Le ministre de l’Écologie, du développement et de l’aménagement durables Jean-Louis Borloo déclarait récemment : « Sur les OGM, tout le monde est d’accord : on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque », contredisant ainsi les dernières études sur le sujet.
En effet concernant le maïs, seule plante transgénique cultivée en France, le risque écologique de propagation est nul car il n’y a par chez nous aucune plante génétiquement proche de cette céréale importée du Mexique. Là-bas en revanche, une étude de 2001 a montré que des variétés locales avaient été contaminées par des OGM (les écologistes utilisent volontairement le terme de contamination des transgènes plutôt que celui, employé par les scientifiques, de dissémination). Mais une seconde étude montre qu’il n’y a aujourd’hui plus aucune trace de transgène parmi ces cultures.
Greenpeace vient de publier un document sobrement intitulé La bombe OGM. On peut y lire les témoignages larmoyants d’apiculteurs dont les ruches sont situées près de champs de maïs OGM et qui craignent que les gens ne veuillent plus de leur miel. Le pollen, pourtant, ne contient pas de transgènes et ne rentre pas dans la fabrication du miel.

maisogmborloo.jpgMésinformation donc, et désinformation : pour Philippe Joudrier, président du comité d’experts biotechnologies à l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), les conclusions du groupe de travail OGM pour le Grenelle de l’environnement selon lesquelles « aucune évaluation scientifique sérieuse des risques n’est actuellement pratiquée » sont « scandaleuses ». D’après lui, « rien aujourd’hui n’est autant ni mieux contrôlé qu’un OGM. Les informations qui doivent figurer dans un dossier d’homologation, tant sur le plan toxicologique qu’environnemental, sont considérables ».
Directement utilisés dans la préparation de nombreux produits alimentaires, qui n’ont jamais posé le moindre trouble sanitaire, en France comme dans le reste du monde, y compris chez les Américains, gros mangeurs de maïs (le plus souvent transgénique), les OGM servent aussi à nourrir poulets, veaux, vaches et cochons français depuis plus de dix ans. Et selon Guy Riba, directeur général délégué de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique), il est « aberrant de vouloir interdire ou geler la culture d’OGM en France et de continuer dans le même temps à nourrir nos animaux d’élevage avec du maïs et du soja transgéniques produits à l’étranger ».

Greenpeace a listé, dans son guide OGM 2006, les produits risquant fort d’en contenir. Parmi eux :
les aliments pour bébé Blédina, Candia, Nestlé, les produits Weight Watchers, les oeufs Matines, les poissons Petit Navire,
les biscuits apéritifs Lu et Bahlsen, les sauces Maggi, Buitoni, Panzani, Sacla, Maille, Lesieur,

les conserves D’Aucy, Panzani, Roquelaure, la purée Mousline, les soupes Liebig, Royco, Maggi, Knorr,
les plats cuisinés D’Aucy, Père Dodu, Paul Bocuse, Herta, Sodebo, William Saurin, Garbit, les surgelés Findus, McCain,
les glaces Gervais, Häagen-Dazs, Ben & Jerry’s, Léonidas, Mars, Twix, Bounty, Snickers, Magnum, Carte d’or, Miko, Solero,
le pain Jacquet, La Boulangère, La Fourne Dorée, Pelletier, Taillefine, les préparations Vahiné, Alsa, les céréales Kellogg’s, Nestlé, Quaker, Weetabix,
les gâteaux Lu, Cadbury, St Michel, BN, Delacre, Cémoi, les barres Milky Way, Balisto, Twix, Nuts, Lion, Maltesers, Snickers, Mars, Bounty, les M&M’s, les smarties, Ferrero, Haribo, le Nesquik, le chocolat Côte d’Or, Milka, Suchard, Toblerone, Daim, Galak, After Eight, Crunch,
le lait Candia, Viva, Silhouette, Grandlait, Elle & Vire, Lactel, Gloria, Régilait, le beurre Bridel, Bridelight, Bridélice, Président, B’A, Primevère, Paysan breton, la crème Yoplait, les yaourts Danone, Nestlé, Yolpait,
les fromages Coeur de lion, Bresse bleu, Carré frais, Chamois d’or, Fol Épi, Ligne & Plaisir, Caprice des dieux, Chaumes, Chavrou, P’tit Louis, Saint Agur, Saint Albret, Saint Moret, Le Vieux Pané, Chaussée aux moines, Entremont, Meule d’or, Apéricube, Babybel, Bonbel, Kiri, La Vache qui rit, Leerdammer, Port Salut, Samos, Toastinette, Le Petit, Président, Lou Pérac, Rouy, Bridelight, Rondelet, Salakis, Bridel, Boule d’or, Le Roitelet, Lanquetot, Le Rustique,
Le boeuf Charolais, la filière qualité race normande, le lapin Lenôtre, la charcuterie Valtero, Justin Bridou, Aoste, Cochonou, Calixte, Bordeau Chesnel, Madrange, Torero, Herta, Spanghero, Stoeffler, Brocéliande,
la quasi-totalité des marques distributeurs (Marque Repère, Reflets de France, Carrefour, Auchan, Monoprix, Casino ou Leaderprice), etc.

Alors, une oreille vous-a-t-elle poussé sur la fesse gauche, ou êtes-vous miraculeusement indemne ?