donc voilà la carrière de Percy se déroule sans fait marquant, quelques hits par-ci par-là, des albums, normal pour un chanteur…
Je me dis que cette rubrique doit aussi servir à réhabiliter des chanteurs maltraités par l’Histoire, et comme Vanessa Paradis n’a pas attendu mon post pour faire un comeback, Percy Sledge à gagné mes faveurs.
Certes l’injustice subie n’est pas totalement scandaleuse, Percy n’est pas Curtis ou Nat King, mais Warm and Tender Soul ne vend pas de poudre aux yeux. L’album est warm & tender comme il faut pour passer un moment câlin seul ou à deux.
Sur ce je vous laisse éteindre la lumière et appuyer sur play, ou l’inverse…
http://www.dailymotion.com/videox27yqd
Jordan 25.03.09 21:33 docu, société, tendance
On connaissait le préoccupant phénomène des white chicks & gang signs, dangereuse dérive de la jeunesse 00′s.

On moquait un peu rapidement cette tendance. Pourtant des le début des années 1990, de jeunes suburbans s’appropriaient les codes et le lifestyle des gangs californiens, en témoigne Gang War: Bangin’ in Little Rock, documentaire de Marc Levin réalisé en 1993 pour HBO. Little Rock, capitale de l’Arkansas et plaque tournante de la dope à l’époque. S’y affrontent Bloods, Crips et même Hoover’s Folk Nation…
