L’album de la semaine #16 : Diego el Cigala y Bebo Valdes – Blanco y Negro (Live)
Guilhem 30.04.09 09:00 musique
Diego el Cigala est sans conteste un des plus grands chanteurs de flamenco contemporains. Bebo Valdes est le père de Chucho Valdes. Voilà, les présentations sont faites : sobres, concises et efficaces. Tout est dit en deux phrases. La rencontre entre deux maîtres dans leurs domaines, entre l’Espagne et Cuba, entre flamenco et jazz.
Art séculaire, ancré comme rarement dans l’histoire et la vie d’un peuple, le flamenco supporte mal les mélanges. Nombreux s’y sont frottés et peu ont réussi. Le pianiste et le chanteur dont nous parlons aujourd’hui sont de ceux-là, je ne vous surprend pas. Réunis une première fois sur l’album Lagrimas Negras, sorti en 2002, ils sont récompensés d’un Latin Grammy Award. Blanco y Negro est un enregistrement live datant de 2003 reprenant, entre autres, des morceaux de l’album. Le premier titre représente tout l’esprit du disque. Hubo un Lugar (« Il y avait un lieu ») commence par un solo de guitare des plus andalous, sur lequel vient se poser la voix sèche d’El Cigala. Les minutes passent, le flamenco prend ses aises, pénètre en nous et s’installe pour apprécier l’arrivée de Bebo. Arrivée incisive, brute, marquée et rythmée comme peut l’être le Cubain. Tranquille dans son chant, Diego s’adapte et pose sa voix avec autant de facilité que sur son flamenco, Bebo joue du piano comme s’il tenait la guitare de Tomatito et repart vers son jazz, à lui, aussitôt. Le mélange est réussi, tout est sauvé. Le live n’a plus qu’à s’achever sur En Aranjuez Con Tu Amor De La Mano Del Viento, une version unique et profonde du Concierto de Aranjuez.
L’album sur Deezer si le player bug …
http://www.dailymotion.com/videox3m2c1Pour suivre Taorama à la trace,
abonnez-vous gaiement à
notre flux RSS ou à
notre newsletter.









