A supposer que le cinéaste ne nous ait pas déjà achevé avec Stargate, Independence Day, Godzilla, The Patriot, The Day After Tomorrow ou 10,000 BC… Une filmo vulgaire à l’idéologie douteuse qui a tout pour déplaire, mais dont les plus cinéphiles d’entre vous auront su extraire Universal Soldier, chef d’œuvre de 1992. Pour les incultes, voici sur ce film quelques mots bien choisis par Flagrant-Baronessa, commentateur sur IMDb :

Muscles from Brussels and the Swedish man-of-war Dolph Lundgren team up as superhuman soldiers brought back to life from Vietnam. I’m not sure what it is exactly that they do. What I know is that they do fight a lot. They also fight civilians. They even fight each other, and that’s when things start to get very entertaining.
It is only fair to watch this movie at least once since it has brought us not one, not two, but THREE sequels. What’s even more awesome about these sequels is that they are all rated under 3.5 on IMDb but not by enough votes to get them on the bottom 100 list . If you fail in getting on a list like that, you even fail at failing and that is admirable.
Where most sci-fi movies get to the part where all the complex science needs to be explained by some brilliant professor, Universal Soldier simply offers the explanation « we hypercharged their bodies to turn dead flesh into living tissue. » And that’s how dead soldiers were reanimated into superhuman killing machines. Brilliant. There’s no pretension – just take it or leave it.
It had some intentionally funny moments. If you don’t find it funny, you have to watch it strictly tongue-in-cheek and just go for the brainless early-90′s style action and cut-rate explosions. Even though the acting is atrocious, the script is a joke and the dialogue is stupid, it’s still a classic in my opinion.

Pourquoi cette digression à propos d’Universal Soldier ? Car un cinquième opus est sur les rails. Il s’intitulera Universal Soldier III: A New Beginning (allez comprendre) et mettra en scène JCVD pour un retour à moitié fracassant. A moitié seulement car Dolph n’a plus la cote : les producteurs ne considèrent pas la valeur ajoutée de sa présence. Comme ils ont tort, me direz-vous non sans perspicacité. Mais que la tristesse vous quitte ! Le beau blond n’a pas fini de vous gâter. Vous pourrez l’admirer prochainement dans Command Performance, qu’il a lui-même réalisé…

Revenons à nos mouflons. Roland Emmerich nous propose donc (le 15 juillet 2009 sur les écrans) un nouveau navet, sobrement intitulé 2012.

Notons que nous serons sept et non six milliards de Terriens en 2012, l’erreur est bébête. Mais notons surtout que nos gouvernements nous mentent, et googlisons pour découvrir la vérité ! Que se passera-t-il donc en 2012 ??
2012 : fin de l’actuel cycle solaire, passage de 433 Eros, un énorme astéroïde, près de la Terre en janvier, éclipse solaire annulaire en mai, éclipse lunaire partielle et dernier transit de Vénus du XXIème siècle en juin, éclipse solaire totale en novembre, alignement rarissime du solstice d’hiver et de l’équateur galactique, et fin du treizième B’ak’tun du compte long du calendrier maya le 21 décembre… La panique s’installe. Ajoutez le centième anniversaire du naufrage du Titanic, la réélection de Poutine, celle de Sarkozy, et l’entrée en vigueur de l’interdiction de production de foie gras en Californie, et nous voilà aux abois.
Oh non, il ne s’agit pas que d’élucubrations ésotériques colportées par des millénaristes New-Age, l’Apocalypse est proche, et si les plus grandes catastrophes ne s’abattent pas sur nous en 2012, c’est Roland Emmerich lui-même qui nous liquidera un à un, en commençant par cet innocent moine tibétain.