L’album de la semaine #10 : Blossom Dearie – Give Him the Ooh-La-La
Guilhem 05.03.09 07:13 jazz, musique
Parfois la mort d’un artiste, de par la communication qui l’entoure, vous amène, par une malheureuse fortune, à le découvrir. Je le concède sans rougir, la chanteuse dont je vais parler aujourd’hui m’était encore inconnue jusqu’à ce 7 février, date à laquelle elle a eu la mauvaise idée de s’éteindre.
Blossom Dearie nous à donc quitté il y a un mois à l’age de 84 ans, de mort naturelle. Chanteuse de jazz blanche, elle avait peu de chance de son coté pour me plaire. Mais à tout hasard, intrigué par cette découverte, je penche mon oreille vers quelques enregistrements. Et là surprise !
Moi qui pensais, grâce aux Madeleine Peyroux et autres Diana Krall, qu’une chanteuse blanche était forcement une chanteuse inhabitée et fade, Blossom Dearie venait me rappeler à l’ordre de sa voix douce et délicate.
Née en 1924 à East Durham, elle s’installe dans les années 1940 à New York, où elle finira sa vie. Blossom Dearie était son vrai nom, comme s’il était écrit qu’elle apporterait au vocal le contrepoids parfait aux voix fortes et directes des chanteuses noires de l’époque. Pianiste de talent, elle avait également le bon goût de s’accompagner au clavier dans une ambiance de cool jazz, jamais une note plus forte que l’autre, juste de quoi agrémenter un après-midi de début d’été dans le Village.
Give Him the Ooh-La-La, son troisième album sorti en 1958, en est le parfait exemple. Tout simplement accompagnée par Herb Ellis (g), Ray Brown (cb) et Jo Jones (dms), cet album est un beau panel de ce que Dearie nous offre de plus cool et jazzy. Le morceau d’intro Try Your Wing est tout en tendresse et en sucre, pour commencer un album qui sent bon la naïveté et l’insouciance que peuvent parfois nous donner le vocal.
Je vous conseille également de vous pencher vers Blossom Dearie, son premier album sorti en 1956.
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