E-40 est une icône de la baie de San Francisco, membre du groupe The Click et fondateur du label Sick Wid It Records. L’initiale « E » d’ »Earl Stevens », et « 40″ en référence aux degrés du Whisky…
The Click sort cinq albums entre 1989 et 2003, et E-40 douze albums solo entre 1993 et 2008. Le dernier, dans les bacs en novembre et dont et extrait le titre Got rich twide, s’intitule The Ball Street Journal. E-40 a aussi ouvert deux restaurants franchisés Fatburger et une Wingstop, un nightclub, une chaîne de magasins d’alcools et spiritueux, Cloud 9, et a écrit son Book of Slang (dictionnaire d’argot).
Turf Turk est un cousin d’E-40. Expérimentateur vocal, iIl est un pionnier du mouvement hyphy (hyperactif), genre de crunk local. En juillet 2005, Turf Talk reçoit plusieurs coups de fusil à plomb au visage. Il s’en sort. C’est une information comme une autre.
Tous deux ont collaboré avec DJ Shadow.
Enregistrée le 25 mars 1963, Ring of Fire resta sept semaines en tête des charts américains : le plus gros hit de la carrière de Johnny Cash, et la 87ème meilleure chanson de tous les temps pour le magazine Rolling Stone.
C’est June Carter qui l’a écrite, inspirée, à moment difficile de sa relation avec Johnny Cash, par la phrase « Love is like a burning ring of fire » qu’elle avait vu soulignée dans un recueil de poèmes élisabéthains de son oncle. Anita Carter, sa sœur, enregistre le titre en 1962 mais, après que Cash l’ait écoutée, celui-ci a prétendu avoir rêvé de trompettes mexicaines accompagnant ce morceau. Il donne donc six mois à Anita pour en faire un hit, avant de la chanter lui-même. Le succès ne vint pas, et Cash enregistra sa version mariachi, modifiant quelques phrases du texte. Ring of Fire a connu de nombreuses reprises, dont la plus célèbre est la version punk-rock de Social Distorsion (1990). C’est devenu en 2002 un hymne des supporters de Liverpool, également chanté dans de nombreux autres stades de foot, mais aussi de cricket, et évidemment autour des circuits de Nascar.
Voici le (splendide) clip de la (merveilleuse) version de Waxx !
David Letterman est une institution, et n’apprécie pas qu’un candidat à la présidence puisse agir comme s’il en fût autrement. Aussi, quant John McCain annule hier soir sa venue, prétextant un décollage imminent pour Washington because « l’économie qui explose », à quelques minutes de l’enregistrement seulement, l’animateur du Late Show l’a mauvaise. L’émission commence donc par un joli savon passé au candidat républicain et… Coup de théâtre, McCain est en fait resté à New-York, et Letterman apprend qu’il est sur le point d’être interviewé, en direct, par Katie Couric pour la même chaine (CBS) ! S’en suit un duplex douloureux, même pour un vétéran comme lui…
Michael Moore est malin, et plutôt que de faire le tour des États-Unis tous les quatre ans pour inciter les jeunes slackers (« feignasses ») à aller voter, il a filmé son périple de 2004 et nous le livre aujourd’hui. C’est judicieux, le pamphlétaire pourra prendre des vacances en regardant l’Amérique voter McCain, mais l’on regrettera justement l’absence du candidat républicain dans le nouveau film de Moore qui, en focalisant de fait son combat sur George W. Bush, passe forcément un peu à côté de la cible du moment. On se consolera sur le site de Robert GreenwaldBraveNewFilms (partenaires de Slacker Uprising), qui lui ne loupe pas McCain.
Moore, toujours malin, sort en même temps un livre, son guide des élections 2008, qui permettra une divertissante mise à jour des propos filmés.
Bande-annonce
Slacker Uprising est téléchargeable gratuitement pour les résidents nord-américains. Illégalement dans le reste du monde.