Ecce hummus
Jordan 14.01.06 20:12 IsraëlCe matin le soleil faisait enfin son apparition dans le ciel de Jérusalem ! Nous en avons profité pour aller nous balader dans le quartier musulman de la vieille ville. Beaucoup de boutiques : des objets antiques, des tapis, des lampes de génie, des t-shirts aussi, sur lesquels la tête de Yasser Arafat est ici à la place des slogans des Forces de Défense Israéliennes (il ne faut pas dire « armée »). Nous saluons un vieux marchand palestinien que Manon connaît. Il nous montre quelques pièces puis fait la démonstration d’un instrument traditionnel à une corde, qu’un archet fait vibrer sur une peau tendue.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Ses doigts sont engourdis, par le froid nous dit-il. S’emparant d’une petite flûte en bois il nous montre qu’il n’a rien perdu de son souffle.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
En se rapprochant de la porte de Damas qui donne sur Jérusalem-Est, les échoppes pour touristes laissent place au marché, très animé. Chaque ruelle de la vielle ville est un joyau historique et pourtant celles-ci sont restées, dans ce quartier, populaires et très vivantes. Un vendeur de brochettes, installé à un croisement stratégique, a mis un ventilateur devant son grill en direction des passants. On a vu le piège mais peu importe, le nez s’y est déjà laissé prendre. Les étales de pâtisseries odorantes ne demandent pas tant d’efforts. Les douceurs sucrées brillent d’un éclat sûrement jalousé par les voisins vendeurs de bijoux et breloques dorées ! On ne se laissera pas tenter, selon Manon c’est à Ramallah que l’on trouve les meilleures. Il est bientôt 13h et la faim, pourtant, impose de s’arrêter. Nous revenons sur nos pas pour goûter un des meilleurs hummus de la ville, chez Abu Shukri. Servi dans un bol avec de l’huile d’olive et des pois-chiches, mangé sur un morceau de pita avec quelques crudités, des cornichons et un peu d’harissa, c’est délicieux. Repus, nous en achetons un pot et repartons en direction du quartier juif. Nous tournons une première fois, puis une deuxième et le brouhaha du marché s’est dissipé, la foule s’est effacée. C’est jour de shabbat et seuls quelques touristes se promènent. La place du Mur des Lamentations est presque déserte. A droite les sas d’entrée alignés, qui ressemblent un peu aux guichets d’EuroDisney ; derrière nous une zone en chantier à moitié abandonnée ; au milieu une énorme passerelle de bois assez laide qui mène à l’Esplanade des mosquées. Le ciel se couvre. Nous prenons le chemin du retour à travers le quartier arménien, presque vide lui aussi. Jeudi déjà des panneaux d’information indiquaient les heures de début et de fin du shabbat. Une sirène retentit le vendredi soir, les pratiquants ont alors 20mn pour rentrer chez eux. La ville est ensuite bien silencieuse, jusqu’à la tombée de la nuit le lendemain. Yahvé ne plaisante pas avec la tradition et, plus on va vers l’Orient plus il a l’œil persan (désolé) : le bougre s’est aperçu que mes pattes n’avaient pas la longueur réglementaire des péhot et, pour nous punir d’être sortis, il a fait retomber la pluie. Mais, miracle, elle ne nous a pas mouillés. Et oui le samedi, on trouve quand-même des taxis, car le chauffeur… venait de Jordanie ! Tu as fait l’homme à ton image vieux barbu, et comme toi, il a tout prévu :).













