Les manifestations pro-tibétaines, au passage de la flamme olympique à Paris, ont jeté un froid entre la Chine et la France. Le drapeau tricolore brûlé devant le magasin Carrefour de Qingdao n’a pas contribué à réchauffer une atmosphère que Nicolas Sarkozy doit rapidement détendre, et les relations commerciales avec le pays organisateur des J.O. sont trop cruciales pour que le président ne confie cette mission aux experts les plus qualifiés, aux ambassadeurs les plus éminents.
Jean-Pierre Raffarin, dont on sait la connaissance presque sans limite de la Chine, s’en ira donc porter un message de l’Élysée. Le contenu est en cours de finalisation avec les conseillers de Sarkozy et de la diplomatie française, mais à voir l’ancien Premier ministre jeudi dernier au Grand Journal, on se dit que le fond importe peu. Ce qui compte, c’est le bagou rock’n'roll de JPR, une attitude mordante, et avouons-le un brin érotique, qui ne pourra que séduire les autorités chinoises.