Le mois d’avril touche à sa fin, le mois de mai approche donc. Beaux jours et Coupe du Monde pointent à l’horizon, voire plus près. Il est donc largement temps d’écouter un peu de bossa.
Assez de Stan Getz et de Brésil américanisé, écoutons les natifs et ce qu’ils ont à dire. Martinho da Vila est un compositeur majeur de la musique brésilienne, une trentaine d’albums à son actif. Précoce, il intègre à 13 ans la Escola de Samba Aprendizes da Boca do Mato, et compose à 15 ans son premier morceau de samba, puis écrit tous les ans un titre pour la parade de son école. MeuLaiaraia sort en 1970, difficile à prononcer mais la récompense est là quand on y arrive. Comme tout bon album de bossa, le son est souple et détendu, jamais une note plus haute que l’autre, tout en déhanché et légère cassure de rein. Dans Plim Plim il rend hommage, à sa façon, à chaque instrument qui compose un orchestre samba.