Zombies, Katrina et prohibition, ou comment aider les gens qui veulent de nouvelles séries
Guilhem 12.04.10 09:47 série, TV, USAEn préambule de ce post, je préciserai qu’il ne s’agit pas là d’une sélection successive à un tour complet de l’actualité des séries, de ma crème sur le gâteau. Non c’est plutôt le constat que des séries lancées récemment ont l’air particulièrement alléchantes. Le monde devra bien finir par admettre qu’How I met Your Mother ne vaut pas mieux qu’un épisode de Joey (spin off de Friends) et que si on veut avoir de la série qui se tient, optons pour une attitude un chouille plus exigente. Commençons donc par ordre de diffusion, si vous le voulez bien.
Ugly Americans : de la bonne gestion de créatures fantastiques à Manhattan
Puisque l’on sait que se cache au plus profond de vous tous une belle âme d’enfant, commençons donc par un cartoon. Le terme ugly Americans désigne, en argot, les touristes américains se comportant parfois comme des porcs en terrain conquis, c’est-à-dire partout. Notons au passage qu’on pourrait inventer un ugly French, la beauferie n’étant pas une exception culturelle américaine. En 2010, Ugly Americans est aussi un show, diffusé sur Comedy Central depuis un mois, retraçant les aventures d’un jeune homme dans un Manhattan où la population humaine partage son quotidien avec tout ce qui existe de monstres et créatures. Des classiques vampires et zombies aux robots en passant par des poissons portant des pantalons à pince, l’univers de la série est particulièrement bien trouvé. Développé entre autres par un ancien scénariste des Simpsons, David M. Stern, et diffusé le mercredi soir, Ugly Americans en est à son 4ème épisode. Je laisse le soin à Télérama de disséquer la satyre sociale et de produire une indigeste exégèse, et je vous montre un extrait.
Treme : du jazz, John Goodman et The Wire
Bon le buzz de Treme n’est plus à faire. Promo judicieusement menée, un trailer un peu mystérieux avait circulé il y a quelques mois, et tout ce qu’on savait c’est qu’une ambiance franchement jazzy était à prévoir. Ah oui et aussi que c’était la nouvelle série des créateurs de The Wire, ce qui suffisait à émoustiller l’insomniaque amateur de séries en tout genre. Depuis, de nouvelles images sont apparues, confirmant le potentiel du show. Les indices qui nous sont donnés sont plus qu’alléchants, tout d’abord une B.O. qui semble totalement groovy/bluesy/jazzy, en gros du bon son, puis une histoire sur fond de reconstruction post-Katrina et enfin John Goodman, cqfd. En espérant que le scénariste David Mills, décédé sur le tournage, soit remplacé par une plume aussi fine. Le pilote est passé sur HBO hier soir et le trailer qui suit est sûrement un des meilleurs et des plus excitants jamais vus pour une série.
Pour vous aider à briller en soirée, sachez que Treme est le nom d’un quartier de la Nouvelle Orléans, que le mot n’a pas vraiment de prononciation et qu’à terme, si la série rencontre le succès escompté, ça va poser problème. Écoutons donc ce local nous expliquer sa théorie :
Boardwalk Empire : Steve Buscemi et la Classe Américaine
Bon alors là clairement on est sur de la qualité, qui laisse difficilement place au doute. Inspiré d’un roman de Nelson Johnson dont le titre complet est Boardwalk Empire : The Birth, High Times, and Corruption of Atlantic City, la série à été achetée par HBO qui à signé pour 12 épisodes, et renforce chaque année son label « série de qualité ». Mais ce n’est que le début du teasing. Le show est adapté par l’ancien scénariste et producteur des Sopranos Terrence Winter, et le pilote est réalisé par Marty Scorcese, qui continuera à avoir un œil sur la direction artistique de la série tout au long de la saison. Pour le pitch, l’action semble se passer dans les milieux obscurs d’Atlantic City pendant la prohibition. Enfin, namedroppons au hasard quelques membres du cast, Steve Buscemi, Michael Pitt ou Michael Shannon. La série, qui devrait être diffusée cet automne aux USA, s’annonce comme l’évènement de la rentrée.
Pour conclure on tempérera un peu tout ça en se rappelant que parfois pilotes et teasers ne cachent qu’une forêt d’épisodes médiocres (« Save the Cheerleader, Save the World » me souffle-t-on), cependant il est plutôt de bon augure que les anciens des Simpsons, The Wire ou les Sopranos continuent de faire fructifier leurs idées.
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