Quoi de plus fun qu’un bon shoot d’héro ? Pas grand-chose, abstraction faite des petits à-côtés comme la mort et tout ce qui s’en suit. Poule mouillée, vous aviez donc abandonné l’idée de vous droguer, renonçant aux joies du LSD, aux plaisirs de l’opium et aux délices du Peyotl. Ne perdez pas espoir, les mondes parallèles ne vous sont pas pour autant fermés !
Il existe en effet des « doses » auditives, d’apparence inoffensives et gratuites, qui paraît-il peuvent vous faire tripper. Le principe est simple : des morceaux de musique un peu bizarres à écouter au casque en fermant les yeux, pendant 5 à 45 minutes selon les doses. A la lecture d’un forum dédié à cette pratique récréative, il semble que cela marche et ne fasse pas de dégât. Les curieux iront donc s’y renseigner avant d’essayer.
Quelques exemples de « doses » : Nicotine, Absinthe, Alcohol, Hash, Marijuana, Opium, Adrenaline, Tranquil, Calm me, Serene, Anesthesia, Morphine, Anti-Migraine, Insomniac, Sleeping Angel, AntiSad, QuickHappy, Confidence, Diet, Energizer, Nitrous, First Love, Excite, Viagra, Sex, Wet Dream, Orgasm, Multiple Orgasms, Masochist, Acid, Speed, LSD, Ketamine, Peyote, Lucid Dream, Astral Projection, Bufo Toad, Divinorum, Chakra, Out of Body, Hand of God, DMT, DXM, Ecstasy, Inhalant, Oxy, Prozium, Vicodin, Ritalin, Cocaine, Crack, Crystal Meth, Heroin…
Où les trouver ? Sur le site d’I-Doser, qui les vend, ou sur le net : les fichiers sont facilement dénichables, à écouter via un logiciel spécifique, ou en mp3 mais il paraît que le son est dans ce cas dénaturé et les effets altérés.
http://www.dailymotion.com/video/x4ydzr
Et au fait, comment ça marche ?
Je n’en ai aucune idée, je vous copie une réponse lue sur Doctissimo : « Ce sont des sons binauraux, notre cerveau fonctionne à certaines fréquences et si on les modifie, on modifie notre état (naturellement ça devrait être l’inverse). Ça se situe entre 0.3 et 85hz. Pour synchroniser notre cerveau à des fréquences il faut les écouter, mais les fréquences audibles par l’homme se situent entre 20 et 20000hz, donc impossible d’entendre des sons en dessous de 20hz. Nos amis britanniques se sont aperçus qu’une partie du cortex émettait des échos qui correspondent aux différences de son entendues par les deux oreilles : j’écoute un son pur à 17000hz dans l’oreille droite et un son a 17004hz dans la gauche, le cortex va renvoyer un son de 4hz (la différence) dans la boite crânienne, et comme par magie on peut entendre des sons assez bas. Après il suffit de stimuler certaines parties du cerveau avec des variations de fréquence oreille droite / oreille gauche. »
Bon, c’est à peu près compréhensible. La suite est moins heureuse : « Théoriquement c’est sans effet secondaire mais personnellement j’ai dû arrêter car j’allais très mal, incapacité à penser, fatigue extrême, difficulté à trouver le sommeil, peurs illogiques (genre terrorisé au point d’en trembler simplement car quelqu’un éternue à coté de moi) mais il faux dire que j’abusais, je testais 4 à 10 doses par jour. »
Une note positive pour terminer : « J’ai découvert qu’il est possible de descendre les hz du cerveau par une inactivité la plus totale des pensées et une concentration inébranlable sur sa respiration, on peut recréer des rêves lucides avec et c’est sans danger, il n’y a aucune manipulation, juste une fatigue passagère. »
D’autres expériences ici et, pour les geeks, des logiciels libres de « binaural beats » : SBaGen et Gnaural.
A lire, un mémoire intitulé Les sons binauraux, effets cliniques et neuropsychologiques ; perspectives d’applications.