Obama l’emporte : victory speech @ St Paul, Minnesota
Jordan 05.06.08 21:57 politique, USALa machine politique d’Hillary Clinton était suppose invincible, Obama pas assez noir pour séduire les Afro-américains, le gagnant connu dès le Super Tuesday, et forcément grand vainqueur dans les États de l’Est et de l’Ouest…
Obama, jeune sénateur de l’Illinois, a soulevé un vent d’espoir chez les électeurs et balayé les présupposés. Il a bénéficié des évolutions structurelles du parti initiées par Howard Dean, chez des Démocrates pour partie en attente, eux aussi, de changement.
Selon Linda Flower, politologue au Dartmouth College d’Hanover dans le New Hampshire, « il est difficile de savoir si Obama l’aurait emporté une autre année, mais il y avait au sein du parti le sentiment général d’un climat inhabituel, la conscience de réelles opportunités dans un pays las de l’administration Bush et prêt pour quelque chose de différent ».
Les deux candidats n’ont pas cristallisé les espoirs des mêmes populations : les femmes, les seniors et la classe ouvrière blanche pour Clinton, les Noirs, les jeunes, les indépendants et les CSP+ pour Obama. Des groupes qui ne s’étaient jusqu’ici pas opposés dans le cadre d’affrontements entre candidats blancs, mais une hétérogénéité démocrate mise en lumière par l’opposition entre un Noir et une Blanche. Malgré cette division, Obama a su réunir les jeunes libéraux, les indépendants non-affiliés et les Noirs, un rassemblement inédit selon Philip Klinkner, professeur de sciences politiques au Hamilton College de… Clinton, dans l’État de New York.
Avant le début des primaires, Hillary Clinton disposait d’une avance de plus de 30 points dans les sondages. L’éclatante victoire d’Obama dans l’Iowa a témoigné de sa meilleure grass-roots organisation (il est toujours temps de lui donner des idées sur le think tank Digg-like non-officiel OhBoyObama), et a constitué pour les Afro-américains un signal qu’il pouvait gagner le vote des Blancs.
Les positions des deux candidats sur la plupart des sujets abordés au cours de la campagne ne différaient pas fondamentalement, mais l’opposition d’Obama à la guerre en Irak, exprimée très tôt, et le refus de Clinton de s’excuser pour son vote en faveur du conflit au Congrès, lui ont donné un avantage certain parmi les libéraux du parti.
Le message d’espoir véhiculé par Obama a par ailleurs gagné en puissance face à la virulence de Clinton à son égard.
Malgré l’importante victoire de cette dernière en Pennsylvanie, les superdélégués se sont petit à petit rangés derrière la candidature de son adversaire.
Les ultimes primaires du Montana et du Dakota du Sud ont scellé sa victoire.
Pour suivre Taorama à la trace,
abonnez-vous gaiement à
notre flux RSS ou à
notre newsletter.








