Pas facile d’être original quand on œuvre dans les sports extrêmes. On peut classiquement se laisser tenter par le « toujours plus » (plus vite, plus haut, etc.). Si l’on fait preuve d’un brin d’imagination, on peut aussi inventer une nouvelle discipline, généralement un mélange de sports existants mais pourquoi pas, il reste toujours des combinaisons inédites à essayer.
Le snowkite est donc un mix de snowboard et de kitesurf. Et c’est dangereux, comme le démontre ci-dessous le rider algérien Malik Bouchenafa.
Ceci dit, nul besoin de provoquer vents et montagnes pour faire l’intéressant (et risquer sa vie bêtement). Parmi les « toujours plus », le « toujours plus con » fonctionne pas mal, en témoignent ces adeptes du freestyle sur toboggan.
Apocalypse Snow est de retour ! La merveilleuse trilogie de Didier Lafond se voit étoffée, 20 ans plus tard, d’un quatrième opus à paraître en DVD le 8 décembre prochain. Mais Apocalypse Snow, c’est quoi ?
Régis Rolland est moniteur de ski aux Arcs 2000. Il voit débarquer sur les pistes en 1982 la team Winterstick, du nom de la marque US qui commercialisa les premiers snowboards, invitée par le promoteur de la station Alain Gaymard. La team forme quelques monos, mais seul Régis, curieux, achète une ces planches sans fixation (simplement des footstraps de planche à voile) et munies de deux petites dérives, qu’il mettra tout l’hiver à apprivoiser. Gaymard, qui souhaitait faire un film promotionnel pour les Arcs, est sur un télésiège quand il voit Régis descendre… Eureka, le snowboard permettra de donner l’image d’une station moderne, véritable paradis de la glisse. Ski Espace est réalisé par Didier Lafond en 1983, et donnera naissance l’année suivante à Apocalypse Snow, un film très fun mettant en scène le gentil Régis, détenteur de l’esprit de la glisse, et ses méchants assaillants, moniteurs de monoski des Arcs. Le succès est au rendez-vous, et l’équipée sauvage tourne Apocalypse Snow 2 en 1985 puis Apocalypse Snow 3 en 1988.
Devenue culte pour tout rider qui se respecte, la trilogie s’enrichit donc d’un quatrième volet réunissant la plupart des meilleurs riders français actuels, en ski, snowboard, speedriding, parapente, wingsuit, mais aussi Terje Haakonsen, Steve Graham, Luc Alphand, Bertrand Denervaud, Axel Pauporte, David Vincent, Serge Vitelli et même le célèbre chef annecien Marc Veyrat, dans le rôle du druide…
Bande-annonce
Pour mémoire, quelques images d’Apocalypse Snow
Découvrez dans la suite le making-of d’Apocalypse Snow Returns et le film Apocalypse Snow 3 en intégralité
1962 : Chet est de retour ! Après avoir passé quelques années en prison en Italie pour prise et possession de stupéfiants (héroïnes et autres substituts), il enregistre avec un sextet de musiciens européens Chet is Back. A cet époque, Chet a la trentaine, Chet a vécu, s’est beaucoup drogué, gère mal sa notoriété et s’est un peu perdu. Il est loin le Chet des débuts, plein de fraîcheur et d’envolées. En 1962, les gens doutent et craignent, une fois de plus, que la drogue ait définitivement raison du trompettiste. Le premier pressage de Chet is Back ne comporte que les huit premières pistes, faisant de cet album un bon disque de reprises, un album de jazz cool et intéressant, mais rien de transcendant dans la discographie de Baker. Ce n’est que récemment qu’est ressortie une seconde édition avec quatre pistes supplémentaires lui donnant un peu plus d’éclat. En sus de l’enregistrement de quelques standards, les producteurs italiens avaient senti un filon en Chet, et s’étaient dit que lui faire sortir un album de chansons en italien serait une aubaine. Heureusement de cette indélicate attention n’est pas sorti un album mais quatre chansons composées en prison par Chet. Il apprend l’Italien en écoutant ses codétenus et profite de la beauté de la langue, et de sa voix brumeuse, pour parler à Chetty, son fils, et à Halema, son ex-femme : Un doux écho en moi / Répète quelques notes que je ne connais pas / Il joue cette musique dans mon cœur / Mais ensuite personne ne la chante »…
True Blood est la nouvelle série d’Alan Ball (scénariste d’American Beauty et créateur de Six Feet Under), adaptée des Southern Vampire Mysteries (neuvième opus à paraître en 2009) de l’auteur américaine à succès Charlaine Harris.
Le pitch : Sookie Stackhouse (Anna Paquin, oscarisée à onze ans pour son rôle dans la Leçon de Piano) est une jeune serveuse qui lit dans les pensées. Épatant mais pas tant que ça, puisque dans la ville imaginaire de Bon Temps, en Louisiane, les humains côtoient vampires, loups-garous (voire tigre-garous) et autres shapeshifters.
Question promo, HBO avait mis le paquet, misant notamment sur le web : mailing mystérieux aux blogueurs confluents, ouverture à la Lost de nombreux sites (la Ligue des Vampires Américains, la Compagnie du Soleil – les anti –, le Meetic pour vampires, et le site de la boisson True Blood évidemment), vidéo virale d’un vampire effectuant un test comparatif du True Blood et du sang humain… Toutes ces réjouissances étant centralisées sur un blog qui continue de chroniquer la vie à Bon Temps, proposant des images inédites (interviews de personnages par le reporter maison, en lien avec les évènements survenant dans la série). Ajoutez la distribution d’un comic prequel au Comic-Con de San Diego, et de DVD du pilote au festival international du film de Toronto, et les conditions d’un joli démarrage étaient réunies.
Simplement pour le plaisir de démentir la conclusion du paragraphe précédent, le series premiere n’attira pas les foules, mais les audiences ont augmenté de semaine en semaine, hissant True Blood sur le podium des séries d’HBO les plus regardées, derrière les Sopranos et Sex and the City. Pas suffisant cependant pour en faire le blockbuster – sur le câble – de la saison, et sans réussir à emballer la critique, partagée.
La série, fidèle aux bouquins, est à la fois une histoire de créatures nocturnes, avec les codes du genre, dont elle s’affranchit en partie mais qui s’imposent immanquablement, et une chronique du South, paradis des moustiques et des sales types, auxquelles s’ajoute une intrigue policière censée pimenter le tout. De la même façon, la série Invasion, qui n’aura duré qu’une saison (une deuxième est déjà signée pour True Blood), avait choisi de faire atterrir d’affreux extra-terrestres dans les marécages de la région. Dans les deux cas, la réussite d’une des composantes se fait toujours aux dépens des deux autres. Tantôt se laisse-t-on séduire par l’ambiance moite et les histoires de vaudous, tantôt apprécie-t-on de revoir Zeljko Ivanek (Damages) en flippant chef des vampires, tantôt sommes-nous de complaisants témoins de la descente aux enfers de Jason, frère imbécile de l’héroïne… Mais la qualité est très inégale, et dans l’ensemble, on s’ennuie pas mal.
Reste un petit plaisir hebdomadaire : le générique, chanté par Jace Everett, qui magnifie le South et ses plaisirs, et qui à lui seul m’aura fait tenir les douze épisodes de la saison.
Il est réalisé par Digital Kitchen, qui ne sont pas des novices, puisqu’ils ont également saigné signé les génériques de Six Feet Under, Nip/Tuck, House M.D. et Dexter. Celui de True Blood, complètement South donc, n’est pas sans rappeler les premières images du documentaire d’Andrew Douglas Searching for the Wrong-Eyed Jesus, road trip avec le songwriter de country alternative Jim White.
Pour le plaisir, la version longue du générique de True Blood…
Hunger pourrait être un biopic. Hunger pourrait être un biopic puisqu’il raconte l’histoire de Bobby Sands, prisonnier membre de l’IRA qui entama une grève de la faim en 1981 pour obtenir le statut de prisonnier politique. Hunger pourrait être qualifié sans rougir de biopic, si dans les cinq dernières années précédant sa sortie, le terme n’avait pas été employé pour parler de films niais et sans fond, à la gloire d’un artiste ou d’un gangster à la mode. Hunger est le premier film de Steve McQueen. Après avoir étudié a Londres les arts plastiques, il intègre puis quitte la prestigieuse Tish de New York car, dit-il, « ils ne vous laissaient pas lancer la caméra en l’air ». Plus souvent vu dans les galeries d’art contemporain à travers le monde, le réalisateur anglais réussit sans aucun doute son passage au cinéma. Hunger est un modèle de maîtrise en tous points. Je serais tenté de dire que c’est surprenant pour un premier long-métrage, mais à ce niveau, la réflexion n’a pas tellement de sens. Le film se place comme premier jet dans la cinématographie d’un artiste, mais se prend comme œuvre à part entière dans la grande Histoire du Cinéma.
McQueen maîtrise tous les stades de la mise en scène, une gestion parfaite du rythme, un réel sens du son et du montage, une justesse dans la direction d’acteur… Hunger est complet et ne souffre d’aucun manque. Hunger questionne sur la justesse et la réelle utilité de la lutte, et sur la nécessite de sacrifice et de la mutilation corporelle qu’elle implique.
Je ne dirais donc jamais qu’Hunger est un biopic, car Hunger est bien plus que cela. Hunger, c’est du cinéma.
Petite révolution en cette fin d’année dans le monde de la photographie, puisque sort le Canon EOS 5D Mark II. Tentons une approche sans tomber dans le photo-geek lourd et con. La vraie révolution de cet appareil c’est l’intégration de la vidéo. Alors il est vrai que Nikon avait sorti plus tôt le D90 offrant également cette possibilité, mais le 5D de chez Canon est un appareil de la gamme pro – à l’inverse des gammes a deux chiffres de Nikon destinées au bloggeur éclairé – et implique donc que la vidéo soit destinée à un usage pro et non plus gadget. Le prix du boîtier en est une première preuve assez parlante, environ 3000€.
Au delà du concept un peu paradoxal de vidéo sur un appareil photo (on avait rien vu de tel depuis l’appareil photo sur portable ou le combi TV-magnéto…), quel est le vrai intérêt de cette innovation ? Tout d’abord on peut imaginer une utilisation journalistique. Le photo-reporter se transforme en cadreur également et peut s’adapter à la situation ou à la commande. Personnellement je ne suis pas hyper enthousiaste en général à l’idée de créer un homme-orchestre du journalisme. Déjà le concept de JRI ne m’émouvait pas outre mesure, mais là, ajouter à un journaliste, cadreur, preneur de son, la fonction de photographe, ça fait un peu beaucoup pour un seul homme. Surtout à une époque où le journaliste de qualité se fait rare. Je crains que l’idée ne soit utilisée par les rédactions uniquement dans un but de réduction des coûts au profit de la qualité, à voir.
Sinon dans un but plus artistique, les films de démonstration de l’appareil donnent un peu plus d’espoir. L’EOS 5D Mark II propose une image d’une qualité indéniable, qui possède un piqué et un grain propre, donnant vraiment l’impression de voir des photos numériques animées. Le grand capteur permet de créer une faible profondeur de champ avec un joli flou et ainsi donner une impression de 35mm (reste à voir si cet effet un peu facile sera utilisé avec raison). Quelques interrogations subsistent malgré tout. D’un point de vue purement technique, comment un capteur qui d’habitude chauffe, détériorant les images dès qu’une cadence d’une dizaine d’images par seconde est atteinte, supporte-t-il 25 images par secondes. Il sera également nécessaire d’avoir une carte mémoire suffisamment grosse pour stocker autant d’images. Un autre point à éclaircir, la manière de filmer. Jusque là les appareils photo s’étaient perfectionnés pour offrir un confort optimal au photographe et les caméras pour permettre au cadreur de travailler correctement. Qu’en est-il alors de filmer avec un appareil photo ? L’expérience de la moindre vidéo sur Daily filmée avec un compact numérique laisse apparaître des tremblements et un criant laisser-aller au niveau des mouvements de caméra. Qu’en sera-t-il du Mark II ? Seules les utilisations à venir nous apporteront des réponses, puisqu’il est évident que pour l’instant uniquement des vidéos de chez Canon sont disponibles sur le web, et que la marque japonaise a évidemment investi dans de nombreux accessoires et cadreurs pro afin de garantir des images parfaites.
Je pense donc que la vidéo sur Reflex Pro a tout l’air d’une petite révolution, qui reste à prouver. Quelle sera l’utilisation à terme de cette fonction ? Dur à déterminer tant que l’appareil n’aura pas fait son chemin entre les mains de divers photographes…
Roots Manuva est un rappeur-dubber londonien signé chez Big Dada (Ninja Tune). Il a sorti cinq albums. Slime And Reason est le dernier en date, avec un single peaceful intitulé Let the spirit.
Le titre Witness the fitness, ou Witness (1 hope), ou Witness dub, est le hit du très bon album Run come save me. « Witness the fitness » est un backronyme de « WTF », sigle adopté par l’université de Lethbridge pour désigner son Regional Health and Wellness Centre, ce malgré la signification usuelle de ces trois lettres : « What the fuck ?! ». En conséquence, les étudiants canadiens ont pris l’habitude de dire « Witness the fitness » quand les circonstances ne permettent pas l’emploi du « fuck », ou tout simplement pour ajouter un peu de panache au vulgaire « WTF »… Check un peu la forme du mec now !
Après la sortie du très bon documentaire Antifa : Chasseurs de Skins réalisé par Marc-Aurele Vecchione, voilà de quoi re-donner un sens au combat essentiel qu’ont mené il y a vingt ans les Red Warriors, les Ruddy Fox, les Ducky boys et les nombreuses autres bandes, en lutte contre les boneheads qui sévissaient alors dans Paname. Vous avez peut-être déjà remarqué que « Oï » ça faisait « Yo » en verlan. Je l’admets moi-même, je ne m’étais jamais fait la réflexion avant cette trouvaille sordide postée par un môme du FNJ. Après m’être fait un best-of des pires citations racistes, misogynes, et homophobes de Booba sur Dailymotion, je me suis naïvement insurgé devant mon écran contre la fausse liberté d’expression. En imaginant, naïvement je le répète, qu’en recherchant des contenus nazis sur Dailymotion, ceux-ci auraient probablement été très vite signalés et censurés, et donc que Booba devait en toute impartialité l’être aussi. Il y a quelque chose de vicieux à vouloir échelonner les préjudices de la haine raciale selon qui la manifeste et qui en sont les cibles. Pourquoi la censure de vidéos de propagande d’extrême droite serait plus justifiable que celle d’un rappeur populaire, adulé par des mômes incultes, qui profère le même message de xénophobie. Où est le véritable danger ? Dans la diffusion à petite échelle d’un clip de rap nationaliste au message clair, qui n’attire que ceux déjà convaincus, ou dans des morceaux de variété à la haine célébrée de manière insidieuse, sous couvert d’un certain « franc parler », comme essaient encore de nous le faire gober des types comme Soral. Je tape donc le nom du groupe notoire de Oi! nazie, Legion 88, et agréablement surpris par l’intégrité des utilisateurs de Dailymotion, je tombe sur deux pages de contenu explicitement faf. Avec en tête de liste, posté il y a 5 jours, ce clip de rap identitaire français, sur un instrumental du Ménage à trois.
La première idée qui vient lorsqu’on voit ça : Aucune. C’est la confusion générale. Chez les auteurs déjà c’est certain, ça doit être l’über-bordel dans leur tête, ce n’est plus un simple manque de repères, ou une banale interrogation identitaire, à ce niveau là c’est carrément de la schizophrénie. Je comprends leur énervement, le rejet doit venir de partout. Ils prônent un retour aux valeurs traditionalistes d’un système qu’ils n’ont pas connu et dans lequel ils auraient été parias. Ils regrettent l’époque Poujade, lorsque le citoyen était encore ami et respectueux du fonctionnaire, et malgré ça, le sigle A.C.A.B (All Cops Are Bastards) apparaît en lettres Gothiques au début de la vidéo. Et par dessus tout, leur références musicales proviennent forcément du hip-hop anti-fachos d’auteurs pour la plupart immigrés ou nés de parents immigrés. Du coup, même le spectateur est confus. Confusion générale.
« Toute ma vie j’ai vécu selon un code, et ce code est simple… » cette phrase tirée, à juste titre je trouve, du film raté et facho Troie, m’a amené directement sur ce site identitaire français rempli de réjouissances. Je vous laisse aller voir, si vous aimez vous foutre la nausée, ou simplement connaître l’ennemi, leur site annexe, dédié aux jeunes coprophages motivés et originaux. Au cas où vous pensiez que Scorpion et A.C.A.B. est un groupe unique en son genre, vous aurez la joie d’apprendre l’existence des Basic Celtos, en écoute sur la radio du site, un autre groupe de rap faf, probablement l’officieux des mecs de Manau.
A supposer que le cinéaste ne nous ait pas déjà achevé avec Stargate, Independence Day, Godzilla, The Patriot, The Day After Tomorrow ou 10,000 BC… Une filmo vulgaire à l’idéologie douteuse qui a tout pour déplaire, mais dont les plus cinéphiles d’entre vous auront su extraire Universal Soldier, chef d’œuvre de 1992. Pour les incultes, voici sur ce film quelques mots bien choisis par Flagrant-Baronessa, commentateur sur IMDb :
Muscles from Brussels and the Swedish man-of-war Dolph Lundgren team up as superhuman soldiers brought back to life from Vietnam. I’m not sure what it is exactly that they do. What I know is that they do fight a lot. They also fight civilians. They even fight each other, and that’s when things start to get very entertaining.
It is only fair to watch this movie at least once since it has brought us not one, not two, but THREE sequels. What’s even more awesome about these sequels is that they are all rated under 3.5 on IMDb but not by enough votes to get them on the bottom 100 list . If you fail in getting on a list like that, you even fail at failing and that is admirable.
Where most sci-fi movies get to the part where all the complex science needs to be explained by some brilliant professor, Universal Soldier simply offers the explanation « we hypercharged their bodies to turn dead flesh into living tissue. » And that’s how dead soldiers were reanimated into superhuman killing machines. Brilliant. There’s no pretension – just take it or leave it.
It had some intentionally funny moments. If you don’t find it funny, you have to watch it strictly tongue-in-cheek and just go for the brainless early-90’s style action and cut-rate explosions. Even though the acting is atrocious, the script is a joke and the dialogue is stupid, it’s still a classic in my opinion.
Pourquoi cette digression à propos d’Universal Soldier ? Car un cinquième opus est sur les rails. Il s’intitulera Universal Soldier III: A New Beginning (allez comprendre) et mettra en scène JCVD pour un retour à moitié fracassant. A moitié seulement car Dolph n’a plus la cote : les producteurs ne considèrent pas la valeur ajoutée de sa présence. Comme ils ont tort, me direz-vous non sans perspicacité. Mais que la tristesse vous quitte ! Le beau blond n’a pas fini de vous gâter. Vous pourrez l’admirer prochainement dans Command Performance, qu’il a lui-même réalisé…
Revenons à nos mouflons. Roland Emmerich nous propose donc (le 15 juillet 2009 sur les écrans) un nouveau navet, sobrement intitulé 2012.
Notons que nous serons sept et non six milliards de Terriens en 2012, l’erreur est bébête. Mais notons surtout que nos gouvernements nous mentent, et googlisons pour découvrir la vérité ! Que se passera-t-il donc en 2012 ??
2012 : fin de l’actuel cycle solaire, passage de 433 Eros, un énorme astéroïde, près de la Terre en janvier, éclipse solaire annulaire en mai, éclipse lunaire partielle et dernier transit de Vénus du XXIème siècle en juin, éclipse solaire totale en novembre, alignement rarissime du solstice d’hiver et de l’équateur galactique, et fin du treizième B’ak’tun du compte long du calendrier maya le 21 décembre… La panique s’installe. Ajoutez le centième anniversaire du naufrage du Titanic, la réélection de Poutine, celle de Sarkozy, et l’entrée en vigueur de l’interdiction de production de foie gras en Californie, et nous voilà aux abois.
Oh non, il ne s’agit pas que d’élucubrations ésotériques colportées par des millénaristesNew-Age, l’Apocalypse est proche, et si les plus grandes catastrophes ne s’abattent pas sur nous en 2012, c’est Roland Emmerich lui-même qui nous liquidera un à un, en commençant par cet innocent moine tibétain.