Le docu du mercredi #02 : In Girum imus nocte et consumimur igni
Didier 20.11.07 23:52 cinéma, critique, docu, société, spectacleAmis aigris bonsoir ! Voici un film qui une fois de plus s’insère dans la rubrique docu sans qu’il puisse pour autant – et oui ! – être qualifié comme tel. Je vous vois venir avec vos gros sabots à vous dire que « quand même, le mec il commence à se foutre de notre gueule », mais je vous prierai d’attendre poliment et de me laisser développer.
En tant que journaliste professionnel du XXIème siècle je me dois de donner des étiquettes coup-de-poing aux œuvres que je présente, celle-ci sera donc « une-des-nombreuses-formes-que-le-cinéma-aurait-pu-avoir » s’il n’était pas apparu en ces temps d’idéal douteux. Pour tous ceux qui aujourd’hui se disent qu’il devient difficile de faire quelque chose d’intelligent dans ce monde de merde (big up à tous mes sos’, toi même tu sais), je vous présente, le fameux, le grand, le sale type, celui qui sommeille en chacun d’entre nous mais que nous cherchons désespérément à faire taire, monsieur… Guy Ernest Debord ! (*roulements de tambours*).
Connu avant tout pour sa critique de la Société du spectacle parue en 1967, l’ami Debord est aussi un cinéaste, ou plutôt un « essayiste » de la pellicule. Dans ce film de 1978 (et non, je ne réécrirai pas le titre), il nous dresse un tableau acide de la société à coups de tronçonneuse sans aucune autocensure. Sa voix monocorde résonne sur les images telle une guillotine assénant le coup de grâce à la représentation d’une vision industrialisée de l’accomplissement personnel. Non effectivement, le mec ne rigole pas. A tel point qu’il décide en 1984 d’interdire la diffusion de ses films en France, définitivement convaincu de la laideur de son temps. L’année de ma naissance. Et en plus mauvaise année pour le vin, je vous dis pas le cadeau.
Sans rire, il est temps de cliquer sur le lien juste là, en dessous, et de découvrir de quoi il en retourne. Et pour avoir un truc fun à raconter à tes amis, lis-leur le titre à l’envers ! Pour clore cette ode à la joie, Guy nous à quitté en 1994. Suicide. Enjoy ! http://www.ubu.com/film/debord_ingirum.html
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peut etre que tu devrais tout simplement penser à renommer ta rubique ?
en qualité de journaliste professionel du 21 eme siecle j pense qu c’est le genre de liberté que tu peux te permettre .
Commentaire by boukba — 21 novembre 2007 @ 10 h 53 min
T’inquiète, tous ces chemins détournés nous mèneront aux perles des docus !
Commentaire by Didier — 21 novembre 2007 @ 13 h 04 min